‹ Description physique de la République ArgentineChapitre 79 sur 267 · SECONDE FAMILLE · texte numérisé non relu

SECONDE FAMILLE

CAIVIIVAR

Le groupe des chiens se trouve répandu sur tout le globe de la même manière que celui des chats et possède par cette raison, non seulement une variéy considérable d'espèces, mais encore une plus grande variété oe caractères. Le naturel des ehiens n*a pas la grande stabilité de celui des chats, aussi les qualités particulières des espèces Eff^nt elles moins fixes et plus disposées à varier. On voit déjà par les innombrables espèces de chieiis domestiques, combien la nature des chiens est apte à changer. Les chiens domestiques proviennent, il est vrai, de plusieurs espèces originaires différentes, mais ces races ont , été aagmentées beaucoup par Tinfluence de la domesticité. (*) Le chat domestiqua a un type beaucoup plus fixe et ne présente que des différences peu importantes de grandeur, de couleur (**) et de longueur des poils, mais les variations des chiens sont infinies. Cette propension des chiens, à subir des variétés, rend aussi difficile de bien fixer les différentes espèces de chiens sauvages ; leur stature et leurs couleurs sont presque partout les mêmes, et pour cela il n'est pas possible de concilier les opinions des naturalistes sur la valeur des différences. Ainsi un savant donne*t*il pour une variété ce qu'un autre prend ' pour une espèce, et vice-versa. Les chiens sauvages sont plus timides que les chats sauvages ; ils évitent davantage l'homme parce que leur naturel est moins robuste et moins féroce; et comme ils ont surtout la qualité d'être prudents, aussi sont-ils toujours sur leur garde et prompts à se retirer dans leurs repaires. Cette raison fait que m^me les habitants d'un pays ne

(*) Voya ittr U descendance des races domestiques des chiens, l'essai de J. H. JoTTiLii, die Stmnmpûier der Uunde-Rassen, Wien 1877. S.

(^) Las difléreaeea de conleor chez les chais domestiqués, comme chez toot Jes i»auax domestiqueSv sont fondées sur la séparation des couleurs mixtes de Tespèce Kiafttvesar dilCIrentes parties du corps de l'animal domestiqué. Tontes les espèces te feare Fdh ont let trois couleurs : blanc, noir et ]anne, mélangées d'une manière ClfavBle* toit eo ttches bien séparées, on soit en «a mélange pen distingué.

connaissent pas aussi bien les espèces de chiens sauvages, comme celles des chats, et que leurs opinions sur le nombre de différentes espèces d'une certaine région, sont plus incertaines que pour les chats, qui sont plus faciles d'étudier. Même Azara, cet observateur si exacte a pu ranger les chiens sauvages de notre République dans la nxêmeeapèoeque celle du Nord* Amérique, et ce^ut Rbnggbr, qui le premier a établi la distinctioa réelle qui existe entre ces deux espèces complètement diiirentes.

La configuration générale des chiens est bien oonnae de toit le monde; les espèces de TAmérique s'accomodent au tjft général. La tête allongée, terminée en avant par un muieu assez pointu; les oreilles assez élevées et triangulaires; les jeu petits avec la pupille ronde ou ovalaire; la peau pourvue de deux sortes de poils, dont les plus longs sortent seulement delt surface externe et sont placés principalement à la queue, pei courbée en haut; le ventre rétréci, les membres assez haute et grêles, tel est l'ensemble de la physionomie générale. Le nombre des doigts est le même que celui des chats^ cinq es avant et quatre en arrière, mais les ongles sont différents, plni petits, moins comprimés, non rétractiles, sortant au-dehore dt doigt, et touchant le sol toujours du bout. C'est pour celaqse la marche d'un chien est développée^ quand l'animal cours nt une surface solide, tandis que celle du chat ne l'est pas, earil ne touche le sol que par les élévations charnues et dénudées de la plante.

Les dents diffèrent sensiblement de celles des chats, comm^ forme et quantité. Les incisives sont les dents plus semblables de celles des chats, quoique moins épaisses et ayant la conrouM plus visiblement pourvue sur le côté externe d'un petit talon seoessoire. Les canines sont petites, comparées à celle des chatset dépourvues des crêtes et des lignes enfoncées, qui les distinguent chez ces animaux. Le nombre de molaires est de six en haut et de sept en bas (7^) ; les trois premières du haut et les qoatt* premières du bas sont des fausses-molaires assez aiguCs; 1* première est simple, avec une seule racine, les suivantes et ont deux ; la seconde a une couronne en forme de llècheeihs autres ont deux petits talons postérieurs accessoires. La dtet carnassière, qui vient ensuite, ressemble à celle de la niAchoiiv supérieure des chats par sa forme triangulaire et la haatetf des deux tubercules coupants, accompagnés sur le côté iuUsM

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['un très-petit talon accessoire, posé tout en avant 4e la coumne. Dans la mâchoire inférieure, la carnassière est très-diftrente de celle des chats, plus longue et pourvue de cinq tuerculeSy dont les deux antérieurs ressemblent à ceux des chats iUoiqne plus petits; les trois autres, plus bas, forment une orte d'appendice, ajant la forme d'une dent tuberculeuse ; le Hremier des trois tubercules est réuni au second des antéieares, les deux autres sont plus rétrécis et plus bas, séparés h premier par une profonde excavation. La carnassière de la nAehoire supérieure a trois racines, dont deux sont posées à l'extrémité antérieure, la troisième à la postérieure ; dans la nlehoire inférieure se trouvent, à la môme dent, deux racines égales, dont l'antérieure est sillonnée sur le côté postérieur.

Les molaires tuberculeuses se trouvent au nombre de deux dans chaque mâchoire, la première est plus grande que la dermère. Celles de la mâchoire supérieure sont transversales, plus larges que longues et pourvues de cinq tubercules ; celles de la mâchoire inférieure plus longues que larges, la première a qutre tubercules, la dernière très -petite en a deux ou trois. La première supérieure a trois racines et la seconde deux ; dans la mâchoire inférieure, la première en a deux et la seconde n'en a qu'une. Les jeunes chiens n'ont que trois mo- Iiires de lait dans chaque mâchoire de chaque côté.

n suffit de dire du squelette des chiens, que le nombre des ▼ertèbres et des côtes est presque le même dans celui des chats: tept pour le cou, treize pour le dos, sept loriibaires et trois du nemm ; la queue des espèces qui Tont la plus courte, a dixaraf vertèbres; celle des plus longues, vingt et une. L'huméni n'a pas le pont sur le côté interne, sur le môme condjle inférieur, qui distingue bien ce même os des chats ; le tibia est nni à son extrémité au péroné et forme un seul os; chez les diats les deux os sont séparés dans toute leur longueur.

Les chiens sauvages ont la configuration générale du crâne Ui-semblable, sauf ce qui touche la convexité du front et la configuration de l'épine orbitaire postérieure. Cette épine eii, comme dans le crâne des chats, une prolongation \triangilaire aiguë de l'os frontal, en arrière de l'orbite, formant Mm coin postérieur supérieur, en opposition avec l'épine cormpondante de l'arcade zjgomatique. Les espèces des loups et les chacals, ont le front très-convexe, avec l'épine bombée à !a turfiMO supérieure, descendant avec le coin aigu dirigé en

bas, sans former une grande prolongation du coin même. Dani le renard et ses congénères, le front est aplati et Tëpine orbitain plus petite, elle n'est ni bombée ni convexe et n*a pas le emn descendant en bas; elle est plus ou moins distinctement creusée sur la surface et présente une petite excavation de chaque côté du front, en avant du coin, qui se prolonge conune une véritable épine presque horizontalement au dehors. Lee espèces de la première catégorie ont la pupille ronde du ehien domestique ; celles de la seconde catégorie l'ont ovale comne le renard. Cette différence coïncide avec celle de la queie, gui est plus courte dans le premier groupe et pluA longue dani lé second et sert à les reconnaître entre eux, à première vue.

A. Espèces à front fort bombé et à queue très-courte.

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