‹ Description physique des Îles Canaries, suivie d'une indication des principaux volcans du globeChapitre 54 sur 90 · ILES DE LA SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

ILES DE LA SOCIÉTÉ

La montagne de Tobreonu, . dans l'ile d’Otaheiti est le volcan central de ce groupe: et l'ile d'Otaheiti elle même.en est File principale tant par sa grandeur, que Parce qu’ellé établit par le moyen de son volcan , une Communication permanente de l’intérieur avec l'atmosbhère, La montagne de Tobreonu s'élève probablement à la même hauteur. que l'Etnä, et peut-être même atleint-elle une hauteur plus considérable encore. Fors-

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ter a déduit l'élévation de la montagne, des mésures anguülaires faites par Walés, et de la distance correspondante des observations; il a trouvé ainsi. pour cètte hauteur 8,944 pieds de Paris. D'après lui, la distance ou s'étaient faites les observations, était de sept milles anglais. Mais la, carte de Cook, donne pour cette distance neuf milles, ce qui porte la hauteur 11,502 pieds de Paris (Forsters, Bemerkungen, p. 26). Quoiqu'il en soit, il résulte nécessairement de là, que la hauteur de celte montagne surpasse de beaucoup celle qu'on est accoutumé de trouver pour les îles seulement basaltiques. Là rapidité des.pentes ,et le peu d’étendue du sommet central, ne doivent guère non plus faire supposer l'existence de couches basaltiques. ADderson rapporte que lé sommet de la montagne , esf occupé par un lac extrêmement profond, que les habifants mettent au rang des merveilles de la nature , etil n'y a personne qui à son retour d’Otaheili, ne soit vivement questionné sur ce lac (Cook, third voyage, 146.). C’est évidemment un cratère , et peut-être même je cratère principal de la montagne. La carte de Wilson (in missions voyage) donne à ce cratère une étendue considérable (Zimmermann , Australien, 11,485 ). : Déjà d’après les écrits de Forster, on ne peut dot” ter que cette immense montagne ne soit formée de tra” chyte (Bemerkungen, p. 12.):en éffet il donne aë* roches. qui composent l’intérieur des: vallées , le nom de grandes masses granitiques formées d’un mé- jange assez grossier, et sous cette dénomination, on pe peut reconnaître que du trachyte. M. de Blosseville qui faisait partie de l'expédition du capitaine Duperreÿ --en l’année 4825 , dit très explicitement que tous les 10” ‘chers de l’île sont formés de trachyte. Des prismes de pasalte s'observent sur le pourtour extérieur'de pile ;, dans le fond des vallées, comme cela à lieu aû Mont-

Dore (Bull. des Sc. géograph., sept.1824. Hertha, 1, 150). Gauss évalue l’étendue de la grande île d’Otaheitt à vingt milles géographiques carrés et demi : cette île est donc seulement moitié aussi considérable que Ténériffe, et encore beaucoup plus petite que le Gran-Canatia. Elle serait (out-à-fait semblable à Ténériffé même pour la forme , si on ne considérait dans celle-ci que Ja partie où se trouve le cirque, et si on en retranchait par la pensée celle où se trouvent Santa-Cruz et Laguna r ne

Les îles Huaheine, Otaba, Ulietea, Borabora et Maurua, dont la surface est fort inégale, et parsemée de rochers élevés, appartiennent au groupe d’Olaheiti : elles sont disposées les unes derrière les autres, à partir de cette île, suivant une ligne dirigée au nord- Ouest. Ces îles ont été confondues avec les iles Marquises , et décrites sous ce nom. D’après les dessins et vues qui en ont été publiés, il paraît que ce sont des îles entièrement basaltiques présentant quelques éruptions volcaniques isolées.

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