‹ Dessin géométrique et lavis: suivis de notions élémentaires d'architectureChapitre 46 sur 91 · CHAMBRANLES, REFENDS, BOSSAGES · texte numérisé non relu

CHAMBRANLES, REFENDS, BOSSAGES

Les consoles sont souvent appuyées sur un contre-chambranle, sorte de montant placé à côté du chambranle.

5888. Le chambranle ne doit pas avoir moins du sixième de la largeur de la baie, ni plus du cinquième.

La proportion de l'entablement est au vide de la hauteur au moins le cinquième et pas plus que le quart.

Les consoles ont ordinairement la moitié de la largeur du chambranle, quelquefois elles ont jusqu'aux deux tiers; rarement elles égalent le chambranle.

280. En plus de la corniche, un chambranle peut être couronné par un fronton. Nous expliquerons plus loin (300) cet ornement (*) .

287. Les portes et les fenêtres sont souvent décorées par des refends et des bossages qui leur donnent un caractère d'austérité et de force (*).

288. Les refends sont des petits canaux ou rainures de séparation taillés sur les développements des lits et joints des pierres pour les mettre en évidence.

289. Les bossages sont des éminences qu'on laisse à la surface des pierres de manière à former des compartiments.

On donne une grande variété à l'aspect des bossages : les arêtes saillantes sont taillées en biseau, ou bien arrondies; la face est rustiquée ('), alors que seulement les arêtes, les refends et les bords des bossages sont lisses; parfois elle est couverte de ver-

(!) An palais du Louvre; au boulevard de Sébastopol.

(2) La Bibliotbèque, du côté de la rue Vivienne; le théâtre de rodéori.

(3) Bâtiment de l'administratioa de l'Assistance publique, place de l'Hôtel-dC' Ville.

miculures (*) ; quelquefois aussi elle est taillée en pointe de diamant.

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Les façades extérieures d'édifices, tels que corps de gardes , casernes, fabriques, ou maisons ordinaires, ont souvent des chaînes de pierres, c'est-à-dire des bossages pour fortifier leurs angles.

290. Les intervalles des fenêtres, les pieds-droits des arcades, sont souvent décorés de niches ; c'est un renfoncement pratiqué dans l'épaisseur d'un mur pour placer une statue. La décoration est relative à l'ordre dans lequel la niche est pour ainsi dire enchâssée (*).

On lui donne ordinairement en hauteur deux fois et demie, ou deux fois et trois quarts ce qu'elle a de largeur.

29i. On appelle mascaron une tête grotesque, ou masque, que les architectes placent sur la clef des arcades ou portiques, aux fenêtres, etc.

S IVi SOiTBASSEMENtS^ ATTlQtJES^ CARIATIDES*

292. Le soubassement est la base d'un édifice, une espèce de piédestal continu ayant une base et une corniche. 11 a pour objet d'élever, à une certaine hauteur au-dessus du sol, la partie principale de Tédifice auquel il appartient (*).

(1) L'aile du Louvre, du côté de la Seine ; la porte Saint-Martin.

(2) Exemples à Paris : au palais du Louvre ; au palais des Tuileries ; à l'église de la Madeleine.

(3) Le soubassement de la colonnade du Louvre ; celui de l'aile du même palais, du c6té de la Seine.

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