‹ Dessin géométrique et lavis: suivis de notions élémentaires d'architectureChapitre 83 sur 91 · ORDRE TOSCAN · texte numérisé non relu

ORDRE TOSCAN

Fig. 4. — Élévation de la base et du piédestal.

Fig. 2. — Coupe verticale de la base et du piédestal.

Fig. 3. — Plan de la base et de la corniche du piédestal.

Fig. 4. — Coupe horizontale du piédestal, faite au-dessus du socle.

Fig. &. — Ëlévatioa de i entabi<)ment et du chapileau.

Fig. 6.' — Coupe verticale de rentablement et du chapiteau.

Fig. 7. — Plan du chapiteau et de l'entablement, vus en dessous.

Fig. 8. — Imposte pour l'arcade sans piédestaux.

Fig. 9. — Imposte et archivolte pour l'arcade avec piédestaux. Dans cette figure on a tracé la coupe horizontale de l'archivolte, pour indiquer la saillie de cette dernière sur le tympan de l'arcade.

Données. — Le module, pour toutes les figures du dessin , est égal à 30 millimètres.

Disposition du dessin. — Tracez la ligne de terre, pour le piédestal, à 72 mill. de la ligne inférieure du cadre; — prenez l'axe de la ûg. 4 à 420 mill. du cadre, et celui de la fig. 5, également à 120 mill. du côté opposé.

Tracé. — Commencez par construire l'échelle; — portez d'abord les dimensions des masses principales, c'est-à-dire, pour le piédestal : celles de la base, du dé, de la corniche; portez aussi celle de la hauteur totale de la base de la colonne; — portez ensuite les dimensions de chacune des divisions des parties dont vous venez d'obtenir les masses. — Cela fait, déterminez les largeurs du dé et du fût de la colonne ; — enfin , terminez en portant les dimensions des profils faisant saillie ou retraite sur les lignes principales primitivement obtenues. — Procédez de la môme manière à l'égard de l'entablement et du chapiteau.

Observez bien, lors du tracé des profils, les constructions indiquées au tore (G), au talon (F) et au cavet (H). Remarquez aussi que le quart de rond (K) et la baguette (L) de l'entablement ont leurs centres sur une même verticale; que le talon (P) se détermine de la même manière que celui (F) du piédestal; enfin, que le profil de l'échiné (V) du chapiteau n'est pas un quart de circonférence. Les points de centre et de tangence pour ces diflerents profils doivent être déterminés très-rigoureusement.

Lavis. — Sur le modèle , les parties coupées sont représentées par des hachures, mais, comme ce travail ne se peut faire bien que lentement, il est préférable, sur le dessin, de remplacer ces hachures par une teinte très-faible de carmin très-étendu d'eau. Cette teinte devra être posée immédiatement après la mise à l'encre au trait fin, avant toute application de traits de force; ceux-ci, comme les écritures, ne doivent jamais être mis qu'après le lavis terminé.

Traits de force. — Les traits de force doivent être formés d'unç encre plus noirc-ciis celle employée pour les traits fins; ils doivent être apparents sans être trop lourds. L'excès de grosseur d'un trait de force est un défaut, car il est d'un effet désagréable.

49î DESSIN GÉOMÉTRIQUE.

ORDRE DORIQUE

Fig. 4 . — Élévation de la base et du piédestal.

Fig. 2. -- Coupe verticale de la base et du piédestal. —Dans cette figure, on a indiqué le refouillement fait sous le larmier de la corniche.

Fig. 3. — Plan de la base.

Fig. 4. — Élévation de Tentablement denticulaire et du chapiteau.

Fig. 5. — Coupe verticale de l'entablement et du chapiteau.

Fig. 6. — Plan du chapiteau, vu en dessous.

Fig. 7. — Plan de l'entablement, vu en dessous. — Il montre les divisions, les moulures et les gouttes qui ornent son plafond ou so3ite.

Fig. 8. — Imposte et archivolte pour l'arcade avec piédestaux. — Les profils de l'archivolte sont les mêmes que ceux de l'imposte.

Fig. 9. — Tracé des cannelures au moyen d'un triangle équilatéral.

Fig. 10. — Tracé des cannelures au moyen d'une demi-circonférence.

Fig. 11. — Élévation et coupe horizontale d'une goutte de l'architrave.

Fig. 12. — Coupes verticale et horizontale d'une goutte rampante du soffite de la corniche.

Données. — Le module, pour les fig. 1 à 7, est égal à 30 millimètres. Le module des détails, fig. 8 à 12, est de 60 millimètres.

Disposition du dessin. — Tracez la ligne de terre, pour le piéd3Stal, à 55 mill. de la li^ne inférieure du cadre; — prenez l'axe de la fig. 1 à 120 mill. du cadre, et celui de la fig. 4 à 102 mill. à partir du côté opposé.

Tracez l'échelle sur le bord de la feuille, en dehors du cadre. Cette échelle, appelée échelle de service j doit S3rvir à construire le dessin; celui-ci étant complètement tracé et mis à l'encre, on reporte sur une ligne tracée à l'intérieur du cadre les divisions de l'échelle de service; celle qui figure au dessin n'a alors subi aucune fatigue.

Tracé. — Rappelez-vous que, pour construire avec exactitude, il faut d'abord porter les dimensions des masses principales, por-

ter ensuite les dimensions des subdivisions, et, enfin, terminer par les saillies des profils. — Mais, en portant les subdivisions, ayez soin de les additionner chaque fois les unes aux autres, et non de les ajouter une à une à la suite. — Pour la base du piédestal, par exemple, mesurez 4 parties et portez-les au-dessus de la ligne de terre; — mesurez ensuite 6 { parties, qui égalent 4 -f 2 i, pour les porter à partir de la ligne de terre ; — mesurez encore 8 l parties, formées de 4 + 2^ + 2, pour les porter aussi à partir de la ligue de terre; — enfin, mesurez 9 ■? parties, qui sont 4-|-2^-f2-f4,et portez-les toujours à partir de la ligue de terre. En opérant ainsi vous vous éviterez des inexactitudes d'autant plus appréciables que le nombre des dimensions à porter serait plus considérable ( ^ ) .

Toutes les dimensions en hauteur étant obtenues, déterminez les saillies des profils en appliquant la m^me méthode.

Pour obtenir les cannelures du fût de la colonne (fig. 3 et 6 ), divisez lademi-circonférence en dix parties égales (P* partie, 322), et appliquez ensuite l'une des deux constructions suivantes : — Prenez la division ab (fig. 9) pour base d'un triangle équilatéral dont Je sommet c sera le centre de l'arc formant la cannelure. — Pour avoir des cannelures plus prononcées, joignez les points a et b (fig. 10) par une droite, et élevez sur son milieu une perpendiculaire cd : le point d sera le centre de l'arc formant une cannelure plus creuse.

L'arc convexe qu'on voit à chaque cannelure (fig. 6 ) est la projection de l'intersection de la partie supérieure de la cannelure avec la surface courbe située sous l'astragale.

ORDRE DORIQUE

Fig. 1 . — Élévation de l'entablement mutulaire et du chapiteau.

Fig. 2. — Coupe verticale de l'entablement et du chapiteau.

Fig. 3. — Plan du chapiteau vu en dessous.

Fig. 4. — Plan de l'entablement, vu en dessous. — Cette figure montre les divisions et décorations du soffite, ainsi que les faces inférieures des mutules ornées de gouttes.

(1) Ces mexactitndes proviendraient des déplacements répétés du compas, et, à chague déplacement, de rincertitnde de la position exacte à donner à la pointe, surtout si le trait de crayon était trop lourd.

194 DESSIN GÉOMÉTUIQUE.

Fig. 5, — Élévation et coupe horizontale d'une goutte carrée.

Fig. 6. — Élévation de l'entablement et du chapiteau dorique grec du grand temple de Pœstum.

Fig. 7. — Coupe verticale de l'entablement et du chapiteau dorique grec.

Fig. 8. — Élévation de la colonne à sa base, et des marches qui forment le soubassement. — Ces marches sont au nombre de trois; la colonne n'a pas de base; la diminution du fût est uniforme dans toute sa hauteur, la colonne a la forme d'un tronc de cône.

On a tracé en ponctués, dans cette figure, les demi-plans de la colonne à sa base et à son sommet.

Fig. 9. — Coupe horizontale d'un triglyphe et plan d'une mutule, vus par-dessous. — L'ornementation de sa face inférieure consiste en trois rangs de petites cavités cylindriques.

Fig. «10. — Coupe horizontale des gouttes de l'architrave et plan du bandeau qui les surmonte, vus en dessous.— Ces gouttes sont de forme cylindrique.

Fig. 41. — Coupe verticale d'une partie du chapiteau, montrant les profils des rainures et des annelets.

En présentant un exemple de dorique grec , nous avons voulu montrer ce que cet ordre était à son origine et quelles sont les modifications qu'y ont apportées les Romains.

Données. — Le module, pour les fig. 1 à 4, est égal à 30 millimètres. Pour les fig. 6 à 1 0, l'échelle est au tI^, c'est-a-dire que 30 millimètres égalent 1 mètre. La fig. \ 1 est réduite au 7^„ , l'échelle est donc de 10 millimètres pour 1 mètre.

Disposition du destin. — Tracez la ligne supérieure de la troisième marche à 40 mill. du cadre ; — prenez la ligne d'axe de la colonne (fig. 6) à 125 mill. du cadre, et l'axe de la colonne de l'entablement mutulaire (fig. 4 ) à 402 mill. — Faites ensuite l'échelle delà fig. 4, ainsi que celle de la fig. 6. L'échelle do cette dernière figure nécessite beaucoup, de soin à cause des petites divisions qu'elle comporte, et exigeld'ôtre mise à l'encre pour en faire usage.

Tracé. — La marche à suivre ë^ absolument la même qu*au dessin précédent. — Ajoutons cependant que le trigl\^he s'obtient en divisant sa largeur en d&àze parties égales; donnez deux parties à chacun des intervalles d^es rainures, deux parties à chacune des rainures du milieu, et une partie à chaque rainure extrôme.

On remarquera que pour obtenir les cannelures de la colonne de l'ordre dorique grec (fig. 6 et 8), il faut préalablement en tra-

cer la projection horizontale qui est figurée en lignes ponctuées ;fig. 8). Ces cannelures sont au nombre de vingt-quatre, et leur (iourbure s'obtient au moyen de la construction (fig. 10, pi. 21 ).

PLANCHE tS.

ORDRE IONIQUE

Fig. 1. — Élévation de la base et du piédestal.

Fig. 2. — Coupe verticale de la base et dupiéde$tal.

Fig. 3. — Plan de la base.

Fig. 4. — Élévation de l'entablement et du chapiteau.

Fig. 5. — Coupe verticale de l'entablement et du chapiteau.

Fig. 6. -- Plan du chapiteau renversé.

Fig. 7. — Élévation latérale du chapiteau. — Elle montre le profil de la volute et le balustre.

Fig. 8. — Coupe verticale de la volute par un plan passant par le centre de l'œil.

Fig. 9. — Œil de la volute avec le détail des points de centre pour le tracé de la volute suivant la première méthode.

Fig. 10, — Seconde méthode pour le tracé de la volute.

Fig. 11. — Volute obtenue suivant la seconde méthode.

Fig. 12. — Imposte et archivolte pour l'arcade avec piédestaux. — L'imposte de l'arcade sans piédestaux a les mômes profils.

Fig. 13. — Coupe horizontale de l'archivolte de l'arcade avec piédestaux.

Fig. 14. — Coupe horizontale de l'archivolte de l'arcade sans piédestaux.

Fig. 15 et 16. — Coupe verticale delà base, dite attique, et tracé de sa scotie.

Données. — Le module pour les fig. 1 à 7 et 12 à 15 est égal à 25 millimètres; il se divise en dix-huit parties égales. — Le module pour les détails (fig. 8, 10, 11 et 16) est égala 50 millimètres. — La fig. 9 est à une échelle huit Jois plus grande que celle de l'ensemble (fig. 4).

Disposition du dessin. — Trdcez la ligne de terre, pour le piédestal, à 60 mill. de la ligne inférieure du cadre ; — prenez l'axe de la fig. 1 à 105 mill. du cadre; et l'axe du chapiteau (fig. 4) à 122 mill. du côté opposé. — Faites l'échelle devant servir à construire les fig. 1 à 7 et 12 à 15.

Tracé. — Pour l'ensemble du dessin la marche est la même que précédemment.

Observez que le fût de la colonne est orné de vingt-quatre cannelures demi-circulaires, qui se terminent carrément à la naissance du congé de la base, et ont une forme demi-sphérique près le chapiteau. — La largeur de la côte de la cannelure est égale aux y du diamètre de la cannelure; il faut donc diviser en neuf parties égales la distance comprise entre les axes de deux cannelures consécutives, en donner sept à la cannelure et deux à la côte ou filet.

11 y a deux méthodes pour le tracé de la volute ionique. Nous avons déjà vu la première (pi. 4 , fig. 2) au commencement des exercices ; mais dans le tracé que nous rappelons, on n'a obtenu que le contour extérieur du filet ou listel qui forme le dessin de la volute : il faut aussi en tracer le contour intérieur. On y procède en suivant la même marche, mais en choisissant d'autres centres. — Partagez les intervalles i-5^ 2-^^ 5-7^ etc. (pi. 1, fig. â) en quatre parties égales, vous aurez pour résultat la fig. 9, pi. 23 ; — de chaque division la plus voisine de chaque point qui a déjà servi de centre décrivez successivement douze autres arcs de cercle, ils formeront la seconde spirale du filet; c'est-à-dire décrivez le premier arc intérieur du premier point de division de la ligne {'5j le second arc du point de division le plus rapproché du point 2j et ainsi de suite.

Pour appliquer la seconde méthode (fig. 44) : — abaissez, comme dans les cas précédents, une verticale (appelée cathète) de l'extrémité inférieure du tailloir; — portez neuf parties de / en a, pour déterminer le centre de l'œil de la volute, et sept parties de a en 5; — décrivez la circonférence de l'œil en prenant une partie pour rayon ; — divisez cette circonférence en huit parties égales (ou plutôt une circonférence de plus grand rayon, décrite du même centre), et tracez les diamètres en les prolongeant indéfiniment. — Formez maintenant un triangle rectangle abc (fig. 10) dont le côté ab soit égal à neuf parties du module, et le côté ac égal à sept de ces parties ; — tracez au point a une circonférence égale à l'œil de la volute ; — avec le rayon ac et du point c comme centre décrivez un arc que vous diviserez en vingt-quatre parties égales ; — menez du centre c à chaque point de division une ligne que vous prolongerez jusqu'à la rencontre avec le côté ab. — Cela fait, portez successivement sur chacune des lignes qui divisent l'œil de la volute (fig. 11), dansl'ordre où elles se présentent en commençant par le point d et à partir de leur point d'intersection avec la circonférence de l'œil , les longueurs O-ij 0-2,

0-5, etc. (6g. 40) ; — les points /, 2^ 3, etc., appartiennent à la courbe cherchée. On peut alors faire passer par tous les points obtenus, sur les huit rayons, une courbe tracée à la main. — Pour tracer le contour intérieur, portez sur les huit rayons les divisions qui se trouvent sur la ligne ah' (fig. 40), et opérez ensuite comme pour le contour extérieur.

Si les vingt-quatre points paraissaient trop espacés pour assurer convenablement le tracé, on pourrait doubler le nombre des divisions de l'arc, surtout au commencement, et l'on marquerait de nouveaux points de la courbe sur des rayons intermédiaires aux premiers. •

Cette méthode est préférable à la précédente, en ce que la courbure de la ligne dont elle détermine le tracé varie d'une manière continue; mais elle est moins commode en exécution, et il est rare qu'on y ait recours.

PLANCHE 1t4.

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