ROLLIN
Son fils , Rodolphe ou Rollin, est dit par le même auteur n'avoir eu que quatre ans lorsqu'il succéda à son père en 1286 ; mais le fait est peu probable , puisqu'il n'aurait pu à cet âge avoir encouru Tindignation de l'empereur Rodolphe de Habsbourg, et mérité la commise de son fief de*Neuchàtel. L'ayant obligé de se rendre devant lui au siège de Berne, en 1288, Rodolphe se laissa fléchir par son beau-frère Jean de Châlons , parent de Rollin , et consentit à lui laisser son fief, moyennant qu'il en fit hommage à ce même Jean de Châlons (38) ; acte qui. déploya tous ses effets en 1707 lors du changement de domination. En 1295, Rollin, avec ses sujets de Neuchâtel seulement , battit dans les plaines de CoOrane les troupes combinées des seigneurs de Valangin et de l'évéque de Bâle , composées des gens du Val - de - Ruz , du
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Salzgau , de Sainte-Ursanne et de Delémont. Les deux seigaeurs de Yalangin y furent faits prisonniers et perdirent beaucoup de monde (il a déjà été parlé de cet événement au sujet du trophée placé dans l'église collégiale de Nenchitel). Il octroya en 4297 aux bourgeois de Neucbàtel une charte, probablement la même mentionnée par Haller , mais dont il ne donne pas le détail (39). Rollin fut le premier des comtes de Neuchàtel qui conclut un traité d'alliance avec la ville de Berne : Tacte en fut passé la veille des calendes de mars 1303. On croit qu'il s'était marié en 1300 avec Eléonore de Savoie, qui lui apporta 4000 L. de dot, dont il donna quittance en 1308. Son testament est du ô mars 1337, et il mourut, dit Jonas Boyve, le 22 mars 1342. Sa sœur Marguerite était abbesse du couvent de la Maigroge près Fribourg.