Genre Basypiui, Lihk
Sysl. Natur. 1, 53 (1766).
Je prends ce genre comme Ta établi son fondateur, e'est^à* dire comprenant sans les deux dernières espèces des six, réa* nies sous le nom qn'il a choisi ; car les qnatre restants ont «se organisation fondamentale toute semblable et se distingasit seulement par de légères variations dn type général, sans jfdsenter de différences génériques de valeur, comme odlei qii distinguent les genres Praapus et Datifpus^ que j'ai classifiés.
Le corps est dans toutes ses parties un peu plus massif; k museau moins allongé, la tête plus large, le tronc plus gros, les pattes et la queue plus courtes; les doigts plus ou moins ia* égaux, et leur nombre est généralement de cinq à chaque pied. La cuirasse se distingue bien par la ressemblance complète de la forme des écussons cornés avec les plaques osseuaea da dessous, chaque écusson recouvrant une seule plaque osseuse, sans dépasser les sutures entre les plaques voisines. Ces plaques sont tentôt lisses et alors les écussons cornés le aoat aussi, tentôt les plaques sont plus ou moins rugueuses et gn* nuleuses, les écussons sont alors analogues. Les soies qui le trouvent souvent avec les plaques sont toujours implantéei dans les sutures entre les plaques, jamais dans les plaqaei mômes, et la surface des bandes se forme d'une seule rangée d'écussons rectengulaires semblables, et non de deuxrangéei d'écussons triangulaires de différentes grandeurs.
Le squelette, quoique assez fort, n'est pas aussi solide (l>e celui de l'autre genre. Dans la configuration du ciftne^ ^ grandeur presque semblable des os du front et des pariétaox,*^ on ne regarde pas la pointe antérieure prolongée au nea, ftésente un caractère remarquable. Aussi l'arcade zygomatif*^
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e8^elle moins haute en avant et Tapophyse zygomatlctue de la mâchoire supérieure est-elle surtout beaucoup plus petite. Les vertèbres cervicales restent plus séparées^ les dorsales et les lombaires ont des apophyses moins hautes ; eette dififérence se prononce d'une manière bien évidente dans les apophyses obliques, qui ont seulement la moitié de la hauteur de celles du genre Prooptu, Les côtes sont très-différentes par leur largeur moindre, sans sillon longitudinal et sans la crête forte du bord. Dans le bassin, les apophyses épineuses des vertèbres sacrées sont réunies dans une crête assez basse en avant et n'ont pas de séparation libre. Enfin, la queue est généralement plus courte et le nombre des vertèbres varie entre 14 {D. conurus) et 24 (£. gigas) ; la conformation des pieds est trèsimportante.
Une seule espèce (D. conurus) a quatre doigts en avant, les antres en ont cinq, et le même nombre se trouve dans les pieds poeiérieurs de toutes les espèces. £n avant, les doigts sont toBJours plus ou moins inégaux ; les internes sont plus minces et lenrs os plus grêles que les externes ; le second doigt est toujours le plus long et pas le troisième, comme il est de règle chez les Mammifères. Les doigts n**' 3, 4, 5 sont plus courts et leur longueur décroît très«sensiblement ; il manque le petit doigt quand le nombre de doigts est de quatre. Les deux ou trois doigts externes se composent toujours de phalanges plus oouFies que ies deux internes, sauf l'onguifère, qui, au cou- 'traire, est plus grande que pour les internes. Dans quelques eas, la première phalange des doigts externes manque (D. gigas^ D. coatinif), ou si elle est présente (D. viUosmy D. mnutu$) leur grandeur reste beaucoup au-dessous de la seconde. Les cinq doigts des pieds postérieurs sont de grandeur ordinaire et étayéa d'une manière régulière, et tout le pied n'a pas d'autres particularités remarquables que la ressemblance des phalanges ongaifères avec des sabots, par suite de leur forme élargie, chez quelques espèces (D. gigaSy D, conums), La première phalange des doigts n'est pas courte, comme dans le genre précédent, mais elle a la même grandeur que la seconde ou même elle est plus grande.
Nous avons quatre espèces de ce genre dans notre territoire, qui se distinguent d'une manière si frappante que les auteurs les ont classées dans quatre genres différents. J'accepte ces genres comme sections subordonnées d'un seul genre.
436 ÉDENTËwS FOUISSEURS
I. Le nombre des dents dépasse dix de chaque côté dei mâchoires.
1* WtimmmémmÈmmf Fr. Cutisr. Chêloniscus^ WA«Ln.
Le nombre des dents est de 16 à 24, de chaque côté des den mâchoires, et leur forme très^singulière; chacune ae eompoie d'une lame étroite, fort comprimée et courte. La cuirasse eit formée à la surface par des écussons lisses, presque canéi, bordés de petites verrues allongées; ceux des bandes sont pet différentes des écussons des deux boucliers. Sur les cinq di%ts des pieds antérieurs, les trois externes ont de grands ongiei faldformes.
El Maxime, Azara, Apunî., etc., II. 110. n» 58. — Cvrin, Rech. sur Ossem. foss. tome V, pt. 1, page 120, pi. XI, fig. 1-3 et 10. — Pr. Wibd., beiir. z. Naiurg. Bm. E 516. 1. — Wagvbr, Sohrbb. Suppl. IV. 169. 1. — Bimi. Sy$t. Ubers, etc. I. 277. 1.
Dofyptis giganteus, Gboffr., Dbsmar., Mammal. 868. - Gripfith, Anim. Kingd.j III. 280, avec fig. — Lssioii Mamm. 900.
Priodonks gigas, Owek, Odontagr., pi. 85, fig. 1.— Qirtais, Voyage de F. db Castblkau, Mammif., pi. XVIII.— Rapp. Edentaten, tb. 4.
Prionodus gigaSy Gray, Froc, ZooL Sac. 1865. 374. Second Cabassou de Buffok. Quadr. X, pi. 41.
Cette espèce est la plus grande de Tépoque actuelle, msû elle a à peine un tiers de la grandeur de la plus petite desOI/p* todontes disparus; notre exemplaire indigène, trouvé kmtpii* de la Villa*Nueva, sur le chemin de fer de Rosario à Cordor», pendant la construction, a en ligne droite 4 pieds 6 poieetd^ long, sur lesquels la tête occupe 8 pouces, la cuirasse du trose 2 pieds 4 pouces et la queue 18 pouces. Sa forme est ramassée, le museau allongé, mais pas très-aigu; le tronc plus large <pe haut et la queue conique-allongée. Les oreilles sont courtei^i ovales, assez larges, de 1| pouce de hauteur; l'ongle le f\^ grand des pieds antérieurs a 6 pouces de long en ligne droite»
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sa forme est pointue et sa largeur est de 1 pouce à la base et n'a plus à la pointe que 2 lignes.
La cuirasse se compose de plaques osseuses oblongues, quairangulaires; chacune porte un écusson corné un peu plus petit, laissant sur le contour un bord calleux, plissé en verrues edlongées qui portent a%x sommets de petits écussons cornés semblables. Très-souvent les plaques osseuses ont sur le bord postérieur de petits trous d'où sortent des soies fortes, mais la plupart des soies se perdent avec l'âge. Les trois portions de la Buirasse dorsale sont composées de la même manière, sans dif- (éreftce notable entre elles, et par conséquent, les bandes du milieu, dont le nombre est variable, ne sont pas très-séparées, n y en a généralement douze; les deux suivantes du bouclier de la croupe sont encore bien séparées, à leurs deux côtés, et plus ou moins mobiles. Le sommet de la tête porte un écusson ovale, composé de plaques Irrégulières ; aussi les pattes et la queue de même sont cuirassées; la forme de leurs plaques est plus régulière, mais pas très- exactement anguleuse. Le mnsean, la gorge et toute la surface inférieure jusqu'à l'anus ne sont pas nus, mais couverts de petits écussons granulés distants les uns des autres. La femelle a deux tétines, une de chaque côté, au milieu du ventre, de 1 pouce de long chacune.
L'espèce est répandue dans toute l'Amérique méridionale tropicale, mais assez rare dans cette vaste étendue. Notre Musée en a reçu trois exemplaires, un de la Bolivie, des environs de Santa Cruz de la Sierra, un autre du Paraguay et un troisième de notre République, qui a été trouvé dans la province de Cordova, comme je l'ai dit auparavant.
Obsievatioh.— Je ne parie pas du squelette de cet animal, parce qu'il a été plusieurs fois décrit par diflérents auteurs. Je cite la description de Cunu, Resh. sur Ossem. fost., tome V, pi. I, de Rapp, illostré par un dsssiOv dus son ouvrage sur les Edentés, page 318, note; la mienne dans ■A Sy$L Uben d. Tkitre Bratil I, page 279, et dernièrement celle de buoss. dans W%ÊgfM,ii/ti'$ Àrehiv. i. Naturg, année 1866, tome I. p. 971. J'ai comparé cette dernière description avec le squelette de Texemplaire du pays, et j'ai donné les résultats de mon étude dans les ÂeUu de la Soe. fàUant., I, page 33, à la fin dn premier tome, ÀnaL d. Mus. Pûbl. de B. À. Enfin, je remarque encore que la dernière vertèbre cervicale n'est pas loodésavec la première dorsale, comme le soutient Gertais dans son essai wr VSmiaUêt SegwmU, page 37.
43H ÉDËNTËS FOUISSEURS
II. Les dent8 sont au nombre de dix, ou moins de dix, dans chaque côté des mâchoires; Tinférieure a souTeai une dent de plus que la supérieure.
A, La première des neuf dents de la mâchoire supérieure se trouve dans Tos intermaxillaire ; dix dents en bas.