Descriptions de quelques especes et varietes nonvelles de Mutilles d'Amerique
O Deux individus rapportés par M. Hogyiani de Porto Casado (Paraguay) concordent parfaitement avec la description que Gersta acker donne de sa hivittata et sont en tout semblables à nu exemplaire de cette espèce tpie je possède du Brésil, sauf toutefois que les quatre taches glabres du second segment abdominal sont d’un ronge de sang au lieu d'être d’un jaune orangé comme dans le type. Je ne puis considérer cette différence de coloration que comme constituant une variété locale à laquelle, pour la reconnaître, je donnerai le nom de rubrogutta ta. La taille des spécimens que j’ai sous les yeux varie de 12 à 15 millimètres.
Un autre individu rapporté par le même explorateur de Rio Mouday (Paraguay) est tellement semblable aux précédents sous tous rapports que son assimilation ne peut laisser aucun doute, mais la tête est entièrement noire et dépourvue des deux lignes juxta-oculaires de pubescence soyeuse, d’un jaune pâle, qui se voient chez le type de même que chez la variété r u b roguttat a. La disparition de ces ornements ue paraissant pas accidentelle puisque l’exemplaire est très frais, je la considère comme pouvant caractériser une variété que j’appelerai i m m a c u 1 i c e p s. La longueur de cette femelle est de 15 millimètres.
La J/, hivittata fait partie du 6e groupe de Gerxtaecler dont les types sont les J/, indica parallcla Klug et quadrinotata Klug . Ce groupe, assez homogène, comprend de nombreuses espèces de l’Amérique méridionale, assez voisines les unes des autres et caractérisées, dans le sexe femelle, par la tête à peu près de la largeur du thorax ou un peu plus étroite, avec les yeux globuleux, lisses, luisants, et les mandibules acuminées au sommet ; par le thorax ni ovale allougé, l'étréci en arrière, peu ou pas contracté en son milieu, avec les bords latéraux simples ou plus ou moins tubercules ; par l’abdomen péticlé, avec le dernier segment muui d’une aire pygidiale généralement bien distincte. La plupart du temps, le second segment abdominal porte deux et plus souvent encore
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Ernest André.
quatre taches glabres, luisantes, d’un rouge de saug on d’un jaune plus ou moi us rougeâtre.
Les mâles de cette division, dont presque aucun n’a été rapporté avec certitude à la femelle correspondante, se font remarquer par la tête généralement petite, avec les yeux entiers, convexes et luisants comme dans l’autre sexe, par le thorax ovoïde avec le seutellum non saillant et les éeaillettes petites, par l’abdomen nettement pétiolé et par les ailes pourvues de trois cellules cubitales et de deux nervures récurrentes. Son vent le second segment ventral porte en sou milieu nue fossette longitudinale, plus on moins développée et garnie de poils serrés.
En raison de l’importance de ce groupe et de son homogénéité, il me parait avantageux de pouvoir le désigner par un nom spécial et de créer pour lui nu sons-genre que je propose d’appeler T r a n m a t o m n t i 11 a , par allusion aux deux on quatre taehes sanguines qui ornent le plus souvent le second segment dorsal de l’abdomen.