‹ Description physique des Îles Canaries, suivie d'une indication des principaux volcans du globeChapitre 37 sur 90 · A RD · texte numérisé non relu

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leur masse renferme encore ici du pérido et de l'augite en petits cristaux, Au-dessous sont des masses de scories, sur lesquelles repose un tuf brun basaitique formé de rapilles, atfeignant quelquefois une puissante extraordinaire ; au baranco de las Nieves, il s'élève jusqu'à 80 pieds el même davantage. das el La composition de fa partie ihtérieure et dè la partie extérieure de l'ile est donc d'une nature entitrement basaltique, comme céla a généralement lieu dans les îles basaltiques. Ce qui recouvre extérieurenfent les montagnes dans loute l'étendue du passage sur 2 ne vers Ja partie occidentale, est une argile rouge ré isultant de la décomposition des petites scories dont se composé le tyf; et là où des précipices ou des barancos laissent apercevoir l’intérieur, on voit des couches de basalles alternant avec des couches d’un pareil tuf. La route monté d’abord rapidement ; sans iuterruption, l’espace d'une lieue, jusque près de Buenavista, qui est élevé de 925 pieds. Là les montagnes s'aplanissent; elles ne s'élèvent plus que bien moins rapidement sur une courte étendue, et. deux beaux villages , Brena alta et Brena baxa, utilisent pour tme excéllente culture cette position avantageuse. Jusqu'à cette hauteur, se développe encore une végétation très active. Les pentes sont recouvertes par les fleurs jaunes, par les feuilles rondes et les tiges du Cacttié Tuna, plante qui resle beaucoup au-dessous du Cactus Opuntia , et des Palmiers $’élèvent encore sur le sonrmet dés collines. Des vignobles recouvrent sans interruption Îles pentes jusqu’à la hauteur de 1,620 pieds, etes forêts seules les empêchent de s'élever encore plus haut. Mais bientôt uh profond baranco sépare ce paysage uni de la crête-stérile qui, des hauteurs entourant Caïdera,. s'étend vers la pointe méridionale de l'ie- Là, toute culture disparaît, et tout est recouver! de-2

DESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE. 275 forêts : à la partie inférieure, et jusqu'à la haüteurde 3,556 pieds, sont des lauriers, le Laurus indica etle Laurus nobilis ; Puis, parmi eux, se trouvent des arbres d'Jlex perado et de Myrica: faya, jusqu'à 53,916 pieds ; enfin, dépuis les lauriers jusqu'au sommet, on ne

. Voit plus que des Ærica arborea ; des fleurs et d'innom brables buissons remplissent les intervalles qui séparent leurs troncs. Quelque escarpée que soit la pente, cétte forêt la recouvre tellement bien, qu’il ne paraît presque rien de sa composition intérieure, et à peine voit-on autre chose que des petits morceaux de scories prove- Tant des couches de tufs, répandus çà et lxsur la route. C’est ainsi que le Camino nuevo atteint, après la Lavanda, le sommet de la Cumbre à .4,25% pieds : là, se trouve une arête aiguë , n'ayant que quelques pas de largeur, et bientôt la pente redescend rapidement du Côté de l’ouest. On voit distinctementt que cette crête se relie avec les montagnes de la Caldera, maïs non pas comme un bras qui appartiendrait à ces montagnes : celles-ci sont , en effet , plus élevées de 2,000 pieds et même davantage , de sorte qu'elles paraissent former Une, chaîne particulière et entièrement séparée, Vers le sud aussi, la Cumbre s'abaisse bientôt, laisse un’ STand espace en forme de col qui n’a pas plus de 2,800 pieds d’élévation * Puis changeant de direction, et se déviant vers l'ouest, se relève en deux montagnes Séparées peu étendues , et présentant la forme: d’un Cône aigu ; la dernière et la plus élevée de ces nionlâgnes est connue sous le nom de Pico de Vergojo où de iguiomo: Un vallon vaste et uni s’étend vers la mer,

Cntre ces deux montagnes et la Cumbre aiguë du Pas du 420, A ja partie supérieure du Pas, un peu au-dessous du point culminant, s'élève un immense cône d'érap-

: lion formé de rapilles noirs et rouges : ce cône volea

hique est terminé par un cratère très profond ouvert | 18

du-côté de la vallée, et un courant considérable, S0r-

tant .de.ce.cratère, se précipite comme une véritable

casçade-sur le penchant de la montagne : la coulée

s'élargit dans les parties.où la vallée devient plus unie,

et.elle «e.prolonge jusqu’à la mer, en formant un ruban

noir.et stérile-qui permet de la. distinguer nettement ,

même de loin, de toutes les roches avoisinantes. C'est;

sans contredit, un.des plus grands.etides plus anciens courants de laves que cette île-ail. jamais produits; el

son existence dans l’ile.de Palma est d'autant plus frap-

pante, que celle-ci ne renferme aucun volcan et. gé-

néralement très peu de courants.de laves. Viera fixe

l'époque de cette éruption, d'après les descriptions da

P. Francisco Alonso de Espinosa, qui l'a observée lui-+ même. Elle eut lieule 18 avril 4585. «Vers deux heures de l'après-midi, dit ce Père, la terre fut secouée,si.effroyablement dansle district de les Llanos, que ce phénomène jeta toute l’île dans uneentière consternation: H se forma.une puissante montagne. Une gorge. s’ouvrit,

voraissant du feu , de la fumée et des pierres embrâsées,

et enfinil en-sortit trois torrents de feu, éloignés entre eux d’une portée.de fusil, qui se précipitèrent vers la mer sur une.étendue de plus d'une legua. La mer seule mit des.borneg à leur cours, et jusqu’à une distanee de deux milles, on trouva des. poissons morts à lasur-

face des.eaux. ». Cette lave est basaltique et renferme du péridot. | É ..

Au pied de la Gumbre, à l'entrée du vaste vallon de los Llanos, s'élève, à 2,797. pieds au-dessus de la-mef» et presque à la même hauteur que le cône d’éruption dé la lave, .un grand et beau pin, Pinus canariensis, qui porte une.image miraculeuse de la Vierge Marie, et est nommé e/ Pino Santo. À partir de ce point, les-pente® redeviennent moins rapides, et les Vallons isolés sont très unis. C’est ainsi qu’on atteint bientôt un ii

DESCRIPTION GÉOGNOSTIQUE. 75 d'amandiers, et le Village ie plus élevé de ce côté, el Paso Tacande, qui se trouve à la hauteur de 1,980 Pieds *E bois d’amandiérs deScend vers le vallon ; et est

remplitde plusieurs milliers de serins qui font retentir l'air de leurs chants. Des vignes s'étendent en arcs sur le penchant, alternant avec des maisons, et autour d'elles s’élévent-de petits bosquets de figuiers ;! d’oran- SCTS ef de grenadiers. C’est là le Vallon de la Lavanda, lenommé à juste titre dans l’île. Bientôt on descend la dernière pente, et l'on découvre la plaine et les Plantations de sucre d’Argual. Cette plaine vivante, Semblable à une verte prairie, présente un aspect qui ne se représente nulle part ailleurs dans l'île: dans la partie supérieure s’élévent les beaux ‘bâtiments des taffineries de sucre d’Argual, et dans Ja partie infé- Tieure les maisons de Tazacorte. 2.4 La Tosca à de même ici nivelé le terrain ; elle paraît déjà un: peu au-dessous ‘du Paso Tacande, et avant qu’on ait atteint le Village de los Llanos , c’est-à-dire près de 4,000 pieds au-dessus ‘du niveau de la mer. A'Santa-Cruz on ne la voit pas : ici elle est de nature calcaire. Dans une taverne près de los Llanos , des Caux qui suintent à {favers, forment des stalactites et des incrustations de feuilles, ARE

rare }

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