‹ Dessin géométrique et lavis: suivis de notions élémentaires d'architectureChapitre 43 sur 91 · S II. PORTES ET FENÊTRES · texte numérisé non relu

S II. PORTES ET FENÊTRES

264. Une porte, en architecture, est une ouverture ou baie pratiquée dans un mur pour servir de passage. On donne aussi le nom de porte à l'ouvrage mobile, formé de diverses matières, qui sert à fermer l'ouverture dont on vient de parler.

265. Une fenêtre est une baie ou ouverture ayant pour objet principal de laisser accès à la lumière du jour dans l'intérieur des édifices. L'ouvrage mobile qui sert à fermer la fenêtre s'appelle croisée,

266. Toute baie de porte est composée de deux jambages ou pieds-droits, d'un linteau et d'un seuil.

267. Le jambage est la partie du mur aux deux côtés d'une baie de porte; il reçoit la retombée d'un arc, ou la portée d'un linteau. Le parement d'un jambage ou d'un mur est sa face apparente.

26B. Le linteau est la partie supérieure d'une porte ou d'une fenêtre; il peut être, soit une forte pierre reposant par ses extrémités sur les deux jambages, soit une voûte plate ou cintrée, soit encore, dans les constructions ordinaires, une pièce de bois.

269. Le seuil est la partie, ordinairement en pierre, située au bas de la baie d'une porte, entre les jambages.

270. Le tableau est, dans une baie de porte ou de fenêtre, la partie de l'épaisseur du mur qui paraît au dehors, et qui est ordinairement à angle droit avec le parement extérieur.

271. La feuillure est l'entaille à angle droit qui est entre le tableau, ou partie extérieure, et l'ébrasement, ou partie intérieure. La feuillure est destinée à recevoir le châssis dormant soit de la porte mobile, soit de la croisée.

(1) Exemples à Paris : la galerie d'Orléans, &a Falais-Royal, est formée de por^ tiques sans piédestaux; les portiqoes des paviUoDf de la coofda Lonvre ont des piédestaux.

273. H éhrasement , ou embrasure, est l'élargissement fait intérieurement aux jambages d'une porte ou d'une fenêtre par un plan oblique à la face du mur.

Cet élargissement a pour but de faciliter l'entrée de la lumière dans les édifices, ainsi que d'aider au développement de la partie mobile, porte ou croisée, qui s'ouvre toujours à l'intérieur.

275. On peut tracer les trois divisions d'une porte ou d'une fenêtre comme il suit : on divise l'épaisseur du mur en trois parties^ l'une pour le tableau, les deux autres pour l'ébrasement et la feuillure. On peut donner à cette dernière le tiers de la largeur du tableau.

Plan d'un jambage. ,

274. V appui est la partie inférieure d'une fenêtre; il est formé d'une pierre plate faisant quelque peu saillie, à l'extérieur, sur le nu du mur où s'ouvre la baie (*). L'appui est souvent orné de moulures.

27». Les fenêtres et les portes peuvent avoir des proportions semblables; la hauteur est habituellement comprise entre une fois et demie et deux fois et demie la largeur de l'ouverture.

(1) On entend par nw, en arclii lecture, la surface unie d'après laquelle on détermine la saillie des monlnres on des ornements; ainsi on dit qn'un pilastre doit exeéder le nu d a mur d*un édifice de tant de parties du module.

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