‹ Description raisonnée d'une jolie collection de livresChapitre 52 sur 149 · POETES FRANÇOIS DE MAROT A MALHERBE · texte numérisé non relu

POETES FRANÇOIS DE MAROT A MALHERBE

35 1. Marot (Jan) de Caen. Sur les deux heureux voyages de Gènes et Venise, victorieusement mys a fin, par le très chrestien roy Loys douziesme de ce nom, père du peuple. On les vent à Paris deuant lesglise saincte Ceneuefue des ArdenSy rue Neufue JVostre Dame , a lenseigne du Faulcheur, i53a, in-8, mar. rouge, doubl. fil* (Thou-venin,)

352. Le même. Le recueil de Jehan Marot de Caen, poète et escriuain de la magnanime royne Anne de Bretaigne, et depuys valet de chambre du très chrestien roy Françoys, premier de ce nom. On les vent à Paris, par Anthoine Bonnemère , a Ihostel dAlebrety deuant Sainct Hilaire, i538, pet. in-8, mar. rouge, fil. (Koehler.)

Ce Recueil est signé du second alphabet, parce qu'il étoit imprimé pour faire suite k V Adolescence Clémentine de même date, mais il s'en trouve ordinairement séparé.

353. Marot (Clément). L'Adolescence Clémentine, autrement les Œuvres de Clément Marot, de Cahors en Quercy, Valet de Chambre du Roy, composées en l'eage de son Adolescence.

Avec la Complaincte sur le Trespas de feu Messire Florimond Robertet. Et plusieurs autres OEuures faictes par ledict Marot, depuis Teage

de sa dicte Adolescence. Le tout reueu, corrige et mis en bon ordre.

Plus amples que les premiers imprimez de ceste ny autre impression.

On les vend à Paris, deuant Lesglise Saincte Geneviesue des Ardens, rue Neufue Nostre Dame. A renseigne du Faulcheur. Auec Priuilege pour Trois Ans. (Cent dix-neuf feuillets dont le dernier n'est pas chiffré, et porte au verso :

Ce présent Liure fût acheue d'imprimer le mecredy,xiii« jour de NouembreLan M.D.XXXII. Pour Pierre Roffet, dict le Faulcheur, par Maistre Geoffroy Tory, de Bourges, Imprimeur du Roy), in-8, mar. rouge, filets. (Bauzonnet.)

Très bel exemplaire.

« Cette édition, dîtM. Brunet, Manuel du libraire, p. 287, tome III (4* édition), est la plus ancienne sur laquelle on trouve des renseignements positifs, etc. » J'ajouterai que ces renseignements ne sont pas encore bien positifs; car on va voir quMl existe de notables différences entre l'exemplaire cité par M. Brunet et le mien, quoique les deux descriptions se rapportent apparemment k la même édition. ^^ Lsl marque de Pierre Roffet, annoncée par M. Brunet, ne se trouve point sur le titre de mon exemplaire, et ne pourroit point s'y trouver ; car la marque de Pierre Roffet porte deux pouces deux lignes de hauteur, et le long titre que je viens de copier ne laisse pas en tout cinq lignes d'espace. 2® L'épître en prose, intitulée Clément Marot à un grand nombre de frères quHl a, loue enfants d'Apollon, n'est point datée du 42 octobre 4550, comme le dit M. Brunet, qui pouvoit et devoit croire d'après cette date a une édition de 4 530, dont je ne conteste pas l'existence; mais du 42 août 4532, comme dans l'édition

de Jehan de Channey, sans date, qui a été nécessairement faite sur un exemplaire semblable au mien.

Il y a donc, entre l'exemplaire de M. Brunet et le mien, différence incontestable, sinon d'édition, du moins de tirage, et c'est ce qu'exprime fort bien l'éditeur dans ce paragraphe remarquable du titre : Plui ample que ks première impri" me% de eeete ny autre impreaUm. Il y a donc, en effet, des exemplaires de ceete idiîùm qui sont moins amples. C'est ce qui seroit démontré jusqu'k l'éYidence si on pouvoit comparer l'exemplaire cité par M. Brunet et le mien ; ou si seulement M. Brunet, toujours si exact dans cette espèce de recherches, aYoit trouvé l'occasion de marquer le nombre des pages. Voici ce que je pense k ce sujet :

Je suis persuadé que l'exemplaire, cité par M. Brunet, finit ayec la feuille n, au feuillet av vereo^ qui est terminé par le mot finis au-dessous du Tetraitichon. Le poète, malade k cette époque, et qui n'ayoit pu présider h l'édition, se h&ta de renvoyer k Roffet des pièces omises ou nouvelles et qui sont des meilleures, comme la délicieuse épltre où il se plaint d'avoir été volé par son domestique, et quelques autres composées en sa dicte maladie. Ce supplément des feuillets civ k GXix (non chiffré) est donc ce qui distingue mon exemplaire, et c'est k la nécessité de coordonner cette addition avec le reste qu'il faut attribuer la réimpression du carton aa ij-, c'est-k-dire du frontispice et de l'épttre de Marot d eee frères^ enfante d^Apollon^ dont il voulut probablement changer la date pour marquer que l'édition de Roffet étoit la première qu'il avouftt.

Il ne peut pas être question ici de considérer l'édition de 4532 comme la première de VAdoleeeence Clémentine, Le paragraphe: Plue ample.,., que ceste^ ny autre impression (remarquez que ces derniers mots sont au singulier), prouve très bien qu'il en existoit une autre au moins qui est probablement de 4550. Mais il est évident que l'édition de 4532 est la première qui soit relativement complète, au moins

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dans les exemplaires semblables au mien, et on me permettra de croire qu'il ne s'en rencontre guère.

Ce livre, tel que M. Brunet Ta décrit, s'est vendu 40 fr. à la vente de Mirabeau, c'est-à-dire k une époque où Ton ne se soucioit guère de nos poètes du seizième siècle et des éditions originales de nos classiques, et notre savant bibliographe n'oublie pas de remarquer qu'il seroit plus cher maintenant. Ce qu'il y a de certain^ c'est que ce prix est fort au-dessous de celui que j'en ai donné sans le trouver trop payé. Je le regarde comme un des précieux volumes de ma collection.

354. Marot (Clément). Les œuures de Clément Marot, valet de chambre du roy, desquelles le contenu sensuit, l'Adolescence Clémentine, etc., le tout par luy autrement et mieulx ordonné que par cy deuant. Imprimé a Lyon par Jehan Barbou. On les uend chez Françoys Juste ^ 1 539, pet. in-8, goth., mar. rouge, ornem., doublé en mar., fil. (Thouvenin.)

Édition précieuse et très rare que reconmiande le nom devenu célèbre de la famille des Barbou, qui y apparoît peutêtre pour la première fois. J'ai pris la liberté de faire remarquer ailleurs k M. Brunet que notre savant ami M. Peignot n'avoit rien exagéré dans son article Barbou de la Biographie universelle y en signalant cette édition comme très correcte; car le long errata que M. Brunet a cru y voir, dans un moment de préoccupation, ne constate que six fautes extrêmement légères du genre de celles qu'on appelle des coquilles, et qui consistent dans la simple substitution d'une lettre à une autre, comme espondanês pour espandants. Celle-ci m'a paru la plus grave. Or, un pareil errata, sur un volume de six cents pages, ne peut attester que le zèle extrême et la scrupuleuse exactitude du typographe. Je reviens sur cette

observation, parce que je sais avec quelle ardeur M. Brunet recueille tous les renseignements qui le mettent en état de rendre aussi parfaite que possible la quatrième édition de son excellent ouvrage.

355. — Le même. L'Adolescence Clémentine , aultrement les œuures de Clément Marot, de Cahors en Quercy, valet de chambre du roy, faictes en son adolescence, auec aultres œuures par lui composées, depuis sa dicte adolescence, reueues et corrigées selon la copie de sa dernière recon* gnoissance, oultre toutes aultres impressions par cy deuant faictes. On les venta Anvers en la maison de Jehan Steels à Vescu de Boùrgongne, i539, 1 vol. pet. in-8, mar. bleu, fers à froid, doublé de tabis. (Bozérian jeune.)

Exemplaire très grand de marges d'une édition rare.

356. — Le même. Les œuures, etc., le tout par luy autrement et mieulx ordonné que par cy deuant. Imprimé à Paris par Jehan Bignon, imprimeur, demourant en la rue Judas. i54o, pet. in-i2, fig. en bois dans le texte, mar. bistre, fil.

Joli exemplaire d'une édition jolie et rare. On Ta orné d'un portrait moderne de Marot» gravé par Gaucher d'après Holbein.

357. — Le même. Œuvres. Ljon , Jean de Tournes, i549, pet. in-ia, mar. rouge, fil. (Niédrée.)

358. — Le même. Les œuvres, etc . A Lyon, chez Guillaume Rouille, i558, pet. in- 12, fig. en bois

4fg BELLES-LETTRES.

dans le texte, mar. bleu, doublé en mar., den* telle, tranche dorée ancienne. (Koehler.)

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