‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 207 sur 267 · DEUXIÈME ORDRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ORDRE

ONGULÉS. UsiaiJKAVA

Les caractères diagnostiques de la deuzlème section géntrtte des Mammifères résultent, ainsi qae pour les deux antrei, de la conformation terminale des doigts, occupés par un ongle plas ou moins semblable au sabot des chevanx, qaoiqne tièi* souvent plus petit. La phalange ongulée est assez haute e( porte un sabot corné, tantôt circulaire, tantôt de forme orale, qui entoure la phalange, comme un soulier pour le pied de Thomme. Le sabot est formé à la surface externe d'une fbrte couche de corne, et à Tinférieure d*une couche plus fiûble, tt milieu de laquelle est indiquée une partie plus élerée qui oo^ respond à la plante calleuse qui se trouve chez les Mammifèrei onguiculés, que nous avons traités antérieurement, mieux formée en dessous de l'ongle au bout du doigt onguifbre. Le sabot le plus parfait est celui du cheval; chez les autres il eit plus petit, et enfin chez les chameaux el les éléphants il o^ cupe seulement la pointe terminale des phalanges onguléei, soutenu et accompagné d'une large plante calleuse de ploi grande étendue que les sabots mêmes.

On peut dire avec raison que la présence d'un sabot est seulement le caractère diagnostique externe du groupe des Ongulés, et que toute la conformation du corps, et principalement du squelette, prouve d'une manière très-évid^te la particnlarité du groupe, comparé avec les autres. Mais de toutes les parties du corps, ce sont les membres qui montrent de la minière la plus claire cette particularité; nous donnerons donc les détails plus complets de ces seuls organes des Ongulés.

Le caractère essentiel de leur conformation consiste dans It hauteur des membres, comparée à la grandeur du tronc; aiicnn autre Mammifère n'a les membres aussi hauts et aussi grêle* que les Ongulés les plus typiques. L'occupation unique des membres à la marche est en rapport avec cette hauteur; aouî un Mammifère à sabots ne peut pas fouiller la terre on grimper

sar les arbres; le seul mouyement possible est la mardhe plus oa moins rapide sur la surface de la terre, ou la nage dans Teau, qui n'est autre chose qu'une marche artificielle dans cet élément. Par cette raison, les Ongulés touchent le sol seulement avec la pointe de la troisième phalange, qui porte le sabot, et très-rarement avec la phalange entière, ou aussi arec la seconde, con^me les chameaux. On les nomme par cette position perpendiculaire des phalanges, les Onguligrades, en opposition ayec les Onguigulés, qui sont Plantigrades ou Digitigrades, à mesure qu'ils touchent le sol ayec tout le pied Ott seulement ayec les trois phalanges des doigts.

En raison de ce mouyement circonscrit, les membres antérieurs des Ongulés n'ont pas de clayioules, et l'épine de l'omoplate se termine en pointe courte, sans se prolonger en acromion bien séparé; l'épine même est en général &ible et plus forte dans sa moitié supérieure que dans l'inférieure. Un autre caraetère ]^rononcé des membres antérieurs consiste dans le peu de longueur de L'humérus ; cet os n'a pas le pont au-des? sus de répitrochlée, il est d'autant plus court que le caractère d'Ongulé est plus éyident. Nous trouyons le même raccourcisr •ement dans le fémur des membres postérieurs ; il est plus court que le tibia chez les Ongulés typiques, qui sont les che* mnx et les ruminants, et plus long seulement chez Téléphant^ 1m cochons, les hippopotames et les rhinocéros, qui ont encore le cubitus un peu plus long que l'humérus, tandis que chcs l'éléphant les deux os sont à peu près d'égale longueur. La yaleur de cette relation entre le haut du bras et l 'ayante bras, comme entre la cuisse et la jambe, est augmentée par la forme et la grandeur du pied. Celui-ci est d'autant pluh long et le nombre de doigts est d'autant plus réduit que l'humérus et le fémur sont plus courts en proportion des deux os de la aeconde partie des membres, et que le cubitus en avant et le péroné en arrière sont plus rudimentaires. Les chevaux et les ruminants sont les meilleurs exemples de cette règle ; les éléphants, avec cinq doigts parfaits et les autres types cités auparavant, qui ont quatre ou trois doigts, ont le pied seul beaucoap plus court que les espèces qui ont un ou deux doigts. Ceux*ei sont les vrais Ongulés typiques, les autres sont des types d'exception, ayant une propension plus ou moins forte à se rapprocher des autres Mammifères.

Pour séparer ces deux groupes d'une manière plus certain^

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