RUMINANTS
lieu, ek leaos delà troisième portion da pied sont enoore plus longs que œox des deux antres. Les deux os de l'aYant-bras sont intimement unis ; le fémur n'a pas le troisième troéhanter externe, et des deux os de la jambe, le péroné est rudimentaire ; l'astragale s'articule ayec le scaphoïde et le cubolde, qui sont unis dans un seul os, sauf chez les Tjlopodes. Le métacarpe et le métatarse de chaque pied sont longs et sondés dans un os simple, connu sous le nom de l'os de canon, qui est pourru à l'extrémité inférieure de deux condjles séparés. Il y a aussi quelquefois des vestiges des detix autres métacarpes et métatarses latéraux, et il peut même exister un doigt complet plus petit. Les phalanges des deux doigts principaux sont trèê-inégales et la troisième est de forme triangnlaire pointue.
La composition des intestins est très-particulièfe par la présence de quatre divisions de l'estomac. Les ruminants, qui sont des heirbivores exdusifii, rompent les feuilles des herbes par le moarement de la tête^ les serrent entre les incisives inférieures et le bord calleux de la mftchoire supérieure, et les intioduisent sans les mâcher beaucoup dans le premier estomac le plus grand, la panse; elles passent quand il est plein dans le seecmé très-petit, le bonnet, celui-ci en forme chaque fois une petite boule pour la faire revenir dans la bouche, où l'animêl la remftche à loisir. Quand cette opération est terminée, les fvbstances alimentaires descendent directement dans le troisième estomac, le feuillet, ainsi nommé par suite des lames parallèles qui tapissent l'intérieur; elles y restent quelque temps avant de descendre dans le quatrième estomac, le plus grand après le premier et nommé caillette; c'est là ou commence la digestion analogue à la fonction de l'estomac nmple des autres animaux.
Les Ruminants n'ont qu'un seul petit, qui peut marcher ans- Btôt après sa naissance et accompagner sa mère; il se nourrit de son lût, qu'il tête aux pis situés sur le bas- ventre, entre les caisses des pieds postérieurs. Pendant la jeunesse, le caillette est le pins développé des quatre estomacs, peu à peu la panse •'étend davantage à mesure que le pelât commence à se nourrir d'aliments vitaux. La robe se compose d'une seule catégorie de poils, tantôt longs et onduleux, tantôt courts et droits.
Les Ruminants vivent sous toutes les zones et sont répandas sur tonte la surface du globe. L'Amérique méridionale est lue des parties du monde qui en possède le plus petit nombre
4m RUMINANTS TTbOPODES
d'etpèees ; wmê n'arons rar notre territoire ni antUopef, li 'bOMifs, ui montons, eomme prodnitf primitifih nude fenleBieiit deux genres: des lanaa et des eorbi qni représentait deiz Cunillfis diiMrentes.
PREMIÈRE FAMILLE TTLOPODES. VTIi«P«DA, iLLieBR.
La mAchoire supérieure des animaux de eette famille porte dans Fos intermaxillaire, lorsque la denture est parfiûte, me petite dent eonique qui peut être regardée comme une incùâre, l'inférieure n'a que six indsires. Les canines sont présentes au moins chea les mâles. Les molaires jont réduites au nombre de Tingt, c-est-à-dire cinq dans chaque mAchoire de chsqse c6té^ ou même dix-huit; dans ce cas, c'est la petite première is bas qui manque. ••
* Les sabots restent petits et occupent seulement la pointe dt doigt; ils ont en arrière de chacun une plante calleuse ipi touche le sol pendant la marche.
Les deux genres : le Camelui arec les doigts unis par ue grande plante commune, et VAuchetUa arec la plante séparée en deux, une pour chaque doigt, sont répandus dans les deux hémisphères; le premier dans l'hémisphère oriental, le second dans l'occidental. Nous l'avons aussi sur notre territoire.
Oenre AmelMBliii Illiobr.
Ce genre se distingue du rrai chameau par sa stature plm petite et le manque de bosses adipeuses au milieu du dos. Cet animaux ont la stature grêle, le cou très-long, les oreillef aiguës et hautes, la lèrre supérieure bien fendue, le dos courbé en arc, la queue courte et les membres hauts; les deux doigts terminés en sabots très-petits, chacun accompagné d'ooe plante calleuse en arrière. Les durillons sur articuladoni des pattes, qui existent chez le Chameau, manquent au Lassa et k la Vigogne.
Les dents canines existent, mais elles sont très-petites, pris* cipalement les supérieures, plus petites que les ineisîTef > ^^
GENRE AUCHENIA 4fi7
manquent ofaes \tê femelles. La première des cinq molaireé e$i d'Une petitesse ettraordinaire et manque quelquefois complètement dans la mftchoire inférieure, la seconde est aussi trèscourte; les trois suivantes sont beaucoup plus grandes, elles se composent de deux petits lobes égaux arec une cavité centrale semi-lunaire; la dernière de la mftchoire inférieure a trois lobes et trois cavités. Les molaires de lait sont au nombre de trois, et se distinguent de celles qui les remplacent par leur grandeur plus petite, plus grêle et par des coins externes perpendiculaires plus aiguës et plus saillantes. La première est petite, les autres ont deux lobes et la troisième inférieure trois. Après ces trois molaires de lait, sortent la quatrième permanente, et un peu plus tard la cinquième, ensuite se changent les trois antérieures en remplaçantes.
Le cxftne est remarquable par ses orbites fort saillants et par le museau très-étroit. Le nombre des vertèbres du dos est de douze arec le même nombre de paires de côtes, dont sept s'attâchent directement au stemon. Les vertèbres lombaires sont au nombre de sept, les sacrées de quatre et celles de la queue de vingt, dont les douze dernières sont très-flnes et courtes. Le péroné est réduit à un petit os basilaire et les deux dernières phalanges des doigts se posent parallèlement sur le sol.
Les deux espèces sont originaires du côté ouest de l'Amérique méridionale et se trouvent aussi dans les provinces cor* respondantes de notre République, Tune au Nord, l'autre au Sud, jusqu'en Patagonie et dans le détroit de Magellan.