Mutilla (Scaptodactyla) lacvissima nov. sp
çf Pallide ferrugineus, area ocellavi infuseaia , abdomine nigro, primo segmento rufo-brunneo, nltimo testaceo ; antennis , pedibus squamnlisqne testaceis ; alis hyalinis , nervis palhdis, stigmate magno s brunneo , cellula vadiali brevi , cellulis cubi talibus tribus , tertia incompleta , nervo récurrente unico . Corpus laevissimnm , nitidum , thoruce parce punctato , metanoto reticulato ; abdomine longe petiolato, polito, fere impnnctato, seg mentornm apice longe sed parce albo-ciliato, Caput ovation , thorace haud latins , oculis integris s sat convexis, subrotundis , distincte aveolatis , ocellis magnis, vitreis . — Long. 6—8 mill.
© Biodiversity Heritage Library, http://www.biodiversitylibrary.org/; www.biologiezentrum.at
Ernest André.
Tête et thorax d’un ferrugineux clair, région ocellaire noirâtre, abdomen noir avec le premier segment cVnn. brun plus ou moins rougeâtre et le segment apical testacé ; antennes, pattes et écaillettes d'un testacé pâle. Tout le corps éparsement hérissé de longs poils blanchâtres, plus rares sur le thorax, plus abondants sur l'abdomen où ils forment, au bord postérieur des segments deux et suivants, tant dorsaux que ventraux, de longs cils obliques, peu serrés. Pattes hérissées de poils blancs ; éperons d’un ferrugineux pâle.
Tête ovale, rétrécie et très arrondie en arrière, notablement prolongée derrière les yeux, lisse, luisante, marquée de quelques points très épars. Yeux assez convexes, entiers, arrondis, pourvus de facettes nombreuses et distinctes, situés très près de l’articulation des mandibules. Ocelles grands, convexes, vitreux, les postérieurs un peu plus rapprochés l’iui de l’autre que des yeux; un sillon bien marqué s’étend de l’ocelle antérieur au niveau do l’articulation des antennes ; épistome plan et même un peu concave ; mandibules tronquées et bidentées au sommet, inermes à leur bord externe; antenues grêles, premier article du funicule court, tous les autres très Y longés, le second à peine plus court que le troisième. Thorax assez étroit, allongé, rétréci en arrière; prothorax court, presque vertical, marqué de gros points enfoncés ; mesouotmu lisse, luisant, finement et très éparsement ponctué, ses sillons longitudinaux bien accentués et le traversant dans toute son étendue ; scutellum plan, triangulaire, luisant, éparsement ponctué ; écaillettes petites, translucides, lisses et luisantes; métanotnm allongé, s’inclinant eu courbe régulière d’avant eu arrière, non tronqué; il est largement ridé-réticulé avec le foud des mailles plan et luisant. Abdomen longuement et étroitement pétiolé, presque entièrement lisse et très luisant ; premier segment très allongé, elaviforme, muni de chaque côté de son milieu d’un denticnle obtus, après lequel il se renlle, mais en restant toujonrs beaucoup plus étroit que le segment suivant ; le reste de l’abdomen forme un ovale très aeuminé en arriére. Ailes hyalines avec les nervures pâles ; stigma brun, grand, très allongé et opaque ; cellule radiale courte, arrondie au sommet, s’étendant très peu au delà du stigma et à peu près de la même longueur et de la même forme que lui : trois cellules cubitales dont la première est grande, en ovale allongé, la seconde beaucoup plus petite et pentagonale, la troisième anssi longue que la première mais ouverte en dessous par suite de l’effacement de la nervure cubitale ; il n’existe qu’une seule nervure récurrente aboutissant avant le milieu de la seconde cellule cubitale. Pattes grêles, tibias intermédiaires et postérieurs inermes.
© Biodiversity Heritage Library, http://www.biodiversitylibrary.org/; www.biologiezentrum.at
Mutilles d’Amérique. 263
Rio Sauta Cruz (Patagonie), Silvestri. — Deux exemplaires.
J’ai déjà, dans mou étude sur les Mutillides du Muséum de Paris, ( x ) restitué à deux femelles du Chili le nom de Seaptodactyla donné par Burmeister à un genre créé par lui pour recevoir des Mutilles dont les deux sexes étaient d’une conformation absolument différente, et j’émettais l’avis que les mâles, sur l’identité desquels je n’étais pas absolument fixé, devaient être analogues à ceux compris jusqu’ alors dans le genre P/iotopsis . L’insecte que je viens de décrire concorde en tous points avec les caractères donnés à Seaptodactyla et il serait possible que l’espèce même fut identique à celle de Burmeister , mais je n’oserais l’affirmer, car la S. heterogama Burin, est très insuffisamment décrite au point de vue spécifique et est beaucoup plus grande que la nôtre. Quoi qu’il eu soit, je suis aujourd’hui convaincu que le mâle et la femelle décrits par Burmeister sont bien les deux sexes d’une même espèce et que leur disparité n’a rien d’inadmissible puisque, sans parler des Tricholabiodes africains on paléarctiques qui en offrent une tout aussi accentuée, l’étude des Mutilles exotiques uous en fournit encore d’autres exemples non moins remarquables.
Les mâles du genre Seaptodaetgla (que j’adopte comme sous-genre) se rapprochent extrêmement de ceux de Tricho labiodes sous le rapport de la structure générale, mais ils s’en séparent par leurs mandibules inermes en dehors et par la forme très différente du stigma et de la cellule radiale. Ces caractères al aires les éloignent aussi de la plupart des P ho top sis, qui ont la cellule radiale beaucoup plus grande que le stigma, mais les rapprochent an contraire des Braehyeistis Fox et Chypho'es Blake , lesquels appartiennent d’ailleurs à nue tribu différente, puisqu’ ils ont le dernier segment ventral terminé en crochet comme les Methoca , et que leurs ailes inférieures sont pourvues d’un lobe basal bien détaché qui manque chez Scnptodactylci .
Les caractères génériques on sous-génériques de Scaptodactyla ne pourront d’ailleurs être définitivement fixés que lorsque la connaissance certaine des femelles aura permis de répartir l’ancien genre Photopsis eu sections bien tranchées, ce qui est encore loin d’exister, malgré les essais tentés dans ce sens par M. Ashmead.