Genre. PlaTllestoMi» Gboffr
Ces chauTes-souris ont généralement une taille assez forte ; les oreilles sont un peu courtes et sinueuses sur le bord externe; les ailes larges, médiocrement longues et le dessus du nez pourvu d'un appendice plus ou moins pointu ; la langue est courte et arrondie et les dents fortes. Leur principal caractère extérieur consiste dans la forme du nez et les appendices qui le décorent. Ceux-ci sont de deux sortes, l'un est bilobé et placé au-dessous des orifices, Vautre simple est placé en dessus, comme une continuation supérieure de la cloison des ouvertures. Ce dernier appendice est toujours plus ou moins oralaire, pointu en haut^ avec une légère crête médiane longitudinale, et deux petites excavations à la base ; il se soude par un pédoncule assez gros à la surface du nez. L'autre se forme
(') La manière dont ces animaux fbnt la blessure, d*oii ils sucent le sang, n'est fH bien eomrae positiTement; j'ai donné les expériences qae j'ai faites au Brésil, tel BMA liwK Sffitem, Vben. etc. I. page 40, qui concordent arec celles antériiawiant obserf ées par Rihggsr ( Sttugeth, v, Paraguay, page 6S ).
6S CHÉIROI^ÉRES
des bordures membraneuses semi-circulaires» des oiiflees de chaque côté externe du nez; ces bordures sont accompagnées en arrière par deux cals d'égale forme, souvent tuberculeux, qui laissent entre eux et la bordure libre des orifices un profond sillon. La lèvre supérieure et le menton sont tantôt lisses, tantAt couverts de petits mamelons, mais on j peut toujours reconnaître nettement une place triangulaire avançant en avant et occupant le milieu du menton. La surface interne des deux lèvres est recouverte de petites verrues coniques. La langue est courte, épaisse, arrondie et couverte de papilles aiguës ai milieu et arrondies sur les bords.
La denture est forte et composée de quatre incisives, deux canines et de cinq molaires en haut (*) et du même nombre on de six en bas. Les quatre incisives de la mâchoire supérieure sont assez larges, et les deux du milieu plus grandes que les latérales : leur couronne est tantôt simple, tantôt bilobée ou fortement creusée. Les inférieures sont plus petites et d'égale grandeur. Les canines sont très-fortes et coniques, élargies à li base de chaque côté et les supérieures plus grandes que les inférieures. Les deux molaires antérieures sont simplement coniques, mais assez grandes, et celles d'en bas surtout ressemblent aux canines, à cause du petit talon postérieur qu'elles ont. Les trois suivantes ont la couronne carrée, avec quatre petits tubercules moins forts, et diminuent graduellement de grandeur. La dernière molaire supérieure est toujours de moitié plus courte que la précédente, et souvent réduite à la dimension d'un quart de l'autre. Celle de la m&choire inférieure est moins petite, quoique les trois tuberculeuses aillent aussi en décroissant sensiblement. Lorsqu'il existe six molaires dans cette mâchoire, c'est qu'il y a une troisième fausse antérieure.
Les ailes sont assez larges, mais pas très-longues, parce que l'avant-bras est peu allongé. Le pouce est court, prindpalament son articulation à la base, et soutenu par la membrane de l'aile. Le doigt qui suit le pouce est aussi court et plus court que le premier os du doigt suivant. Il a exceptionnellement quatre articulations, dont la première, plus grande, correspond au métacarpe de la main humaine, les trois autres aux phalan-
(*) U nombre de quatre moUiree eo baiit, ne le rencontre que cImi les aaisMuni qd ont perdu nae dent.
PHYLLOSTOMIDES 69
ges ; les deux derniers doigts ont trois articulations, un métacarpe très-long, et denx phalanges. II faut noter que les quatre métacarpes des doigts 2 à 5 sont successivement plus longs, ce qui fait que celui du cinquième doigt est le plus long, tandis que les phalanges des doigts diminuent dans le sens inverse et sont en relation de décroissance avec la longueur du doigt entier. En arrière, la membrane de l'aile se termine à la jambe, un peu en avant du talon; la partie près de l'anus entre les cuisses et jambes manque quelquefois complètement ainsi que la queue. Cet organe est toujours court, et souvent plus court que la membrane anale, qui se trouve aussi lorsque la queue existe; mais il peut arriver que celle-ci manque ainsi que toute la membrane anale. Les espèces du genre sont nombreuses, et la plupart sont indigènes de l'Amérique méridionale. Elles vivent presque toutes hors de notre République; quelques-unes se rencontrent dans les provinces du nord; une d'elles vient jusqu'à Buenos- Ayres. C'est la seule que j'ai pu examiner moimême; AzARA et Rbnggbr ont décrit les autres espèces.
A. Espèces ayant la queue distincte et la membrane anale parfaite.
a. La queue est de la longueur de cette membrane anale ou interfémorale. Phyllosloma s. str.
Les deux espèces de ce groupe Ph. macrophyllum et PA. lon^t- /UitMii^ n'existent ni dans le Paraguay, ni dans notre territoire, (royez Wagher SctiaBS. Suppl. tome Y, page 622, 1 et 2.)
h. La queue est plus courte que la membrane interfémorale.
Des espèces de ce groupe manquent dans notre République ; eelles qui sont connues se trouvent plus au nord, près de l'Squateur, et sont décrites dans le même tome de WAeHBR, %{. à SoHRBBBR, pages 623-628.
B. Espèces sans queue.
m. La membrane anale assez large est présente et a le bord postérieur faiblement courbé en avant, soutenu des deux côtés par un cartilage subuliforme, ayant la forme
d'un éperon attaché an talon des pieds. F<ifii|i|fnii Gboffr. Madalaus JjEAon. Grat (*).
AzARA et Renqqer ont dëcrit une espèce de ce gronpe trouvé au Paraguay.