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Règne anim. I. 245. — Dbsmab, 1. 1. 393. 619. — Pr- Wibdd, Beitr. etc. !!• 6B7. 1. — RsHoeBR, /. 1. 328. — Tschudi, 1. 1. 216. 1. —Wagner, Sohreb. Suppl. IV. 306. 1. — Burm. Syst. Vbers. I. 327. 2. — Beise, II. 432. 49.
Sus Tajam, Lirai, Syst. Nat. 1. 103. 3. — Illigbr, 1. 1. 108.
Pécari, Buffok, Hist. nat. Mamm. tome X, pi. 3.
Taytetù, âzara, Apunt. etc. I. 23, n^ 3.
Chancho del monte ou Javali des Argentins.
Cette espèce est un pen plus petite que l'autre, le tronc est relativement un peu plus court ; la couleur est un noir presque pur, sauf un anneau jaune-blanchâtre sur chacun des poils vers le milieu ; les lèvres ont la couleur du tronc, mais il y a sur les côtés, en avant, une raie oblique blanchâtre, commençant aux épaules et remontant sur le milieu du dos. Les poils de cette raie ont les anneaux blanchâtres plus larges, sans être tout-à-fait blancs.
Le crâne est un peu plus petit et diffère par la forme légèrement concave du front, un peu bombé sur le sommet et se relevant plus en arrière par la crête occipitale prononcée; une différence principale consiste dans le trou infraorbital beaucoup plus grand.
Les jeunes nouveau-nés ont une couleur brune tirant sur le rouge vers le dos et sur le jaune sous le ventre, avec de courts anneaux jaunâtres^ très-peu marqués à chaque poil ; la raie oblique de Tépaule n*est pas indiquée.
La longueur totale n'arrive pas à 3 pieds; la tête a 9 à 10 pouces, le tronc 2 pieds, les oreilles 2| pouces; la hauteur moyenne du dos est de 1\ pied.
Cette espèce se trouve sur notre territoire, dans les provinces de Corrientes, Entre-Rios, Tucuman et Cordova, où j'ai vu une peau mutilée à San Antonio de la Punilla, et une à Tucuman.
Espèce fossile
Nous avons dans le Musée public, deux crânes fossiles mutilés, dont la denture seulement est bien conservée; Tun a été trouvé à Buénos-Âyres même, en creusant les caves d'une
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grande brasserie ; l'autre dans la campagne de notre province. Les dents ne se distinguent pus de o^e de Tespèce vivante et me font croire que les deux espèces sont identiques. BLAiNvaiB a dessiné la moitié d'une mâchoire inférieure (Ostéogr. III, genre Sus, pi. IX), qui peut s'adapter avec mes échantillons de la mâchoire supérieure.
IL IMPARIDIGITÉS. IHPARIDIGITATA.
L'astragale a une seule facette articulaire terminale, qui l'unit avec le scaphoïde; le cuboïde s'articule non avec Tastragale mais seulement avec le calcanéum et le scapholde. Le fémur possède un troisième trochanter externe fort; le nombre des doigts est de un ou trois, exceptionnellement de quatre sur les membres antérieurs chez le Tapir; mais toujours l'un des doigts, celui qui correspond au troisième de l'homme, est plus fort et un peu plus grand que les autres. Quand il existe un seul doigt c'est celui-là qui subsiste.
Les molaires suivent le type des Sélénodontes, mais présentent des différences suivant les groupes ou genres.
Les Imparidigités sont plus nombreux que les Paridîgitës, non-seulement dans notre époque, mais aussi dans les époques antérieures, et comprennent quelques-uns des types les plos anciens des Mammifères disparus.
Nous les divisons en quatre familles :
Solipèdes, un seal doigt bien développé, accompagné de deux autres plus ou moins réduits ou rudimentaires,
Palaeothériades, le cou fort allongé et trois doigts presque d'égale grandeur aux deux membres.
Tapiroïdes, avec le cqu court et quatre doigts parfaits, en avant, mais seulement trois en arriére.
Rhinocéroïdes, avec le cou très-court et trois doigts presque égaux aux deux membres, quelquefois accompagnés du reste d'un quatrième rudimentaire en avant.
Nous avons des représentants des trois premières familles dans notre territoire, dont quelques-unes ont aujourd'hui disparu, mais ont existé pendant les époques quaternaire on tertiaire.
PREMIÈRE PAHILLE
SOLIPÉDES. SOIilDVitfCdJIiA.
Les animaux de cette famille rappellent^ par leur aspect ex* teneur et la hauteur des membres, la forme générale des grands Ruminants élancés. Leur tête est fort allongée, en avant; ils ont les trois catégories de dents, chacune bien séparée de Tautre par un espace dégarni.
Les molaires supérieures ont une couronne carrée, les inférieures une oblongue et les deux sont composées de deux lobes plus ou moins compliqués et onduleux. Le nombre normal est de sept en haut et de six en bas; le nombre des incisives est de six dans chaque mâchoire. Le cou est modérément allongé, le tronc assez fort et les membres ont une hauteur considérable; l'humérus et le fémur sont courts, le cubitus en avant et le péroné en arrière, sont réduits ou rudimentaires, et le pied est plus long que les deux autres parties principales; il y a trois doigts, dont celui du milieu est plus grand que les deux autres, plus courts, souvent rudimentaires et alors sans 6abots.
Les chevaux qui sont les seuls représentants actuels de cette fomille, ont vécu dans l'Amérique méridionale pendant les époques tertiaire et quaternaire; ils ont disparu dans toute l'Amérique avant le commencement de Tépoque actuelle, mais depuis ils ont été introduits de nouveau, par les conquérants européens. Nous connaissons, dans notre territoire, quatre espèces éteintes, que j'ai traitées en détail dans une monographie spéciale : Los Caballos fôsiles de la Pampa Argentina, Buenos- Ayres, 1875, fol. (publié en deux langues, espagnol et allemand). J'en donne ici un court extrait et renvoie le lecteur à mon livre pour de plus amples détails.
Obsbivation.— Une synopsis des changements que la famille des Solipèdet a subis dans rAmêrique du Nord, pendant les formations tertiaire et quaternaire, a été donnée par M. Marsh, dans VAmeric, Joum, of Se, and Arts, jnny 1879, et cet essai a été traduit dans le Kosmos allemand, tome VU, page 432,