‹ Description raisonnée d'une jolie collection de livresChapitre 23 sur 149 · PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE

î 18. Bauhinus (Gasparus). De hermaphroditorum monstrosorumque partuum natura libri duo. Oppenheimiiy Gallerus, aère Johannis Theodori de Bry , 161 4, in-8, fig., veau fauve, aux armes.

Livre curieux et peu commun. Bel exemplaire de Jacques- Auguste De Tkou. Ce volume renferme les Icùfies, partie ajoutée qui manque souvent.

Ï19. VjSNius (Ernestus). Tractalus physiologicus de pulchritudine. Juxta ea quae de sponsa in Ganticis Canticorum mystice pronunciantur. Bruxellùt, Foppens, 1662, in-8, fig., mar. rouge, fil. (Koehler,)

Exemplaire non rogné d'un livre singulier, remarquable

par la déticatesse des petites figures ea taille-douee dont II est orné.

120. Fearand (Jacques). De la maladie d'amour, ou melancholie erotique. Discours curieux qui enseigne à cognoistre l'essence, les causes, les si- * gnes el les remèdes de ce mal fantastique. Paris, Denis MoreaUy i6a3;, in-8, veau fauve, fil.

121. Yenette. Tableau de l'amour considéré dans Testât du mariage, divisé en quatre parties. A Parme y chez Franc d* Amour ^ 1 688 {à la Sphère) , pet. in-12, mar. rouge, fil. noir. (Thou\^enin.)

122. BARTHOLiNifr/i.j. Jo.-H.MEmoMiipatris, Hcnr. Meibomii filii, de usu flagrorum in re medica et veneria, lumborumque et renum officio, accedunt de eodem renum officio Joach. Olfaofii et Olaï Wormii dissertatiunculae. Fra/ico/ttr^z, 1670, pet. în-8, mar. rouge. (Ane. reliure.)

Exemplaire en papier fin de la meilleure édition de cet ouvrage.

123. Meibomius. De l'utilité de la flagellation dans la médecine et dans les plaisirs du mariage, et des fonctions des lombes et des reins, ouvrage singulier, traduit du latin. Paris, C. Mercier, 1 796, pet. in-i2, papier vél., fig., mar. rouge, fil. > non rogné. (Thouvenin.)

Les exemplaires en papier vélin sont devenus assez rares.

124. JovBERT (Laurent). Traité duris^conlenantson essance, ses causes et mervelheus efiais, curieusemant recerchésy raisonnes et observés, etc. — Plus un dialogue sur la cacographie françoise> avec des annotations sur l'orthographie de M. Joubert. Paris ^ Nicolas Chesneau (au Chesnevert), 1679, in-8, mar. rouge, fil. (Thouvenin.)

La dernière partie de ce livre est fort curieuse pour l'histoire des révolutions de l'orthographe. Laurent Joubert, venu lui-môme à la suite de Meigret et de Taillemont , y prélude à la réforme des Précieuses et k celle de Voltaire , grand esprit d'une autre portée qui l'a suivi sans le connoltre. Cela sert Il prouver du moins que si Voltaire a inventé quelque chose , ce n'est certainement pas ce qu'on appelle ridiculement Vùrthographe de VoUaire. L'orthographe de Voltaire a dû se présenter naturellement it tous les esprits superficiels qui ne comprennent pas les raisons de l'orthographe , ou , pour parler d'une manière plus exacte , les raisons de l'écriture. Au siècle de Laurent Joubert, ces tentatives furent inutiles et n'obtinrent que la renonmiée du ridicule, parce que l'autorité dans les choses littéraires appartenoit alors aux bons esprits. De notre temps elles dévoient prévaloir, et elles ont prévalu. Il est bien convenu désormais qu'on ne doit plus écrire les mots françois comme les écrit Racine , mais comme les écrivoit Laurent Joubert. Il faut toujours en revenir aux modèles.

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