‹ Description raisonnée d'une jolie collection de livres (volume 2)Chapitre 59 sur 113 · rr^plu&>itiièln!e|pâj[f«'le sieur ThébpfMle · texte numérisé non relu

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Bel :6]^mpUip?o d'une édMûBiitpès rare^

Lawppoaition4u<ttOwdeThéopfaftlen'eB^gitèr0melns.odieuse dans. 0€tl4 éiditi€aft)q<iO'4aBS»Jai>précédei»te. Il est vrai qu'il éloit mort en 4626, à l'âge de treate^ix ans, des inârmités qu'il avoit contractées dans sa prison, et qu'il ne redoutoit

plus les tortures et le bûcher; mais il étoit mort absous^ et personne ne Tignoroit. Cette calpn^nie posthume, renouvelée dans l'intérêt d'une abominable spéculation sur le tombeau de la Yictime*, a quelque c^hose de révoltant ; mais que peut-on attendre d'un libraire qui -publie le Parnasse satyrique ?

56o, — Le même , par le sieur Théophile j» 1660, petit in-^ia, mar. rouj;è, fil. (Derome,)

4 pouces 8 lignes de hauteur.

Ghanibiuii exemplaire d'une édition probablement elzévirîeikile. ;

56 1 • P'EsTERNOB (Claude). L'espadon satyrique, Roueny Dai^id Ferrandy \^%l\^ petit in-iâ, mar. rouge, fil. (Reliure ancienne.)

Voici un livra plein de verve et d'esprit, sans dottle, mais qui, par sa nature, mérite peu qu'on se dispute F honneur de ravoir fait. Cependant, il est bon de rendre k d'Esternod ce qui appartient a d'Esternod ; et^ pour commencer, rendons à d'Esternod L'apostrophe db son noble nom, contre l'opinion de M. Brunet, notre maître, qui range d'EsteràOd sous la lettre d, sans égard pour son incontestable particule. D^EJàterhôd, vivait en 1649, 1624 et 4624, date dés trbfsMi^fas'àiiiiiiénnes ^eVEsfadm^ d'Estemod, k(hiâu dtfn^lësMIfb^iir d'iéùtres ouvrages ) publia ses»! tyri^ki^otii^ild^ p^emiè^i fôf^ ^Éiôtfèrlë nom de Franchère, anagramme fort transparent de celui d'un village de Befp^l^l^ 4^bK fl étoît^iiQÎgç^uivIarpepQsdÀiits siols lenom de d'Ëstemod qui ne cache plus aucun mystère, iPjliroial^nM rfois sous le nom de d'Ëstemod, comme la seconde; et il faudroit chercher un autre amem><^4^J!%^âdft'âef^#^Stërii^^^f avoue qie j«-ii'«n«T»is;pa6 la»éc6S8ilévNîi^pit»cMt41ie^pâ«dédt? une édition- vt(nit-»4ait înconn«e<at(îour(rbni^<aWx MMiogVétphes, a-t*elle porté le nom 4e FoUrquevàus ?'Si*elle edt amérieure a celles-ci, c'est un au^e pseudonymie dont on conçoit très bien

le motif; si elle est postérieure, c'est une méprise de Timprimeur que cette pseudonymie explique ; et cette pseudenymie passagère ne prouve rien contre l'aveu formel de l'auteur, répété deux fois en quatre ans au frontispice de son livre. Survient cependant, en 095, un monsieur Pavie, descendant de François Pavie de Fourquevaus, lequel apprend à M. Mercier de Saint-Léger et au monde littéraire, que son aïeul François Pavie a pris ou a pu prendre le sobriquet de d'Estemod. Sobrigtiet est une expression fort insolente, quand il s*agit d'une famille aussi distinguée que celle de d'Estemod ; et puis, de quel terme se serviroit-on pour caractériser l'action d'un auteur qui prendroit pour sobriquet le nom d'un autre auteur vivant, a la tête d'un livre répréhensible ? Laissons k Fourquevaus, mort âgé de cinquante ans, en ^6^^, sa réputation intacte de galant homme ; et restituons à d'Estemod, âgé de 29 ans seulement lors de la publication de son livre, la réputation peu désirable de libertin bel-esprit, qu'il n'a que trop méritée.

On a supprimé dans l'édition dont nous parlons après celleci, une satyre intitulée : Contre l'apostat Léandre, autrement dit Constance Guenar^ parce que cette édition a été imprimée en pays réformé. Cet apostat étoit un moine défroqué de Dole, qui étoit allé chercher fortune k Genève, et dont Tescapade fit beaucoup de bruit en Franche-Comté, où elle a produit deux ou trois brochures. 11. est tout simple que cet événemeni ait occupé la muse de Claude d'Estemod, qui habitait alors Salins, et qui pour être un fort mauvais sujet n'en étoit pas moins un fort bon catholique, choses très coaciliables alors^Or, cette pièc^ supprimée, qui est tout-àrfait du style des autres, et qui ne leur est inférieure en rien, démontre de la mamère la plus formelle que d'Esternod estle véritable auteur deVEspaionsaiyrique. Par quel hasard une anecdote dont le bruit ne s'étoit pas étendu au-delà des murs de deux ou trois vil les de Frauche- Comté, auroit-elle inspiré des vers à Fourquevaus qui ëtoit de Toulouse, et qui avoit passé une grande partie de sa vie hors de l'Europe ? Comment François de Fourquevaus de Toulouse

auroit-il pu d'ailleurs écrire contre le moine Constance Guenar de Dole, au sujet de l'apostasie de Guenar ? François de Fourquevaus étoit mort. Ce dernier argument me paroît assez propre a trancher la difficulté.

562, — Le même, reveu et augmenté de nouveau. A Cologne y chez Jean cP Escrimerie , à l'académie de France y 1680, petit în-ia, âg., mar. rouge^ fil. (Derome.)

4 pouces 5 lignes de hauteur.

Charmant exemplaire d'une édition plus rare que le Parnasse et le Cabinet saiyriques, parce qu'elle n'a pas été réimprimée. La plupart des exemplaires finissent a la page 80. Celui-ci est bien complet; mais il est fort douteux que ce livre doive entrer dans la collection des Elzeviers. La satire contre Constance Guenar y manque, comme je l'ai dit, mais elle n'a point été remplacée par une pièce nouvelle ou inédite, ainsi l qu'on pourroitle conclure de la note de M. Brunet ; VOde saiyrique d'un amoureux se trouve dans l'édition de ^ 624.

563. Le DESERT des muses ou les délices de la satyre gallante, par P. M. D. G. Pétris, Pierre Lamy, au palais, au grand César, petit in-ia, mar. violet, fil. (JSiédrée.)

4 pouces 8 lignes de hauteur.

Volume très raiie aux insignes des Elzeviers, imprimé en caractères asses analogues aux caractères des Elzeviers, mais que je ne crois pas des Elzeviers. L'édition est d'ailleurs bien cernement hollandoise ou belge, et ne doit pas avoir paru avant 4670 ou ^^0.

M.. Brunet annonce ce livre sous le tttre de Dessert des mu-

se«, qui est son titre véritable, ainsi qu'on le verra tout

• ' à l'heure; notre édition porte Désert au frontispice et dans

tout le litre courant ; celle qui est indiquée par M. Brunet, sous la date approximative de 4 625 et davantage, ne doit pas être la même. C'est seulement un livre rare de plus.

Les satyres intitulées, le Dentert de» finsfes, sont la suite un peu clandestine, et pour cause, du Banqmi de$ muêe» de Jean Auvray. Elles sont de Jean Auvray, comme le Banquet^ et forment une suite naturelle k la eolleetion, bien «m mal appelée elzévirienne, des poètes scandaleux de cette période qui n'est pas celle des muses chastes.

564. Les .POESIES facétieuses par les beaus: esprits de ce temps, i668. — Recueil de quelques pièces curieuses tant en prose qu'en vers. Cologne , Pierre Marteau, 1670, petit in- ta, mar. vert, doublé de tabis, fil. (Noël.)

4 pouces et près de 9 lignes de hauteur.

Une de ces éditions elsséviriennes, selon moi, fort douteuses, que j'ai souvent l'occasion d^annoncer, mais dans lesquelles il est impossible de méconnoître au moins les insignes de ces habiles imprimeurs; celle-ci est fort rare et se paye fort cher dans les ventes. Elle a été cependant sotirent reproduite sous différents titres. Le petit recueil qui y estréunl, et qui renferme quelques pièces très curieuses, me parolt {dus rare encore. Je n'en ai pas vu d'autre exemplaire.

La reliure de ce charmant volume est de M. Noôl, excellent élève de Derome, qui habîteit Besançon sur la fin du dernier siècle, et quia relié 'mes premiers livres, C'estule seul de ses jolis ouvrageiBi que j'aie eu le bonheur de conserver, et celui de mes modesies Urésors qui me rappelle les souvenirs les plus doux.

565. Recueil de pièces choisies rassemblées par les soins du Cosmopolite. A Anconne, Chez Vriel B ,à renseigne de la liberté ^ 1 735, in-4> mar.

rouge à compartiments, double fil. (K.k. Smith.)

Ce volume imprimé parle duc d'Aiguillon, dans sa terre de Verret, ou Vérets, en Touraine, a-t-il été tiré à sept exemplaires seulement, comme le pense l'ingénieux éditeur du Catalogue de M. de Pixérécourt, ou à douze seulement, conune je suis disposé h le croire ? C'est une question assez curieuse, et qui ne changera pas grand'chose à l'opinion qu'on se fait si justement desa rareté. Ce qu'ily ade certain, c'est qu'indépendanmient des sept exemplaires comptés par M. Lacroix, en voici un huitième, dernièrement rapporté d'Angleterre où il passoit pour unique; et la bibliothèque de l'Arsenal en renferme un NEUVIÈME, échappé par un hasard presque miraculeux au zèle honorable, mais excessif du savant abbé Grosier, qui auroit sacrifié sans scrupule à Yulcain toute la bibliothèque de Vénus. L'adresse d'un Conservateur , digne de ce nom, lui déroba cette proie. Les livres de ce genre ne doivent certainement pas être tolérés dans la libre circulation du commerce : non sunt pièces omnium; mais il faut qu'ils restent dans les cryptes des dépôts publics, et dans le cabinet du curieux et de l'érudit, conoune des monuments toujours vivants du langage, de l'esprit, des mœurs d'une époque. Les moines du moyen-âge, ces judicieux bibliothécaires de la postérité, ne nous oui pas fait tort des turpitudes latines qu'il leur étoit si facile d'anéantir ; ils ont eu le bon esprit de pressentir l'utilité relative des plus mauvais livres du monde. Les pierres, les médailles, les dessins spinthriens ne conviennent aucunement a l'éducation des jeunes personnes, mais on seroit fâché avec raison de ne pas les trouver dans les musées. Je dis ceci dans la sincérité d'un profond désintéressement personnel, car je n'ai jamais lu un mauvais livre ; mais j'avoue franchement que j'en ai souvent consulté quelques-uns avec profit. Au reste, quand il s'agit du Recueil du Cosmopolite, la pudeur timorée, et d'ailleurs, fort louable, des <;enseurs de la librairie, peut se rassurer complètement. Personne n'est tenté de payer quatre ou cinq cents francs Thonneur de s'associer aux lectures favorites du duc

d'Aiguillon, et ce n'est pas la que les débauchés mettent leur argent.

566. Recueil de nouvelles poésies galantes , critiques, latines et françoises. Londres , % parties en I vol., petit in-8, mar. rouge, fil. (Reliure an-cienne,)

Ce volume doit avoir été imprimé à Genève, où il s'en est^ retrouvé dernièrement des exemplaires en feuilles. C'est ui^ recueil du genre des précédents, mais beaucoup moins rare. H est remarquable par de jolies pièces en patois bourguignon qu'on chercheroit inutilement ailleurs, soit qu'elles n'aient pa^ été imprimées k part, soit que les éditions originales aien t tout-à-fait disparu.

567. Merard-Saint-Just. Espiègleries, joyeusetés, bons-mots, folies, des vérités, etc. Partout et pour tous les temps ^ 4 parties en 2 vol. in- 121, pap. vél. fort, mar. rouge, doublé de tabis. (Derome.)

Un (Ifes DEUX exemplaires, dit-on, sur ce grand papiet vélin fort. Celui-ci offre beaucoup de particularités singulières qui le rendent unique :

^'^ Il avoit été réservé par l'auteur dont il porte les armoiries d'ailleurs fort suspectes, sur un cartouche attaché h la garde du plat intérieur. Le propriétaire, devenu patriote fort ardent, n'en a conservé que la noble devise, l'honneur et F amour ^ et il a généreusement fait a la liberté le sacriûce du blason de son écu. C'est une peine que d'Hozier lui auroit facilement épargnée.

2° La dédicace en forme d'envoi ne trahit, dans les exemplaires ordinaires, le nom de la personne à laquelle elle est adressée que par des lettres insigniflantes et confuses dont il

seroit difAcile. de pénétrer le mystère. Elle est ici développée en toutes lettres, de la main de Mérard Saintnlast, et s'adresse à M. Noël, alors abbé et professeur, depuis inspecteur de l'Université, fille aînée des rois, et, par conséquent, proche parent de la monarchie.

^ Le premier volume est orné de deux portraits de Mérard Saint-Just, Fun gravé au physianoirace^ l'autre terminé par Isabeau, graveur de M. le Duc d'Orléans. Celui-ci est répété au second volume, et, grâce k cette précaution, les portraits de Mérard Saintniust nemanqueront pasau sculpteur chargé d'eiéeoter sa statue.

4^ Le même volume est terminé par 45 feuillets maniiscriis et autographes, chargés de vers de même goût et de même nature que ceux dont se compose l'ouvrage. Il est inutile de diro que les meilleurs de ces vers ne sont pas de la façon de Mérard Saint-Just.

5^ L'ouvrage entier est annoté et corrigé par Fauteur, de manière à servir k une seconde édition qui, s'il pldt k Dieu, ne paroîtra jamais.

La reliure est parfaite, et c'est là le principal mérite du livre •

568. Facéties en vers. — Le plaisant discours et aduertissement aux nouuelles mariées pour ce bien et proprement comporter la première nuict de leurs nopces recite a un valet par un ieune honmie lyonnois le iour du jeudy gras dernier. -^ Lyon, — Sermon joyeulx dung fiance qui emprunte ung. pain sur la fournée à rabattre sur le temps aduenir. Paris. — Monologue nouueau et fort joyeulx de la chambrière desproueue du mal damours. J Lyon. — Le banquet des chambrières faict aux estuues le ieudy gras. — Les folastries de la bonne chambrière a Janot Parisien, récitées au bouc de Estienne Jodelle. — La

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vraye médecine de maistre Grimache qui guarit de tous maulx et plusieurs aultres : ensemble de nauoir iamais faulte d'argent utile et proufitable a ung chacun, auec plusieurs aultres receptes gentilles pour resiouir tous esprits melancholiques. — Plusieurs receptes et remèdes contre dinerses maladies toutes vrayes et approuuees de maistre Grimache. — Sensuit le sermon des frappe-culz nouueau et fort ioyeulx, auec la responce de Is dame, sus : Je me repens de vous auoir aymeea Paris. — Les estrennes des filles de Paris, în-8 goth., mar. rouge, fil., nojn rogné. (Koehler.)

Exemplaire sur papier de Hollande de cette réimpressw tirée à petit nombre. La première pièce étoit précédée d'ai Préface d'un style fort vif et fort offensif pour un amate^ connu. J'ai eu le crédit de la faire retrancher de tous ou prc que tous les exemplaires, mais je Tai conservée dans le mi^

569. Le plaisant discours et aduertissement au nouvelles mariées pour ce bien propremei comporter la première nuict de leurs nopceî récité a un valet par un ieune homme lyonno: le iour du ieudy gras dernier. Lyon, 1606, in-^ mar. bleu, fil.

570. Salomon et Marcon (et au second feuillet Les ditz de Salomon et aussi ceulx de Marco (sans lieu ni date), petit în-i s^ de 7 feuillets, goth mar. rouge, fil. (Reliure ancienne.)

Livret d'une excessive rareté, surtout de cette édition, dont ne connoispas d'autre exemplaire. Il est marqué comme vei»

, à Loadres au prix énorme de 9 liy. 9 sch. ; c'est-k-dice, de pr^de 245 fr.les droits compris. Ce précieux volume m'a été donné par mon ami M. Techener.

571. — Les dictz de Salomon auecques les responces de Marcon fort ioyeuses, petit in-8, goth. (sans lieu ni date), mar. rouge, fil. (Bauzonnet et Purgold.)

Lithographie à deux exemplaires seulement sur parchemin ancien. Le second exemplaire a très mal réussi. On a réuni à celui-ci le frontispice sur papier d^une édition angloise, essayée et peut-être exécutée dans le même genre. La reliure est charmante.

57a. — Les mêmes. — La grande confrariedes soulx douurer et enragez de rien faire. — La lettre de cornifflerie. — Pronostication nouvelle de frère Thibault. — Compromis et contrat d'association

passé entre deux g de Paris qui ont promis

et juré l'une et l'autre de faire argent de tout, i63i, ms., petit in- 12, mar. rouge, doublé de tabis, dent. (Bozérian.)

Très joli manuscrit sur peau de vélin, exécuté par Fyot Taîné dont il est le chef-d'œuvre, et qui est parvenu à y copier h. la plume avec beaucoup d'adresse et de goût les figuiies, vignettes et encadrements en bois des originaux. Ce charmant volume a appartenu successivement k Gaignat, Méon,Morel de Yindé» Duryer, et au savant et spirituel auteur de VAnalecta Biblianj M. le marquis du Roure. Ce qui le rend particulièrement recommandable, c'est que le texte des Dits de Salomon y est considérablement amplifié. Il contient quarante-sept tercets alternatifs, au lieu de vingt-trois que je compte dans l'édition originale citée plus haut.

573. Le DiGT DES PATS lOTEULS auec les condicions des femmes et plusieurs aultres belles balades (sans lieu ni date), petit in-8, goth., fig. en bois, mar. bistre, dent., fil.

Très rare.

674* Sermon joteulx dung fiance qui emprunte ung pain sur la fournée a rabattre sur le temps aduenir (sans lieu ni date), petit in-8, goth., fig. en bois, mar. violet, fil.

Très rare.

575. Sensuit le sermon des frappe culz nouueau et fort ioyeulx, auec la responce de la dame (sans lieu ni date), goth., fig. en bois. — Les estrenes des filles de Paris (sans lieu ni dale), petit in-8, gotb., mar. violet, fil.

Très rare.

576. Le caquet des bonnes chambrières déclarant aucunes finesses dont elles usent vers leurs maistres et maistresses, imprime par le commandement de leur secrétaire maistre Pierre Babillet. ^— Item une pronostication sur les mariez et femmes veufues, avec la manière pour congnoistre de quel bois se chaulfe amour. On les vend à Lyon y en la maison de feu Barnabe Chaussard, près Nostre-'Dame de Confort (sans date), petit in-8, goth., mar. violet, fil.

577. Les souhais des hommes (sans lieu ni date), petit în-4, goth., mar. vert, dent., fil.

578. Les souhais des dames (sans lieu ni date), petit in-4î goth., fig. en bois, mar. vert, fil. à froid. (Koehler.)

Il seroit fastidieux de répéter les mêmes formules à tous les articles, car il doit être bien entendu une fois pour toutes qu'il s'agit ici de livres fort rares et généralement très bien conservés. Je ne m'arrête à celui-ci en passant que pour faire observer qu'il avoit quelques feuillets endommagés à Textrémité des marges, et qu'il a dû subir quelques réparations d'ailleurs très habilement faites.

679. Monologue NOuuEAUet fort ioyeulx de la chamberiere desproueue du mal damours. On les vent à Lyon près les halles, par Pierres Preuost^ au palaysy à la galerie de la chancellerie (sans date), petit in-8, goth., fig. en bois, veau fauve, fil. (Derome.)

Edition originale qui n'est malheureusement pas irréprochable dans sa couservation. Le premier et le dernier feuillets ont été remontés en tête.

58o. Le cornement des cornars pour recréer les espriz eneornifistibulez, petit in-4, goth., texte et fig. encadré, mar. rouge, fil. (Koehler.)

EXEUPLAIHE SUR PEAU DE YELIN.

On n'a tiré que cinq exemplaires de cette espèce, et en tout trente seulement. Cette pièce en quatre feuillets est d'une charmante exécution qui la reconmiande aux amateurs, mais il me paroît fort douteux qu'elle soit, comme on l'a dit, tirée

d'un maouscrit ancien. J'y verrois plus volontiers le jeu d'un homme d'esprit très familier avec notre vieux langage, et très exercé a braver la difficulté de la rime.

58 1. L'enfer de la mère Gardine. — Chanson nouuelle de certaines bourgeoises de Paris. — Déploration et complainte de la mère Cardine de Paris, cy deuant gouuernante du huleu, sur l'abolition d'iceluy, iSyo. — Ban de quelques marchands de graines à poil et d'aucunes filles de Paris, 1570, in-8, mar. rouge, fil. (Duru.)

Réimpression donnée par Méou et imprimée par Didot en 4795. On y trouve rarement la seconde pièce, intitulée, Déploration, etc., et presque jamais la troisième qui, tirée a très;^ petit nombre, n'a pas été mise dans le commerce. C'est un volume d'une belle exécution, et l'exemplaire est magnifique.

582. Bordeaux (Cbristofle de), Parisien. Le varlet a louer a tout faire. Rouen ^ Richard Aubertj^ petit in-8, fig. en bois, mar. bleu doublé en mar. citron, riche dent, etornem., fil. (Thompson.)

Très joli exemplaire d'une pièce fort rare en édition originale.

â83. Le mathois ou marchand meslé propre à tout faire. Paris y Anthoine du Brueil, 16 1 4. — : L'adieu du plaideur a son argent, 1624? in-8^ mar. rouge, fil. (Koehler,)

Pièces rares.

584- Le parfait macquereau suivant la cour, con tenant une histoire nouuellement passée a h

. Foire de Sainct-Germain entre un grand et Tune des plus notables et renommées courti saunes de Paris, 1622, in-8, mar. orange, fil. (Bauzonnet.)

Pièce des plus rares.

585. Le PASQuiL du rencontre des cocus à Fontainebleau, 1623, in-8, mar. rouge, fil. (Koehler.)

Bluette fort insignifiante, mais fort rare.

586. Le passe partout des ponts bretons, corrigé et augmenté de toutes les plus belles pièces. 1624, in-8, mar. rouge, fil. aux écussons. (Thouvenin.)

Libelle diffamatoire, célèbre par sa grossièreté ; ce sont les

plus ignobles ordures que puisse vomir une populace ivre.

■ Heureusement de pareilles infamies ne vivent presque jamais

qu'un jour. Gomment s'en retrouve-t-il un exemplaire après

deux cent vingt ans?

587. SiREULDE (Jacques). Les abus et superfluitez du monde, par Jacques Sireulde, huissier du roy nostre sire, en sa court de parlement à Rouen, auec une pronostication véritable pour ceste année. Rouen y Abraham Cousturier (sans datej, petit în-8, mar. rouge, fil. (Bauzonnet.)

Volume entièrement inconnu et d'une grande rareté. Il renferme des particularités singulières et curieuses pour l'histoire intérieure de Rouen.

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