‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 58 sur 267 · TespertlIloMlMa · texte numérisé non relu

TespertlIloMlMa

Plusieurs espèces de ce dernier groupe des chauves-souris se trouvent dans la République Argentine, mais toutes sont assez rares et visibles seulement de temps en temps ; elles appar* tiennent aux quatre genres suivants.

1. Nyclicejus, Sous ce nom on a réuni les espèces qui ont en développement complet deux incisives supérieures et six inférieures. Le nombre des molaires varie entre 5 et J.

2. Vespertilio, Ce genre comprend les espèce avec quatre incisives supérieures, six inférieures et six molaires de chaque côté des deux mâchoires.

3. Vespervgo. Ce genre a un nombre égal d'incisives, mais seule* ment cinq molaires de chaque côté des mâchoires.

4. Vesierus. Il a aussi le môme nombre d'incisives, mais on nombre inégal de molaires, un de plus en bas qu'en haut.

Les oreilles des espèces de ces quatre genres sont de grandeur variable, tantôt plusèautes que la tôte, ayant même jusqu'au

GENRE NYCTICEJUS 91

double on triple de longueur, tantôt petits et plus courtes que la longueur de la tête.

6. Genre IfyeiieejuM Raffikbsqub Journal de physique, tome 88, page 417.

Je donne ici la description du genre, d'après l'espèce des enrirons de Buenos- Ayres. Elle a la stature ordinaire des cbauves-souris ; la tête est assez petite, un peu déprimée; les omlles également petites, largement arrondies et séparées sur le front ; le nez court, peu avancé, sans décorations particulières; les narines largement séparées ; la lèvre supérieure et le menton sans Termes ou plis, la première a de longues soies comme moustaclies. La denture n'est pas très-forte; pendant la jeunesse elle se compose de quatre petites incisives en haut, dont les plus petites internes se perdent avec l'âge (*), laissant toujours nn large espace libre entre elles, car l'os intermaxilaire est trèsrédnit de chaque côté et uni intimement au maxillaire ; cette construction empêche la séparation osseuse de la cavité nasale de celle de la bouche, comme dans le groupe des Yespertilionines engénéral. Les six incisives inférieures sont sensiblement plus petites du milieu sur les côtés, leur bord supérieur est faiblement crénelé. Les canines sont assez hautes, mais ânes, faiblement courbées et sans tubercule accessoire à la base. Il j a dans chaque mâchoire en haut, tantôt cinq, tantôt seulement quatre molaires. Dans ce cas il manque la première fausse molaires supérieure, qui est toujours extrêmement petite et cachée en arrière de la canine, retirée sons la gencive, d'où elle sort à peine(**). La seconde fausse molaire supérieure, comme les deux inférieures sont assez hautes et coniques; les inférieures sont plus étroites que la supérieure et la première inférieure un peu plus petite que la seconde. Il y a trois vraies molaires dans chaque mâchoire, chacune assez forte, mais allant en diminuant; les deux antérieures en haut ont trois tubercules coniques et celles

n Cette observation est faite dans les jeanes de l'espèce de Baéaos-Ayres, doot ■OBS avons plasieors exemplaires dans notre collection, avec quatre iDcisives.

n 0 ^ presque impossible devoir cette petite faosse molaire dans la bouche, avant d'avoir disséqué le palais. Aussi ai-je compté seulement quatre molaires en haut dans Isipèce de Buenos- Ayres {Reise, H. 365. 9.) qui en a cinq en réalité, comme le prooreat les crânes bien nettoyés. •

en bas cinq, la dernière en haat en a denx. La cavité encéphalique estovalaire, sans crête et sans épines orbitales.

Les ailes sont assez étroites, le pouce est soutenu en bas par la membrane alaire ; le second doigt a une phalange ; les trois suivants deux et un éperon cartilagineux à Textrémité. Les pattes sont courtes ; le fémur est presque si long que le tibia, les doigts assez forts. La queue assez longue a la membrane interfémorale soutenue de chaque côté par un éperon cartilagineux plus court que la moitié du bord libre de la membrane.

Les espèces du genre sont répandues dans toute la région chaude de la surface du globe ; elles forment suivant la difiërence de la membrane interfémorale, deux sous-genres, dont l'un a cette membrane nue en dessus et Tautre velue.

A. Sous-genre M/ctIecjiui.

La membrane interfémorale est également nue sur les deux surfaces.

Page 1