‹ Description raisonnée d'une jolie collection de livresChapitre 76 sur 149 · Ballet EN LANGAGE FoRESiEN, de trois bergers · texte numérisé non relu

Ballet EN LANGAGE FoRESiEN, de trois bergers

et trois bergères, se gaussant des amoureux qui nomment leurs maîtresses, leur doux souuenir, leur belle pensée, leur lis , leur rose , leur œillet, etc. (sans lieu ni date)^ in-8, mar. rouge, fiL (Thompson.)

Cette pièce, attribuée h Marcellin Allard, doit aroir été imprimée vers 4605, car elle s'est tronvée deax ou trois fois réunie k la Gazeiie frmtçMe du même auteur, qui porte la même date; mais elle est plus rare que la Gûxetie qui D'est pas commune.

617. Dialogue FACETiEinc d'un gentilhomme fhinçois, se complaignant de Tamour, et d'un berger, qui le trouuant dans un bocage, le reconforta, parlant à luy en son patois. Le tout fort plaisant. Aletz Nicolas Antoine, 1671, pet. in- 18 oblong, mar. bleu, fil.

Un des lif rets rares de la bibliollièque Mêtine^ quoiqu'on en cite deux éditions qui ne diffèrent probablement que par le frontispice.

628. La Famille ridicule, comédie messine, revue, corrigée et augmentée j achevée d'imprimer pour la première fois en 17*0. Berlin, Jean Tôlier ^ in-8, mar. brun, fil. (Koehler.)

On se procure difficilement, mémt en Lomdnef enMe comédie lorraine qui a eu Thonnear d*être attribuée k deux bommes de beaucoup d'esprit. Le Duchat et Ancillon. Il y en a eu deux éditions, ou peut-être deux tirages, dont le plu» rare passe pour être celui qui contient, page 76, VEpiiaj^

de Pétrin des Grilles. Cette épitaphe n'est d' ailleurs qu'une plaisanterie personnelle et locale, dont le sel nous échappe tout-a-fait. Elle se trouve dans mon exemplaire.

629. Chan-Heurlin on les fiançailles de Fanchon. Poème patois messin, en sept chants. Par B*** et M*** de Metz, publié par M. G*^. Metz, de F imprimerie de C. Lamort, et se vend chez la veuve Devilly, 1787, in-8, mar. rouge, fil. (Kœhler.)

Chan-Beurlin est l'Iliade du patois messin. C'est un véritable poème conduit avec art, et qui mériteroit peut-être une analyse sérieuse. Il lui est malheureusement arrivé ce qui est arrivé à nombre de grandes et belles œuvres de l'esprit humain ; il n'a pas été achevé par son auteur, et l'édition que nous annonçons s'étoit arrêtée à la page 40. Un continuateur intrépide, et, il faut le dire, ingénieux et habile, se présenta depuis, comme Jehan de Meung après Guillaume de Lorris, et mit la dernière main au poème commencé avec tant de succès. C'est ainsi que les pages 44 à 70 furent ajoutées au fragment de l'édition imparfaite, en caractères et sur papier aussi conformes qu'il se pût faire k ceux qui avoient été employés pour le commencement. On comprend sans peine que cette publication définitive dut être fort restreinte dans le nombre des exemplaires; car le fragment, éparpillé entre les mains de quelques curieux, n'étoit pas resté en fonds dans le magasin de l'imprimeur. Transformé en cornets par l'épi cier, ou en pâte épaisse et solide par le cartonnier, il avoit presque entièrement disparu. 11 a donc fallu réimprimer Chan-Heurlin, et j'aime à croire qu'on n'y a pas manqué ; mais le fragment original, complété par la continuation, doit être un volume rare.

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