‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 233 sur 267 · Genre T«x«di«B, Owbn · texte numérisé non relu

Genre T«x«di«B, Owbn

Tkê Zool. of ihe Voffage of tke Beagle, tome I, page 16.

La stature générale des deux espèces bien connues de ce genre est celle du Rhinocéros, et même la conformation partienliàre de plusieurs os du squelette est très-semblable; il me semble aussi admissible que les Toxodons ont eu une élévation oa crête sur le nez, comparable à la corne du Rhinocéros* à cause du fort tubercule qui se trouve sur la symphyse des deux os iatermaxillaires, opposé au coin gros et saillant des 08 du nei, qui en sont fort rapprochés.

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Le crâne assez abîmé, découvert par Darwik et décrit par OwBM {l. {.)> a 2 i pieds de long, depuis les incisiTes ntioyeiiiiet jusqu'à la fin des condyles occipitaux, et se relève, dea rochers à côté des condyles occipitaux jusqu'au sommet, de 1 pied; il a une courte crête sagittale immédiatement avant la crête arquée occipitale et devient alors uni en avant, formant une surface frontale rhomboïde, descendant en arcs des deux côtés vers les orbites et prolongé en avant, par une légère pente, jusque sur le dos semi-cylindrique du nez. Cette face supérieure du crftne a21 ^ pouces de long et la partie en avant des os du nez, formée par les os intermaxillaires, a 8 pouces. Tous les os du crâne sont forts et gros ; chaque condyle occipital a un diamètre transversal de 4 pouces et une hauteur de 3 pouces, tandis que la distance des deux est de 1 } pouce Iseulement ; le grand trou occipital presque circulaire a un diamètre de 2 pouces, mais les deux gros condyles rétrécissent beaucoup le conduit du canal vertébral en avant, pour le passage de la medula obUmgotê^ en dehors du crâne.

Les caractères spéciaux du crâne sont nombreux ; un des plus remarquables est rétrécissement de larégion derouvertare du nez , quoique les incisives très-grandes demandent une lar* geur double pour les os intermaxillaires. En avant des orbites, le crâne devient plus large et on distingue une très-forte apophyse zygomatique, perforée par un grand trou infraorbitaire. L'arcade zygomatique, sortant de cette apophyse, a 1 pied de long et 5 pouces de large en avant ; elle a en cet endroit une échancrure semi-circulaire de 1^ pouce de diamètre, qui participe aux orbites. Ceux-ci sont terminés en arrière par une forte épine, placée au-dessus , et ils ont une circonférence ovale de 4 pouces de hauteur et de 3 pouces de largeur, sans être complètement fermés en arrière; ils se confondent avec la grande fosse temporale, qui a 11 pouces de long et 7 pouces de large en arrière. Là où elle se termine en haut, on voit, dans une petits protubérance de Tos temporal, l'ouverture du conduit auditif, et en dessous le rocher qui est fort, avec une g^sse masse osseuse, descendante, correspondant à la portion mastoîde. En avant de cette masse, et séparée d'elle par un grand intervalle, l'apophyse zygomatique de l'os temporal porte la grande &• cette articulaire transversale pour la mâchoire inférieure.

La surface inférieure du crâne, bien dessinée dans le Mémoire de OwBK, pi. 1, se compose en avant du palais de IB pouces de

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longueur, mais seulement de 2 pouces de largeur en avant et de 5 en arrière, entre les dernières molaires. Ici se termine le palais avec deux gros coins osseux, largement distants, entre lesquels sont les arrière-narines. Ensuite, vient la base du crftne, formée par l'os sphénoïde au milieu et les rochers des deux cdtés. Cette surface du crâne est mieux dessinée dans mes Amies, etc., tome 1, pi. IX, fig. 2, où je donne aussi, page 261 suiv., une description détaillée des trous et des tuberosités visibles ici. Le même dessin montre que les os intermaxillaires s'étendent jusqu'à la région la plus étroite de la partie antérieure du crâne, et que la portion postérieure du palais est formée par les os du même nom, bien séparés de la région de la mâchoire supérieure, correspondante au palais, avec la région alvéolaire. La même pi. IX donne aussi fig. 3, la vue exacte de la surface occipitale presque circulaire, remarquable par une convexité centrale, pour l'attachement du grand ligament de la nuque et deux grands trous, perforant l'os jusqu'à la cavité encéphalique {*).

La denture du Toxodon se compose de quatre fortes incisives en haut et de six moins fortes en bas ; de petites canines qui doivent tomber bientôt, et de sept molaires en haut, mais de six seulement en bas. Les incisives et les molaires ont ce caractère particulier que la couche externe d'émail n'est pas fermée et laisse voir à quelques endroits l'ivoire à la surface externe. Dans les incisives, toute la surface postérieure est sans émiûl et dans les molaires ce sont les coins antérieur et postérieur qui n'en ont pas. Pour le reste, toutes les dents sont sans racines séparées et forment des prismes homogènes, depuis la oouronne jusqu'à la base, imitant ainsi la conformation des dents semblables des Rongeurs. Les incisives ressemblent à un ciseau et ont la forme d'une lame simple; les molaires ont des plis d'émail, dirigés obliquement d'avant en arrière, sur le côté interne, du moins les postérieures plus grandes nommées vraies molaires, tandis que les premières prémolaires restent simples, sans plis. Les molaires supérieures ont le contour triangulaire d'un prisme et sont fort recourbées en arc concave ; sur le côté interne, elles ont un pli profond à ce côté, avec un pli

n Lm condyles sont trop distants dans ce dessin et cette errenr vient de ce qu'ils étaient deini*>ct8sés ; plus tard, j'ai reçu un antre crâne parfkit, d'où sont prises WÊê nsiiifsi entérienrot*

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accessoire plus faible à )a cinquième et à la sixième dent. Les molaires inférieures plus étroites et oblongues n*ont pas de courbe ; les trois postérieures sont pourvues de deux forts plis surleeftté interne, et d'un seul pli plus faible sur Texterne, avant le milieu. Cette portion de la dent est un peu plus grosse que l'autre en arrière du pli externe. Les petites canines sont ovales cylindriques, sans couche d'émail ; elles se perdent bientôt daÂs la mâchoire supérieure, mais se conservent plua longtemps dans l'inférieure.

Tout ce que nous connaissons des os du squelette prouve que l'animal a eu une structure très-massive, supérieure à celle du Rhinocéros. Nous avons dans le Musée : l'Atlas, l'Axis, deux vertèbres du cou, quelques-unes du dos et quatre lombairei d'un jeune individu, ainsi qu'une côte et les os des membres. Ceux que nous possédons parfaits ressemblent beaucoup aux eorrespondants du Rhinocéros. Gbrvais a dessiné quelquesuns de ces os, dans son Mém. prem. sur les Anim. foss. de l'Amer. Mérid.,pl. IX ; j'y ai joint le dessin d'un demi'bassiiiY dans mes Anales^ etc., tome I, pi. X. Je ne veux pas répéter ici la desciription antérieure que j'ai donnée, dans ces iluote» n'ayant aucun nouveau renseignement à ajouter. Il me semble suffisant de donner ici quelques mesures des osprincipaux^ qui font ressortir clairement le caractère massif du corps des espèces du genre.

L'Atlas, conforme à la fig. Ide Gbrvais, (. /., a 14 pouces de large entre les ailes latérales et 4 pouces de long entre les deux facettes articulaires sur le côté du canal vertébral ; la facette antérieure sert à .recevoir un condyle occipital, la postérieure à l'union avec l'Axis.

La longueur de celle-ci est de 8 pouces entre les bords externes des deux facettes articulaires pour l'union avec l'Atlas ; son corps a Ss pouces de long, y compris l'apophyse odoa* toïde, qui a 1 1 pouce.

Le corps de chacune des deux vertèbres cervicales a l|pouee d'épaisseur et la surface vertébrale, servant à la jonction, a 3 pouces de large. Les vertèbres du dos, dont nous possédons trois cassées, sans apophyses, sont un peu' plus griandes, et les deux surfaces articulaires du corps sont inégales, comme dans les vertèbres du cou ; l'antérieure est légèrement convexe, Is postérieure tout-à-fait plane, chacune a 3^ pouces de large.

La côte a la forme élargie des côtes du Rhinocéros ; odls

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qne nons avons n'est pas parfaite, le morceau a un pied de long, 3 ponces de large et | pouce d'épaisseur au milieu.

Nous avons les portions supérieure et médiane complètes des os du membre antérieur du côté droit, ainsi que l'omoplate qui est mieux conservée que celle représentée par Gbrvais, {./., fig. 2.

Notre édiantillon a 23 pouces de long et 10 pouces de large au milieu de la plus grande longueur ; le coin basilaire antérieur est moins arrondi que celui du dessin cité plus haut et l'épine externe, qu'il représente cassée, a le bord supérieur très-penché, avec l'indication d'un coin saillant au milieu, eomme sur l'épine de l'omoplate du Rhinocéros, quoique moins prononcée. Nous avons quatre humérus, mais un seulement parfait ; ils sont de deux catégories, comme je l'ai déjà dit dans les Amaîê$^ page 278, et appartiennent à deux espèces différentes. Le plus grand a 18 pouces de long, 8 2 pouces de large en haut et 8 pouces en bas ; le plus petit, correspondant au dessin fig. 8 de Gkrvais, a environ 16 pouces de long, 8 1 pouces de large en bas et 8 pouces en haut. Le grand est perforé en dessus des condyles inférieurs, le plus petite non. L'humérus du Rhinocéros a une crête deltoïde plus avancée en coin aigu, non arrondi comme celui du Toxodon.

Le cubitus parfait de notre collection a 18 pouces de long, comme l'humérus, et la portion correspondante au radius manquant, qui fut bien séparé, a 12 pouces. Les deux os du Rhinocéros sont moins inégaux de longueur ; le cubitus ainsi que l'humérus ont 20 pouces, le radius a à peu près 14 pouces. Ces mesures prouvent que les Toxodons ont eu des membres antérieurs plus courts, mais assez plus forts.

Nous n'avons rien du pied antérieur dans notre collection.

Le bassin est connu incomplètement ; les os innominés du 66té droit, qui ont été dessinés dans mes AnaleSy ressemblent beaucoup à ceux du Rhinocéros, et j'ai donné leurs mesures page 280, qui prouvent une grandeur générale presque égale.

Le fémur est très -différent. C'est un os plus grêle, sans indieation du troisième trochanter externe, tout-à-fait semblable à oelai de l'Eléphant et du Mastodon, mais beaucoup plus court. J'en ai à présent deux exemplaires sous les yeux, ils présentent, comme les humérus, des (Ûfférences spécifiques ; l'un, le plus grand, a 24 pouces de long, l'autre, le plus petit, a seulement 22 poueea; Gbbvais, dans la fig. 6, a dessiné le plus petit. En le

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comparant avec celui du Mastodon, le seul genre des Proboteidiens à ma disposition pour l'examiner, je ne trouve d'autre différence que celle de la grandeur, qui est moitié moindre, et la distance du grand trochanter de la tête articulaire sphériqae relativement un peu plus forte.

Les deux os de la jambe sont plus différents; nous aTons trois tibias, et Obrvais et Blaikyillb l'ont dessiné. Cet os est court en comparaison du fémur et ne dépasse pas 14 \ pottcea, mais la portion supérieure avec les deux facettes artieulaires concaves pour les condyles du fémur, dont l'interne est un peu plus grande que l'externe, est très-forte ; elle a 7 | poaees de large d'avant en arrière et 6 pouces des deux côtés. Cette grande dimension antéro-postérieure est produite par use forte créte^ arrondie au bout, qui descend de la tubérosité antérieure^ dirigée vers le côté externe, et qui ne diminue que plus en bse. Sa forme générale ressemble aussi à celle du tibia du Rhinocéros. Le péroné nous manque, mais on voit bien ses desx attachements au tibia, dont le supérieur a été fixe et rinférioir formé par un tissu mou, comme le prouve la large face triangs* iaire du tibia sur le côté externe de la facette terminale pour l'astragale. La grandeur de cette fiskcette d'attachement prouve aussi que le péroné a été très-fort en bas, beaucoup plus fort que celui du Rhinocéros, et pourvu d'une facette articulaire terminale, comme le péroné du Macrauchenia^ pour l'union avec le calcanéum. Ainsi^ la facette terminale pour l'union avec le pied se compose de trois portions ; la centrale du tibia en forme de demi-poulie ; une petite interne, moins forte malléolaire ao coin du tibia, qui touchait le côté interne de l'astragale et une troisième assez grande malléolaire du péroné qui touchait une large facette articulaire du calcanéum, au côté externe de U ftusette servant à son union avec l'astragale.

Parmi les os du pied postérieur, je connais le caleanéuni en trois exemplaires, l'astragale, trois métatarses et une phalange. Le calcanéum est un os relativement petit et déprimé, il a 5 1 pouces de long et 4| pouces de large dans es portion antérieure. La portion du talon est courte et asseï épaisse, sans étranglement remarquable, avec quelques protubérances terminales pour l'attachement du tendon d'Aehiiie (Voyez mes dessins Anales etc., tome I, pi. XI, flg. 6 et 7). La portion antérieure est très-élargie par une tubérosité placée sur le côté interne , qui porte la petite facette ovalaire des deux pour

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ranion avec Tastragale. La séparation plus complète de cette tubéfositë da reste de la masse du calcanéum, constitue un caractère particulier du genre Toxodon et ne se trouve pas à un degré égal* chez aucun autre Ongulé; le calcanéum le plus comparable me semble être celui de TEléphant, d'après les dessins de Blaivvillb, Ostéogr. III, genre Eléphas^ pi. YI et VU, avec lequel je l'avais déjà comparé dans ma description autërieure. Le calcanéum a un caractère encore plus voisin de celai de l'Eléphant et principalement du Dinoiherium^ dessiné dans rOstéogr. III, pi. II du genre, par la présence d'une grande feicette articulaire sur le côté externe de celle pour l'as* tragale, qui rappelle la même facette du genre Macrauchenia {*) et s'articule avec la facette terminale du péroné, également très*grosse et plus grosse que chez les autres Ongulés. Cette facette ne se trouve chez aucun Impaiidigité, mais seulement chez les Probiscidiens, quelques Ruminants (les Camélidés) et chez les Paridigités (les Cochons) ; elle détermine la classification systématique du Toxodon, extrêmement difficile à préciser. C'est pour cela que je l'ai séparé de tous les autres groupes des Ongulés, et en ai formé un groupe particulier.

Le calcanéum a encore quatre autres facettes articulaires^ dont deux à la surface antérieure correspondent à l'astragale, les deux autres postérieures ou inférieures au cuboïde et au scaphoïde. Les deux facettes opposées à l'astragale sont déjà mentionnées, Tune plus grande convexe et en forme de croissant se trouve immédiatement à côté de la facette particulière pour le péroné ; l'autre, plus petite, plane, elliptique, a la tubérosité séparée de la surface interne antérieure. Les deux autres de la surface postérieure ou inférieure du calcanéum sont très-inégales. L'une, très-grande, occupe cette surface en arrière des deux grandes antérieures pour le péroné et l'astragale, dépassant un peu en bas le bord de ces facettes ; elle est orale, transversalement tronquée à son côté interne et s'unit avec le cuboïde. L'autre très-petite, en forme de demi-croissant et plane, occupe le bord interne tronqué de cette même &cette, mais se pose dans une direction opposée, formant avec

n IL Gbitàis, parlant de cette facette de la Monrattchenla, comme d'ane singularilé trèa-Dotable du f^nre (Mém. de la Soc. géol. de France, II série, tome II, n* Vypage It) ne mentionne pas l'existence de la même facette chef le toxodon. Je fal dîlà décrite et dessinée dans les Anal. d. Miu. Pûhl, de B. A.^ tome If

PH«ni,pi.i,flr6.

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elle un angle presque droit, efc doit être destinée à l'nnion avee le bord externe du scaphoïde.

L'astragale, déjà connu de Gbrtais et de BLAimmu (Voyez mes Anales^ etc., tome I, page 283), est un os petit en comparaison de l'astragale plus grand des Prot>oscidieii8 ; il est surtout très-mince, cependant sa forme se rapproche beaucoup de celui des Proboscidiens et non de Tastragale plus élevé du Rhinocéros. Il est beaucoup plus épais sur le côté interne, obliquement prolongé, et porte en cet endroit une facette articulaire ovale concave bien séparée, servant à Tunion avec l'apophyse malléolaire du tibia. Le côté mince externe de Tastrtgale est intimement attaché à la large facette articulaire dt calcanéum et forme l'union avec la portion malléolaire dt péroné, si développé chez cet animal. Le bord de l'astragale dt même côté s'unit intimement avec la grande facette malléolaire du calcanéum, participant à l'articulation avec le péroné, de la même manière que chez les Proboscidiens. La surface inférieure de l'astragale est occupée par trois autres facettes, dont deux s'articulent avec le calcanéum et une avec le scaphoïde* Les deux premièires correspondent aux facettes du calcanéum, d^à mentionnées , l'une plus grande est sur le rôté interne, l'autre plus petite, plane-elliptique est au milieu; la troisième la plus grande, légèrement convexe, se trouve en avant de cette seconde petite et sert au scaphoïde.

Malheureusement, nous n'avons aucun autre vestige des cinq autres os du tarse du Toxodon^ mais la grande analogie des deux os décrits avec ceux du type des Proboscidiens me laisse supposer qu'ils ont eu une ressemblance égale. De toute manière, la grande extension des deux os conservés, réunis et position naturelle, prouve que le pied du Taxoian a été trèslarge, et pour cela il faut admettre comme certain le nombre considérable de cinq doigts, comme chez les Proboscidiens. Le calcanéum du Mastodon, séparé de l'astragale, que nous avons dani le Musée public^ a une dimension longitudinale de 8 pouces et la même transversale en avant, tandis que la dimension longitudinale et transversale des mêmes deux os unis du Taxoiom est de 6 pouces. Cette relation des deux dimensions prouve la confor mitédu type des deux genres : aucun autre Ongulé n'a ces dimensions égales et toujours la dimension longitudinale est plus grande que la transversale, parce que le nombre des doigts est inférieur à cinq, il est de trois ou quatre. En vertu de ce pripeipe,

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le Toxoion doit avoir eu cinq doigts, comme les Proboscidiens.

Nous connaissons seulement quelques os des doigts et une phalange; ils sont conservés dans notre Musée public.

Sur les trois métacarpes ou métatarses, que nous avons dans le Musée, deux sont semblables, mais le troisième est assez différent. Les deux semblables, dont Tun est dessiné dans nos ifuifef, etc., ont 6 pouces de long sur le côté interne et 2| à 2 1 pouces de large à ses extrémités. La base est pourvue d'une facette articulaire occupant toute la surface terminale, divisée en deux par une faible crête transversale, dont Tex* terne est beaucoup plus grande que Tinterne. La forme arrondie du bord de ce côté de Tos prouve qu'il n'était pas suivi d'un autre os semblable de ce côté. L'autre côté opposé interne a une facette articulaire sur le bord supérieur allongé transversai, qui prouve qu'un autre os semblable était uni de ce côté. Cette facette est jointe par le haut, sans aucun coin, avec la supérieure interne, majs elle est très-séparée par un sillon profond de la surface de l'os en bas ; il y a une protubérance bien prononcée, qui se dresse de la surface de l'os en bas du sillon. Cette protubérance me semble indiquer que l'os voisin a été assez distant et a formé avec lui un angle ouvert, comme on le voit dans les métatarses de l'Eléphant. L'extrémité inférieure est pourvue d'une grande facette articulaire en forme de demi-poulie, avec une légère crête transversale médiane obtuse, sur le côté postérieur, mais simplement convexe sur le côté antérieur, et accompagnée de chaque côté d'une protubérance semblable, un peu plus petite que la surface interne en haut.

Le tlroisième os du pied que nous avons est plus court, mais plus large. Sa longueur est de 4 f pouces et la largeur est également de 2 J pouces en bas et de 2 en haut. Il présente à la surface terminale une grande facette -articulaire transversale un peu convexe, et dé chaque côté de celle-ci une facette allongée, bien séparée, sur le commencement de la surface latérale : une de ces deux facettes, l'externe, est plus petite et triangulaire, l'autre interne est en forme de croissant avec des coins arrondis. Celle-ci est séparée, comme dans l'autre os, par un profond sillon du reste de la surface de ce côté; il y a aussi une petite protubérance en avant. On voit, par cet arrangement des facettes articulaires, qu'à chaque côté de l'os il 7 en avait un antre, et, par la forme de l'os même, il est évi-

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dent qu'il n'était pas placé au milieu de deux os, mais qu'il était en société de quatre ou cinq, parce qu'un côté (l'externe) avec son bord arrondi est beaucoup plus mince que l'autre (l'interne), dont le bord est tronqué. L'extrémité inférieure est complètement pareille à celle de l'autre os; elle est pourvue d'une grande facette articulaire en forme de demi-poulie, avec une crête transversale plus forte sur le côté postérieur, où paraissent être fixés les deux os sésamoïdes des métacarpes on métatarses.

Je suis porté à croire que les deux os antérieurs sont des métacarpes en raison de leur forme plus grêle et plus longue, et que le troisième de la seconde catégorie est un métatarse, parce qu'il est relativement plus court et plus gros.

La seule phalange, que nous avons, est un os presque caboïde, un peu plus large que gros, de 1 Ipouce de haut et 2 pouces de large, avec une facette articulaire supérieure légère ment concave et une autre inférieure presque pi \ne, qui se dresse sur le bord antérieur du coin, avec une prolongation angulaire à la surface antérieure de l'os, dont le bord postérieur est distinctement sinueux. Ce côté de l'os est plus mince que l'antérieur et sa hauteur ne dépasse pas 1 1 pouce, comme c'est la règle pour les phalanges des Ongulés en général. La forme courte et massive de l'os me fait supposer que c'est plutôt une phalange première d'un doigt externe du pied postérieur et non d un antérieur.

Nous connaissons trois espèces différentes appartenant à l'époque quaternaire, existant dans les couches du sol de notre République. Il me paraît douteux qu'il y en ait dans les terrains plus anciens de l'époque tertiaire.

Obmbrvàtion. — M. Gervais a donné le dessin d'un moule de la civile cérébrale da Toxodon, qui prouve que le cerveau de cet animal a été tréipetit, en comparaison de la grandeur du crâne. Toute la région du front et du sommet du crâne est occupée par de grandes sinuosités, s'étendant jusqu'à Vocciput, en continuation de la grande cavité du nez qui occupe les trois quarts de la longueur du crâne, jusqu'en arriére des orbites et dei épines orbitaires postérieures du front. Cette observation, qui se trouve bien confirmée par deux crânes parfaits que nous possédons, est d'accord stk Topinion de Cuvjbii, que les Mammifères terrestres, les plus anciens di globe, ont été des animaux inférieurs en énergie vitale et f^-dépoarvos d'intelligence (Ossem. foss., tome 111, page 44). La même opinion a depmi été acceptée généralement et prouvée de nos jours par R. Owin [iiiii. ^ Magax, nat. hisL, Y série, tome II, page 220).

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M. GmvAis ft pablié aassi, d'après les colleetions d'ossemeots fossiles traosporiées de Buenos- Ayres à l'Exposition internationaJe de Paris, en 1^8 (Compt rend, etc., juin 1878, page 1359, suiv.), qaelqaes opinions nouvelles sar la position systématique du genre Toxodon, tendant à prouver que cet animal a une grande ressemblance avec l'Hippopotame et la Êunille des Cochons. Il suffît de dire que la forme de l'astragale s'oppose entièrement à cette hypothèse et que tous les autres caractères d'analogie des membres, que cet auteur a fait valoir, sont inférieurs à ceux qui rattachent le Toxodon aux Proboscidiens.

Les genres curieux plus anciens de l'Amérique du Nord, le Brontotherium et le Dinoceras^ n'offrent pas non plus de relatiom systématique avec le Toxodon, quoique le nombre des doigts de Dinoceras soit de cinq, parce que leur astragale touche, suivant le type des Paridigités, en même temps le cuboïde et scaphoïde. comme il est facile de le voir dans les beaux dessins publiés par M. Marsh, dans VAmer. Journ, of ic. a. ÀrU, vol. 7 (1874) et vol. 11 (1876).

Sans entrer davantage dans d'autres détails descriptifs, on peut déjà établir la diltmction des trois espèces connues, d'après la forme des dents incisives.

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