Le même ouvrage, même lieu et date (mais
Besançon^ 1806), in-8, mar, rouge. (Ginain.)
Exemplaire en très grand papier vélin non rogné» Réimpression k très petit nombre, exécutée dans une imprimerie particulière par les soins de M thomassin, ancien et savant médecin, dont la bibliomanie amnsoit Tes vieux jours. Je crois me rappeler que mon exemplaire étoit un des DsiDc de ce format extraordinaire.
509. Les Regretz du cardinal de Lorraine, auec la responce. Sans date, pet/in-8 de 4 f^^^^îH^ts, mar. bistre, fil. (Koehler.)
Fièce très rare.
5 jo. Les Regretz, Complaintes et Confusion de leanValletteditdeNogaret, parla grâce d'Henry de Valois, duc d'Espernon, grand amiral de France, et bourgeois d'Angolesme. Son département de la court. De nouueau mis en lumiece par un des* yalets du premièrtour|iet>Mcbe delà cuysine du commun dudttiËspemon; iningoiesme , par Laucteur, '579, in-8^'marj roug^V fil., ^^^ écussons (Koehler,)
Fort rare.
5 1 1 • Tableau de la vie et du goauernement de MM. les cardinaux Richelieu et Mazarin et de M. Colberl, représenté en diverses satyres et poésies ingénieuses^ etc. Cologne^ Pierre Marteauy 1693, in-8, veau fauve. (Padeloup.)
Recueil curieux auquel se trouvent réunis le Paris ridicule, conforme k l'original, et un joli Virelay ou Redondille de Claude Petit.
Une de ces modestes et belles reliures en veau fauve qui faisoient l'ornement de la bibliothèque de Du Fay.
5 12. Trois Hymnes aux saincts anges Michel, Gabriel et Raphaël pour les victoires du roy, pour l'accomplissement du royaume ires-chrestien ^ et pour la guarison de monseigneur le cardinal duc de Richelieu. J Paris, 16^2. — Sur l'enlèvement des reliques de saint Fiacre, apportées de la ville de Meaux^ pour la guerison du cul de monseigneur le cardinal de Richelieu. En Anvers, 1643. — L'Illustre barbe D. C. en vers burlesque. Sans lieu ni date, in-4, mar. rouge, dentelles, fil. (Reliure ancienne.)
L'antidote es^ avant le pois(Hi. C'est la poésie officielle l plus obséquieuse opposée à la satire la plus effrontée. Ce deux derniers libelles sont très rares en édition originale.
5i3. La vie de madame de BaAiiCAS, et autres pièce galantes de la cour* A Fribourg, 1668^ petin-iQ, mar. vert, fil à froid. (Thompson*)
Satire personnelle des plus obscènes et des plus odieuses dont les exemplaires sont fort difGciles a trouver; mais
BELLES-LETTREg^ 205
ikot'MiBafqiier qu'ils ne se ressemblent pas tous entre eux. Celui de M. de Pixérécourt (vendu pjrès de 28 fr.), finissoit à la page 36» où est écrit le mot fin; et il en est ainsi de tous ceox qui ont passé entre mes mains. Le mien est continué jnsqn'k la page 49 inclusiyement, et les pièces dont ce supplément se compose sont encore pires que le livre. Il seroit même possible que Téditeur en eût fait le sacrifice k la pudeur dan£\ la plupart des exemplaires , c'est-k-dire dans ceux qui sont semblables à celui de M. de Pixérécourt.
5 14. Le Petit (Claude). La Chronique scandaleuse, ou Paris ridicule. Cologne , Pierre de La Place (Elzevier), 1668, pet. in-12, mar. vert, fil. (Koehler.)
Édition recherchée et qui se vend quelquefois fort cher, parce que l'ouvrage n'y est pas adouci et tronqué comme dans la réimpression qui en a été faite en ^74 5, avec la Rome ridicule de Saint-Âmant. Ce Claude Petit fut brûlé en place do Grève pQVLV un autre livre qui n'existe plus, estr il n'est pa& vrai, comme on l'a dit, qu'il ait été réimprimé dans le Recueil du Coêmopolik.
5i5. Talbert (Fabbé). Langrognet aux enfers. Imprimé à Aniiboiney de t imprimerie de Pince filiaux y à la Plume de fer, 1760, pet. in-ia, fig..> mar. rouge, fil: (Thouvenin.)
Livre brûlé par arrêt du parlement de Besançon, et dont lesexemplaires sont par conséquent d^oue grande rareté. Celui qui fut payé 70 francs en 4850, k la vente de mes livres, passa dans la bibliothèque de M. de Pixérécourt d'où je l'ai retiré ; et bien qu'on lise aujourd'hui son titre pour la troisième fois dans un catalogue, il ne laudroit peut-être pas en chercher un second exemplaire k Paris. Cette virulente satire a été
réimprimée uae seuk fois, comme nous le verrons plus tard, dans un livre plus rare encore.
M. Peignot y a compté quatre gravures au lieu de six, et il les annonce en bois, quoiqu'elles soient en enivre. Ce sont d'assez méchants griffonniê d'un goût fort libre et fort singulier.
5i6. RÉGmEit. Lés Satyres et autres cétitiireÈ; augmentées de dîuerses pièces cy-déuant imprimées. LeideriyJean et Daniel Elsevier, 1662^ pet. in-i 2, mar, rouge j fil. (Bauzonnet.)
Quatre pouces 8 lignes et demie de hauteur. Magnifique exemplaire égal en grandeur à ceux de d'Ourehes et de Didot.
5J7. CouRVAL Sonnet (Thomas), gentilhomme virois, docteur en médecine. Satyre Menippée contre les femmes sûr les poignantes trauerses et incommodîte25 dû mariage. Lyon, P^incent de Cœursilly, i6ii3. — Thimethelie, ou Censure des fem^es^ satyre seconde en laquelle sont ampleiaenl, desprites les, maladies qui arriuent ordipftireffiteftt à.iC^u:^^qûi vo^t trop scHiuent à l'escarmouche souLs la cornette, dp Vénus. Lyon , Vincent de Gœursilly, rosi 3- — Deffense apologcftîqïie du sièut de Ctmrvàl V docteur en médecine, géntîïfeomme Vîrois, dontre les censeurs de sa satyre du mariage. Lyon , Fin-cent Cœurs^illy, i^^î.,-^ Resppiice à la contresatyre par rautheujp des Satyres du naariage et Thimethelie. Lyon, Vincent deCœursilly, i62v3.
(Ces quatre pièces n'ont qu'une seule pagination . ) in-8, mar. vert, fil. (Thouvenin.)
Exemplaire remarquable par deux particularités que je n'ai rencontrées dans aucun autre :
-1° Le titre général est double, Fauteur l'ayaut fait renouveler pour y annooccr la Thiw^iilit qui est sa seconde satire ; cette augpi^^tation de matière exigea la. suppressioB du portrait de Gourval-Sopnet gravé au premier frontispice, et qui ne pouvolt plus être contenu sur le second. Ils se trouvent tous les deux ici.
2o Le poète, habitant fort loin de Lyon, dut aroir beaucoup a souffrir des bévues de son imprimeur, et on voit dans mon exemplaire qu'it fut obligé de faire faire iin <;arton pour remédier aux fautes énormes qu'on avoit commises dans la Satire du Temps, Je possède les deux leçons.
Gourval-Sonnet, homme d'esprit et savant, ne pouvoit approuver la mauvaise prononciation italienne qui commençoit a s'aceréditer de son temps, et que l'usage a depuis consacrée. 11 s'en plaint avec amertume : , > .
Bref, que diray-j^ plu»? il làat diteUalléit •
Je crê, Francès, Angles, il disèt, il parlèt.
€e qui est bien digne d'attention dans ces vers, c'est que l'auteur, obligé de» constater aux yeux un.e innovation de U langue parlée, qui toutefois ne menaçolt pas ëticbre Pbrtbôgràphe, se sert pour l'exprimer du signe le plus rationnel que lui offre notre alphabet, et se rencontre àin^ av^c- Duïuaraais plus de centtos k l'avance. C'est aiiisi que \é^ gem însIcUit^ procèdent aux vé^onnesi qnands .ih, il'^lpj^ P^^ ^^^z ^9\ rai^ ,ppur s'en défendre. Ils gâtent ce qu'ils touchent comme les autres, mais ils le gâtent dans les règles, et en connoissànce de cause.
5i8. Angot (sieur de l'Eperonière). Les noùneaux Satires et Excersîces gaillards de ce temps, diniséeit neuf satires auquels on a adjousté FUra-
2#6 l^&ULES-LETTRES.
nie ou Muse céleste. Bouen, Michel VAlUmant, 1637, pet. in-8y mar. rouge, fil. (Reliure an-cienne,)
Ouvrage rare d'un poète qui n'est pas À dédaigaer.
5 1 9. Du LoREifs. Les Satyres de M. Du Lerens, président de Chasteau-Neuf . Paris y Antoine deSommaville, 1646, in-4, mar. rouge, fil. (Koekler.J
édition complète et peu commiuie.
5ao.BoiLEAu Despréaux. Satires du sieur D Paris j Frédéric Léonard^ t666 , ^t. in-ia , mar. rouge, fil. (l'houvenin.)
ËdiUon originale fort rare.
5a I. — Le même ouvrage. Paris, Louis B illaine , Denys Thierry, Frédéric Léonard et Claude Bar'hin, 1669, pet. in-ia, fig., mar. rouge, fil. (Koehler.)
Edition qui contient deux satires de plus que la précédente. Elle n'est pas commune.
5â2. SÉNEcé. Satyres nouvelles. Paris, i^à^^^ in- 12, mar. rouge. (Kpehler.)
Un des tolumes rares de- la colfeeti^n^ Pètiû Clàisiques^ en éditions originales. Il Fést cependant beaucoup moitié qu^ les Nouvelles en vers {Fiter te parfait dnumrHle Kaïfflack)^ imprimées , dit-on , dans la même année , que j'ai cherchées toute ma vie, et que je n'ai jamais eu l'ôcOasion de Voir .
5â3. Nouveau Recueil -des ^igrammatistes fnn—
BELLES-LETIftES. 297
ça»y aiM^iens et modernes, contenant ce q^ s'est lait de j^ns excellent dans le genre de répigramme, du madrigal, du sonnet, du rondeau, et Ses petits contes en vers depuis Marot jusqu'à présent, par M. B. L. M. (Brazen âe La Martitiière). Amsterdam, ¥^éUtéin, 1720, % voL în-ia, mar- ronga^-âl. (D^rome^J . .
524. GOBfBAULn. Les Êpigrammes divisées en trois livres. Paris, Augustin Courbé, 1657, pet, in-ia, mar. rouge, fil. (Koehler.)
Recueil estimé dont les exemplaires sont pen eommnns, sturtont dans un bon état de conservation.
5a5. D'AcEiLLY (le chevalier de Cailly). Diverses petites poésies. Premier volume. Paris, André Cramoisy, et se donnent au Palais, lOri'k^ mar. rouge, fil. (Koehler.)
Vblï souvent cité ce livre conune un des plus rares de» petits classiques en vers. Il s'en est présenté deux ou trois exemplaires depuis.
Le çl^yAlier de Cailly, uQitr§ Jilartialy f^oit bes^ucoup de vers, quoiqu'il se fût imposé des difficultés de facture fort embarrassantes. C'est pour cela qu'il publia ses jolies épigrammes sous le titre de Premier v&lmne^ qui n'étmt pas propre a eu accélérer le débit. Le môme frontispice annonce que le livre «9; donne au Palais, soil qu'un scrupule aristocratique fit répugner de Cailly k être vendu, soit qu'il eût adopté à plaisir cette manière de parler, parce qu'elle lui fournissoit une ou deux épigrammes de plus; mais il paroît que les chalands de Gramoisy eurent la malice de la prendre au pied de
la lettre. Il est a présumer que le libraire, dans son juste dépit, retrancha des exemplaires qui lui irestoient le frontispice malencontreux. C'est du moins dans cet état de mutilation
qu'ils se présentent ordinairement dans les yentes. Ces deux circonstances peuvent servir k expliquer la rareté des exemplaires complets.
5^6. Sénécé. Ëpigrammes et autres pièces de M. de Sénécé, premier valet de chambre de la feue reine, avec un traité sur la composition de l'épigramme. Paris., Pierre-François Giffart, 1717^ in- 1 a , mar, rouge, fil., aux armes.
Ce volume, dont l'éditeur n'auroit pas dû oublier les jolies satires et les délicieuses nouvelles de Sénécë, se trouve beaur coup plus colnmunément qu'aucun autre de ses ouvrages. Il est ici seulement comme partie nécessaire, quoique infime, de la collection des éditions originales de cet aimable écrivain, et il n'y seroit peut-être point sMlne s'étoit recommandé par quelque distinction particulière. C'est Fexemplaire de dédicace adressé au duc de Noailles et décoré de ses armes.
5^27. LaSablière. Madrigaux. Paris, Claude Barbin^ 1680, pet. in- 12, mar. rouge, ûl. (Koehler.J
Édition originale peu commune, et dont le curieux privilège répond suffisamment à l'opinion erronée qui attribue ces vers à une dame. Je ne rappellerois pas cette suppositioc: tout-à-fait dénuée d'autorité, si elle n'avoit pas eu le crédit d^ se glisser dans le titre d'une édition hollandoise des Madri gaux ridiculement publiée sous le nom de madame de La Sat blière.
CAXfTlQUES, MOELS ET GHAN80NS.
528. Fraqmemts de Texpliication allégorique du Cantique des cantiques, par un poète du xiii® siècle (publiés par M. Richelet). Paris, i8a6, gr. in-8, mar. rouge, non rogné. (Thouvenin.)
Exemplaire sur papier rose d'une édition tinie en tout à QUINZE exemplaires numérotés. Celui-ci porte le n^ \ 2.
529. NoELS MOUUEAULX, SUT le chaut de plusieurs belles chansons nouuelles de cette présente année mil cinq cens L. IIII. Imprimé au Mans par Denys Gaignoty imprimeur et libraire demourant en la grand rue, près Saint-Julien , pour Van M. D, L. IIII, petit in-8, pap. de HolL, mar. violet. (Thompson.)
Réimpression faite \ yingt-neuf exemplaires^ par les soins de M. Richelet. Celui-ci porte le n<» 26.
^3o. D'Alsinois (le Conte) (Nicolas Denisot). Can-
. tiques du premier aduenement de lesu-Christ.
A Paris, chez la veufue Maurice De La Porte,
i553, in-8 (avec la musique des airs imprimée
dans le texte), mar. rouge, riche dentelle, fil.
Oo sait que le Come d'ÀUmaiê est Nie(MaS'Dé|iisot qui a déguifé son nom sous œt apagrammc^- Cte^TohmHveft rare.
^3i.Ktriolés ou cantiques qui sont chantez à l'église de mesdames de Remiremont , par des
jeunes filles de différentes parroisses des villages
voisins de cette ville, qui sont obligez d'y venir en procession le lendemain de la Pentecôte. A Remiremont, chez CL Nie. Emm. Laurent^ imprimeur libraire y 1773, in-8, fig. en bois, mar. rouge, fil.
Pieuses chansons très curieuses par leur naïveté.
532. Chanson nouvelle, contenant la forme et manière de dire la messe, sur le chant de Hari, Hari l'Asne, Hari Bouriquet, if)6a, petit in-12, mar. rouge, doublé de tabis, dent. {Reliure ancienne,)
Manuscrit de Fyot, exécuté sur vélin.
533. Singulier antidot contre la poison des chansons d'Artus Désire, ausquelles il a damnablement et execrablement abusé d'aucuns psalmes du prophète royal David, fait par J. D. D. C, i56i, in-8, veau fauve, fil., tr. dor.
534. MoNGRiF. Choix de chansons, à commencer de celles du comte de Champagne, roi de Navarre, jusques et compris celles ;de quelques poètes vivants. Dédié à raad. L. P. D. (avecî laf musique imprirttée dânis le texte); 17 Sg, in- r 2 ^ ttiaf. rôuge, doublé de tabis, fil. ^Keliure du temps,)
Celle éditfôn a cela dé Cûriét^' que tous les exemplaires distribués par Tauteur portent un titre particulier au nom ou aux initiales de la personne à laquelle ils sont dédiés, avec un envoi spécial au xierso. C^est pour cela que leur frontispice est toujours remonté. On comprend que les exemplaires de celle
nature sont nécessairement rares, puisque chacun d'eux est unique en son espèce.
Ce n'est pas là le seul mérite de ce joli volume qui se distingue par un choix très bien fait, et se termine par de charmantes pièces du comte de Plélo, que l'on ne trouveroit pas ailleurs.
Moncrif est le premier des écrivains du dix-huitième siècle qui ait daigné reconnoître le mérite de nos vieux poètes. Grâces lui en soient rendues I
535. Basselin (Olivier). Les Vaudevires, poésies du XV® siècle, avec un discours sur sa vie et des notes pour l'explication de quelques anciens mots. P^ire, 1811, in-8, mar. rouge, fil. à froid.
Exemplaire en graisd papier vélin, choisi par les éditeurs pour être offert en hommage à M. le sénateur comte de Pontécoulant, ce qui est constaté par une délibération transcrite et signée au verso des faux titres.
Cetteédition trèssoignée, et trop soignée peut-être, puisqu'on a pris la peine d'y rétablir conjecturalement l'orthographe fort incertaine d'Olivier Basselin, a été imprimée k Avranches par M. Lecourt, très habile typographe, qui lui a donné les soins les plus assidus et les plus écltiirés.
Gomme elle est déjà devenue rare depuis longtemps, surtout en bons exemplaires,' j'ai* pH*' plaifeît à l''brner de deu^ joUs de^Mns etéciilés pour.moi ^parHoét de mes :amis, l'un de Gué, qui représente ^ çbâteam.flei y vijç, l'autre de Régnier, qui représente la maison aqtrefcds habité^ par Basselin, selon une tradition que je ne voudrois pas garantir ; et j'ai ajouté au volume quelques lettre^ originales de l'imprimeur et de^ éditeurs, qui contieaneQ|;.4^s détail^ foi^t piqv^anis sur leur travail. .,
W6. Drouin (Daniel), Lodunoys. Le recueil de
chansons d'amours, joinctâicellés plusieurs autres chansons de diuers' jpôëtès françoîé. Paris, Nicolas Bonfons], iS^B, peC. în-ia, fig: en bois, mar. rouge, fil. (Thou\^enin.)
Volume fort rare.
537. Recueil des plus belles chansons dei comédiens François, en ce comprins les airs de plusieurs ballets tfâi état esté faits de noùufeâù à la cour. A Caèriy chez Jaques Mangeant, T6i6^ petit in-8, mar. rouge, fil. à îroîd.
Volume d'une grande rareté.
538. Recueil des plus belles cHANSorïs déi$ comédiens françois, en ce comprins les airs dé plusieurs ballets qui ont esté faits de nbuuéau à la cour, reueue et augmenté de plusieurs ^cl^^nsons non encor veuës. A Caen , chez Jacque^Mt^mg^ant (sans date), petit in-ra, mar. vert, fil. à froid.
aiigm^tée d'uQe partie A^me nouvelle. Cette édition précv n'est pa$ mQins rare aue la prenuère, et, plus c^nJrplè^e, do^f VM^^\le'ill^^^ 6es yiï&ptaireg Ui^'^fr j^gTs.
elle
539. Gaultier-GarguïliÎe. Lés chansons, trdisiesme editiqîi. ParU, François T^ i636,^p^tit in-ia, mar. vert, ûï. (Thompson^)
Très rare.
BËLLES-LETTRES. 215
540. — Le même ouvrage, nouvelle ëdition , suivant la.cQpie imprimée à Paris en i63i. Londres^ ,1 658, petit in-ia, fig., mar. vert, fil. (Derome.)
Réimpression peu commune, faite sur la première édition, et qui estencorç recherchée. Il estprobabIequ'ilfautlire4758, pour 46^.
54 1 . Ifii^çjçsii^ des plus belles, chansons de ce temps, tant musicales quç rurales, anciennes et modernes. A Orléans^ pfir ^loyGibipr,, i57- • -i petit in-]!»,mar. bleu, fil., ornem. (Bauzonnet)
Charmant exemplaire d^un petit livre fort rare que j'ai payé prèsde80fr.>Audeoet. ,: .
|1 est probable c^ue le dernier chiffre du millésime avoit ^té laissé en blanc, pour pouvoir être renouvelé d'année en année.' ce genre de livres se tirant a beaucoup d'exemplaires, <refi^tif,^ûU6Ut de deux ou trois cents ans, né' lés rend pas plus eikbmuff$.
542. NouuEAU RECUEIL de plusieurs iCtiaçi§onîk ji^onnestes et recreatiues, tirées pour la pluspart tfôtfSëllëtdënt de ditië^ ï)6ëtèà^frâ'ti^^^^
Ni plus ni moins rare que le précédent^ ^
^45- Le gabimet ou trezor des nouublles chansons, recueillis des plus rares et excellents esprits modernes» Paris, Godefroy de Billy, 1 60:», » petit
in-i 2, mar. l'auge, fil., aux écussons. (Thous^enin.)
Très joli volume qui me paroît inconnu à M. Brunet.
544- Le TRESOR ET CABINET des plus bellcs et récréatives chansons de nostre temps, avec plusieurs beaux airs de cour nouuellement inuentez par les plus excellents musiciens, et une table pour enseigner les chansons que l'on désirera chanter. A Paris, par Fleury Bourriquant, au mont Saint-'Hilaire {S2LUS date), petit in-ia, fig. en bois. — L'Eslite des chansons plus belles et amoureuses de nostre temps, recueillies de plusieurs aulheurs, tant de Paris, Rouen, que de Lyon et autres lieux circonuoisins , auec une table à la fin pour facilement trouuer les chansons que Ton désirera chanter. A Paris ^ par Fleury Bourriquanty au montSaint-Hilaire, près le puits Certain^ aux Fleurs royales (sans date), petit in-ia, veau orange, fil., tr. dor.
On 'M'pett parler des* petits livres cbe cette espèce sans (^MU^er da^s de&ir^di^Skfcirt ennuye^s^s. Celui-ci. n'est pas Iplus commun que les autres.
545. Le PARNASSE DES MusE8,< OU recueil des plus belles charisottà à danàer, auquel est adiousté Le concert des enfant de Bacchus , dédié à leurs rouges trongnes. Paris ^ Charles Hulpeauy 1628. — Le second volume du Parnasse des Muses , ou recueil des plus belles chansons à danser, auquel est adiousté le second volume du Concert
BKLLKS-LETTRES. 215
des enfaos de Bacchus, nouueUement mis en lumière. Paris, Charles HulpeaUy 1628, petit in- 12, mar. bleu, fers à froid, fil. (Thompson.)
Volume recherché dont on trouve difficilement des exemplaires complets.
546. Recueil des plus belles chansons et airs de coiir, nouueUement imprimez. A Troyesy chez Pierre Garnier (sans date)i, in-ia, mar. bleu, fil. (Dura.)
Ce volume n'est pas, comme ceux qui précèdent, une collection choisie et continue de chansons populaires. C'est un recueil composé fort arbitrairement, par un amateur contemporain, de ces livrets que les chanteurs publics vendent dans les rues, et dont il seroit impossible de rassembler la suite. Ceux-ci embrassent toute l'époque de la régence, mais il faut plutôt y chercher l'expression de l'esprit et de9 mœurs que celle de l'histoire.
547. Chansons qui n'ont pu être imprimées et que mon censeur n a point dû me passer (par Collé), 1784, in-i2, pap. de Hollande, mar. rouge.
(Thouvenin.)
EXCMPLAUIX NOM ROCmÊ; ^ ** " ' ' '* ■• '
Très joli volume qvi est ëeveàu rare, et qu\m trouveroit difficilement en cette condition. Auger en a donné une réimpression qui n'est plus commune elle-même, et qu'on recherche encore, quoiqu'elle soit imprimée sur fort mauvais papier, etd'unaspectfortdisgracieux. Il acrà devoifèn retrancher d'ailleurs toutes les pièces faussement attribuées k Collé, et s'il la rendue plus exacte, il Ta rendue «loins complète. La pre-
mièr^ édiiioo est la seiilo qui poisse frendre place dans la bibliothègijneid'pn^^aàate^r. : . r . , - t . .
548. Sedaine. La tentation de saint Antoine et le pot pourry de Loth, in-8, réglé, lîg.; haar. rouge, doublé de tabis, dent. (Bozériam)n\ -^^^-r
Très joli manuscrit que je crois cl|e^^yjO^^J'f^|i)f^f.,fJl,jqstorné d^un beau portrait de Sedaine, d'un frontispice gravé, et de dix'sept plànetoed âiillo-idoiioe d'on^escelhnttHirin, toutes avaQt-lettrei, eiqui^nteertainemenMté^çiliployéa^à quelque édition inconnue de ^es licencieux caj^tiques. L^ur format est trop ample pour qu'elles aient pu entrer dsi^s TédUion in-48 qu'annonce M. Barbier. Celle dont je suppose ici t'éxistence est eertalnemeat fort rare, et le manuscrit unique qui donne occasion à cette note a sur elle un avantage que je n'ai pas besoin de faire valoir.
549. L£^,^M)v^S: GAILLARDES, reçueiUies des plus beaux esprits de ce temps, par A. D. B. Parisien. Paris y Anihoine du Brueily sans date (mars 1 609), mA^\mim6^^;W: (miuré dnèiehnà.y
^EU^ueU ti^ra)tfe^;C)oiiAii80us leiuom de du Breuil, et plus recherché qu'aueun^ autret du. m&ne<§enre, parci» j^dPila'a pas été réimprimé). 4u[tBiQÎ0BOBëU8 le même ÉîtrfevC'esftefiv Quelque sorte le Ballon^ d?Bsstti dn Pamaste et du Cabinet êoâirique qiilparufeiU|ieu:d^â«Bée6iapirè^; - 1
L'amateoi^ auquel edexemplaireiappartatoit veirs la fin du dix-buil»èmemcle^aeu la singulière fantaisie de le faire intituler par son relieur, Cantiques de madame Gourdan, du nom d'une vieille eoiirtisanc de cette époque.
BELLES^LETTREI^. 247
55o» Mdsb FOLAOTRB (les aiivres de la), recherchée des plus beaux esprits deWmïip^}irôùèk;)l6i5, 3 parties in-Sa en un vol., mar. rouge. (Reliure ancienne.) ,. f i
Les petits lîvte9^dit>genr([^.de ((einl-tci m' st trbuVtdt jainais bien conservés, et mon exemplaire, qui provient die Méon, est
55k LÂBVtoNVHE n'AMoim (led 3 livrés dtj|);<m suite deS' Mttsfes ftflàsttes , ipai^ H; f^^ Si fît. Rouen, 1 6 1 5, 3 parties in-32 en ùh voï., ùiaï*. bïeu, doublé de tBipis^ (iteliure aricie fine. J /
Exemplaire bien préférable au' précédent, et lis nrâilleur que je eomàoî^, i^uné snftê dé la llfûse fblâifè, fins l'aire et plus recherchée que le livre même, parce qd^'ellè'ii'àpÀS'étëiiéimprimée.
55a. A*<?(kfLivMirfl^(ïë Cadéty.'L^^ l^sferdes
et autres œuures follastres. Paris, yânthoine
Estoc, i6j5, petit in- 1^2, màr. Yi^î^^ ÛT\Bau^ zonnêt.y ' - 'h^:U\^y,, ^in.-'
Bxçpnf^ajlf e Jtrè5 gran^ de nj^]rge§ Çfigsf ^àj^cfl^en^ pojpervé d'un livre dont la rareté est connue.
SMiti l^fMi'rnig^ de- Nicolfi»iill(MkbtTt)i^pUisJjebipiiii»JQ0i6» nom à^AafigwSklevèviifqaî eut),^ èii)4£iûSi>4niJ^rpaèBîq>isontenir au Parlement dé Parra^eii sa qûklitë de PiHWe! de» iS(^i II est évident que l'éditeur a voul|r.ftriMi>atftisioi| àitBomidH bateleur aila m«dft,liDaiB>il n'a pasmâotelosi^ilfiprendiiBf et ce cdr àeiAngoél&venl n'exiât» jamalSitC^esliUtt^fiimpileiôtre de raison sur lequel Estoc se débarrasse de.la responsabilité d'un mauvais livre. Celui-ci n'a d'ailleurs point d'aïaAeurs propre-
ment dits. C'est, comme les Muses gaillardes et la Muse folâtre, un recueil de pièces effrontément licencieuses, empruntées aune pléiade d'écrivains fort spirituels, mais fort obscènes, qui florissoient alors, tels que Régnier, Motin, Sigogne, Berthelot, d'Esternod, etc. Ânthoine Estoc ou Lestoc ne réimprima point les Satyres Bastardes ( et c'est ce qui fait leur rareté), parce que dès lors, encouragé par l'extrême liberté de la presse sotadique, il étendit son livre sous un titre plus ample dans un recueil de l'an ^6^7, qui est devenu le Cabinet satyriqt^. Ce qu'il y a de remarquable dans tout cela, c'est que ces licences poétiques datent de la régence d'une Reine et du règne d'un Roi enfant.
553. Le cabinet satyrique, ou recueil parfaict des vers piquans et gaillards de ce temps , tiré des secrets cabinets des sieurs Sigognes, Régnier, Motin, Berthelot, Maynard et autres des plus signalez poètes de ce siècle, seconde édition. Paris, Pierre B illaine, 1619. — Régnier. Satyres Paris, Pierre Billaine, 1619, in- 12, mar. vert. [Thouvenin,]
Les bibliographes ne parlent pas de cette édition de 4649, qui pourroit bien être la môme que celle de 4618, sous un nouveau titre, et qui, dans tous les cas, n'est certainement pas moins rare, surtout en exemplaires bien conservés.
554. — Le même {à la sphère), 1666, 1 vol. petit in-i2, mar. rouge, fil. (Belle reliure ancienne,)
4 pouces 7 à 8 lignes de hauteur.
Edition qui paroît elzévirienne, à en juger par les caractères, mais qui est imprimée sur un papier plus petit et beaucoup moins beau que celui dont les Elzévirs se servoient ordinairement. Elle ne porte d'ailleurs aucun de leurs insignes qui
auraient élé fort déplacés dans un livre de ce genre, et la sphère j alléguée par les bibliographes, n'est point un insigne propre aux Elzéviers. Elle étoit commune à toutes les presses^ de Hollande, ou, pour le moins, au plus grand nombre. On sait que celle édition est la plus recherchée de toutes, et qu'il est très difficile d'en trouver de bons exemplaires. Celui-ci ne laisse rien a désirer. Il a de nombreux témoins»
555. — Le même, 1667 et 167a, 2 vol. in-12 en un vol., mar. rouge, dent., fil., doré en tête. (Dura.)
Non rogné.
Réimpression de l'édition elzévirienne, sans doute exécutée a Rouen, qui est bien moins belle, mais non moins rare que l'original, et dont un exemplaire à toutes marges comme celui-ci peut passer pour un livre précieux. La distance qui sépare la date du premier volume de celle du second, marque les obstacles qu'éprouva la publication, et c'est à cela qu'il faut attribuer la difficulté de rencontrer les deux volumes réunis.
556. — Le même. Imprimé au Mont-Parnasse ^ 1697, a vol. petit in-8, mar. rouge, fil. (Derome.)
Joli exemplaire.
557. — Le même. Au Mont- Par nasse, de V imprimerie de messer Apollon, Vannée satyrique, % vol. rel. en un, mar. rouge, fil., aux écussons. (Thouvenin.)
Exemplaire non rogné.
Superbe exemplaire d'un livre fort rare en cette condition.