C.OUP-D fim. r.KTROSPF.f.TIF
le positifdes choses, qui nagent dans le vague on plutot qui s'f noient, n'auront pas manque' de diro : " voici de'ja le bout de » l'utopie qui passe, n
Ce jugement n'a rien qui doive e'tonner de leur part, vu leui profonde ignorance, lis ne savent pas que dans les sciences exaclcs le proce'de general de solution consiste a supposer d'abord le problem", resolu. C'est ainsi que Ton pose la question , qu'on se met face a face avec elle, qu'on de'termine ses conditions, et que Ton se met en mesure de de'gager les inconnues du probleme. C'est par cette me'thode que Ke'pler a determine' les trois grandes lois sur lesquelles est assise l'astronomie moderne ; c'est e'galement par une bypotbese que Newton a debute dans son livre des Principes mathematic/ncs de la philosophie naturelle, ou il a fonde' la me'eanique celeste : on en pent dire autant de Copernic pour l'explication des mouyemens apparens , de Colomb pour la de'eouverte du nouveau continent, et en general de tons les ge'nies qui ont ouvert une carriere quelconque a l'esprit bumain.
Cette me'thode , qui m'a fourni le moyen d'articuler le but que doit se proposer d'atteindre la science sociale, nous a donne', inde'pendamment de plusieurs autres consequences, les tbe'oremes suiyans, sayoir :
Que la tacbe de l'Homme sur cette terre est la ge'rance de la surface du globe qui ae'te' donne en proprie'te a l'espece, et que cette tacbe doit etre accomplie par le de'veloppemcnt de toutes les faculte's indiyiduelles, suivant des directions ordonne'es entre Hies et conyergentes au grand foyer d'actiyite de l'espece ;
Que l'Homme , par consequent , ne peut entrer dans la voie de sa Destine'e vraie, qu'a la condition d'organiser une socie'te
GOTJP-D €EIL RETROSPECTIF. .)
ayant puissance de regularise)' le travail humanitaire suivant les lois fixes et determines qui re'sulient de I'organisme mcme tie la nature humaine ;
Que loote forme sociale dunt la constitution repose sur un principc gc'nc'ratcur du desordre, de l'anarchie, de la guerre, e'tant radicalement fausse , il nes'agit point de peiTeclionnei pareille forme sociale, mais de la remplacer par une autre, donl le me'canisme doit etre de'duit de la nature passionnelle de THomme, et applirpie'aux grandes convenances humanitaires ;
Que la transformation sociale, quelle qu'elle soil, doit reposer en premier lieu sur une organisation harmonique de la Commune , element alve'olaire de la socie'te' et premier atelier du travail humanitaire :
Cettehypothese, enfin, nous a found un point d'appui fine pour e'tablir re'gulierement la critique de la socie'te dans laquelle vivent aujourdhui les nations les plus avancees dans le'chelle du mouvement, et pour appre'eier la valeur des pe'riodes sociales qui lout pre'ee'de'e dans cette e'chelle. — Nous avons proce'de' ensuite a celte haute critique , qui s'est divise'e naturellement en deux sections distinctes.
Critique. Premiere section. Dans la premiere section, prenant corps a corps la socie'te telle qu'elle est en fait , les conditions sociales au sein desquelles agissent les peuples europe'ens, nous avons rendu saillante et palpable 1'eflrayante quart tite d'action humaine que ces fausses conditions divertissent de son veritable et utile emploi , — qui est la creation des ri -
4 C.OUP-DCKIL P.KTROSPEC.TIF.
chesses gene'rales ct clu bien-utrc materiel et inlellectuel , — ■ soil pour l'employer a detrnire, soit pour la paralyser et l'occupei a des operations raclicalement improductives. — 'Nous avons raontre' encore quelle quantite non moins effrayante dc force est dilapide'e par le fait de la non-organisation des operations productives.
Nous avons fait voir que cette dilapidation des forces, de'rivant en principe du Morcellement de Taction humanitaire, se traduisaitsous nos yeux, dans nos relations industrielles, coinmerciales, etc. , par les grands de'sordrcs de la divergence anarchique nomme'e aujourd'hui libre concurrence, si niaisement prone'e par les anes savans qui , sous les bannieres de la politique et de re'conoinisme , endoctrinent maintenant les gouvernernens et les peuples.
Cette critique a rendu sensible a tout hommc dc bon sens que, relativement aux moyens d'action industrielle , aux proce'de's techniques dont Thumanite' est aujourd'hui pourvue dans les sciences et dans les arts , la de'perdition du bien-etre est pousse'e a son maximum d'energie, par suite du systeme vicieux qui regit la production , la distribution et la consommation , dans la Civilisation actuelle.
Critique. Deuxieme section. Ellea ete consacre'e a Texamen des diffe'rentes formes sociales. Nous avons e'tabli d'abord la forraule transcendante du mouvcment dans sa ge'ne'ralite' universelle : nous avons fait ensuite Tapplication sociale de cette formule au de'veloppeinent de rHumanite' poste'e sur nn globe de l'ordre du notre (i).
(i) II va sans tlire que celtc formule ge'ne'rale se modifie dans loutes les applications particulieres. — On pourrait de'monlrer quelle contient en elle-meme la loi de ses modifications, e'esu
COLI'-D WIL RETP.OSPECTIF. 3
Nous avons passe en revue les pe'riodes successives parcoiuues par l'Huraanite sur notre globe; nous avons mis en evidence les principaux anneau.x de la chajne que forment ces pe'riodes successives , et nous avons montrc comment cette chatne se prolonge dans 1'avenir, en passant du mode suhversif au mode harmouique. — Nous avons donne ainsi la nortne du progres et constate' que le but final on te'le'ologique des pe'riodes successiveraent parcourues par i'Hum&nite, en des lieux diffe'rens et a plusieurs reprises, e'tait la couquete des ressources au moyen desquelles rHumanite peut s'e'levcr a la constitution de la forme sociale comhinee , societaire ou harmonique , c'est-a-dire, de la forme dans laquelle le principe dissociation remplacant celui de Morcellement, la convergence et Taccord des forces huinaines se trouvent substitue'es a leur divergence et a leur lutte.
J'ai termine cette premiere partie de mon travail en insislant sur l'e'poque criticjuc ou se trouve une Civilisation lorsqu'elle a
a-diie Louies les fonclions qui fonl varier ses applications diverses : el cVsl la le caraclere supreme do sa general he.
On pcul comprendre ce que j'enonce ici, en refle'ehissant que celte loi determinant, par exeinplc, la hierarchie des globes dans nn tonrbillon^ et gouvernant ainsi le sysleme de la creation sur cliacun de ces globes suivant son litre et son rang dans cclle liierarchie, il en resulle que la formule generate appliquc'e au mouvemenl social de riiumanitc' sur un globe, contenant ne'eessairemenl une fonclion du litre de ce globe et de la richesse de la creation sur ce globe, sera modifie'e suivant eel ordre hie'rarchiquc, suivanl ce litre spe'cial. — Ainsi les rc'sultats de l'applicalion de la loi ge'ne'rale des Destinees au mouvemenl social sur les difle'rens globes, pour etre analogues entrc eux, ne sont cependant pas idcnliqucs : el la connaissance de la loi fournit les moyens de determiner les differences et les rapports Ccst pour avoir ignore
cetle loi ge'ne'rale , disons-le en passant, que nous d'avons eu jusqu'a Fourier, rpie des cosmogonies empvriqucs, fausses et irnaginaires , ou tntscrablement fragmenlaireS.
0 COUP-I) lEIt KETKOSPECTH.
atteint lc point do lnalurite o'u la notre est arrive'e. J'ai fait Ton, et park te'moignagc des faits historiques, et, plus scientifiquement encore , par rappre'cialion directe des clioses , que notre socie'te, si ellc ne passe pas a un e'chelon supe'rieur , est raenace'e de decadence et de chute en pe'riode inferieure ; cc qui condamnerak rHumanite' a recoramencer, sur de nouveaux frais, de douloureux essais de de'veloppement (i).
Apres avoir tcrmine la panic negative ou critique , nous sommes entre's dans la partie positive on organique.
Organisation. Premier livre. Ce livre a e'te' consacre a poser et discuter 1' ensemble des principes primordiaux sur lesquels doit etre base'e une sainc e'conomie sociale. Ce n'est pas arbitrairement que je me suis pns a exposer d'abord lcs principes relatifs a la constitution industrielle et materielle du regime socie'taire. La vie sociale, comme la vie humaine, est composcc, et il est fort ridicule de s'occuper de Tame, des jouissances du cccur el de Tesprit, avant d'avoir songe a pourvoir aux premieres
(i) Si la Civilisalion europe'enue cntrail un jour en pleine decadence , a la suite de convulsions politiques et sociales , la Barbarie qui en resulterait ne serait tres-probableinent pas aussi grossiere que celle qui a succe'de' aux Civilisations de l'Asie occidenlale, de l'Egypte et de l'Empire romain. Celte difference serait due a la constitution fixe des sciences, opere'e par notre Civilisation, eta I'Impkimerie , qui a trop universalise leurs documeus, pour qu'ils puissent etre enlierement aue'antis dans la catastrophe de chute. Aiusi, ce serait a une pure invention materielle, Timpi imcrie, que riiuniauite devrait sa nuilleure plauche de salut. — Quant aux sublimes conceptions morales, philosophiques , religicuses et spirilualistes donl nos barbouilleurs Utterances et politiques font tant de fracas, Dieu sail ce qu'elles devieudiaieut dans ce calaclysmc. 11 est probable que leurs debris sei viiaient a pngendrer de nou-
COUP-D t*UL RETROSPECTIF. 7
ne'cessite's tie la vie. Ventre affame n'a point d'oreilles; e* ce spiritiialisme politique qui professe le de'dain de la matiere, ne fait preuve que d'une profonde et fondamentale inintelligence des choses.
Le fatras des doctrines pbilosophiques, les vanite's politiques et les aberrations morales , tant anciennes que modernes , dans lesquelles l'esprit public est aujourd'bui submerge', nous out impose Tobligation de nous e'tendre longuement sur la position du probleme social et sur la haute importance de la question des inte'rets male'riels. J'ai du de'montrer rigoureusement que tout developpement des sentimens sociaux est subordonne a cetle question , et (pie tant qu'on affecterait de la de'daigner pour fairc de la phrase'ologie constitutionnelle ou re'publicaine , des declarations des droits de Tbomme et du citoyen, des traites de morale et autres sottises , on continuerait toujours a patauger dans ces disputes de Bas-Empire, qui feront de notre e'poque impuissantc, verbeuse, libe'rale et mercantile, une des e'poques les plus bonteuses des mauvais temps de rinimanite'.
Cette question est la pierre angulaire de la science sociale , et les deux premiers livres de la partic orgaaique ont e'te consacre's,
velles disputes, a raviver des fanalismes c'teinls , et a fouruir aux homines de uouveaux pretextes pour ensanglanter leur terre.
Toutcfois, rnalgre' rimpritnerie ct la constitution des sciences, i\ se pourrait bieii faire que la chute en pe'riode iuferieure entrainat les re'sullals les plus terribles, a cause de la degradation materielle elcliniate'rique de la planele, degradation bien plusavance'e aujourd'liui qu'aux e'poques des revolutions sociales pre'ee'dentes : et je ne craius pas d'exprimer ici couime mon opinion , que si la Civilisation, s'etendant sur l1Aineriquc, avail alors exerce sur ce continent les deboisemeus et les grands ravages qu'elle a fails sur Taueien, la vie de la planele pourrait ctre gravcuieut coniproniise par quelques centaiues d'annees de perturbation. — Mais la decouyerlc du regime sociclaiic pte. loule chance a ccs e'vcucniens.
8 <;olP-l)'tHlI. RLTROSl'ECTIF.
dan.-, mon premier volume, a la poser et a lui donncr scs premiers de'veloppeniens.
Dc quelque cole que soit atta<juu'c la question soeiale, nunavons reconnu que I1 organisation du travail en est le fondcment veritable. Cet e'nonce n'cst d'ailleurs autre chose que la traduction prosa'ique dc 1' expression gcne'rale de la Destine'e terrestre de riiomme; car, poiir<|ue Thommc accomplisse sa gc'rance else pose ordonnateur, dominateur et roi sur son globe, il faut qu'il organise toutes ses puissances, qu'il dirige leur action unitaire et combine'e sur son ceuvre, en un mot, qu'il organise la grande Industrie bumanitaire.
Et si Ton voulait faire ici one mauvaise dissertation de sceptieisme et d'athe'isme dans lebut de nier qu'il y ait une Destines prectablie pour riiomme, je me contenterais de re'pondre : que si riiomme n'a pas recti mission de gouvemer le globe , s'il n'a pas ete prepose a cette tdche par prevovAnce di- \ ine, he bien ! il faut alors qu'il prcnne , lui, cette tdche , par prevovAnce humaine. — Qu'a-t-il de miens a faire sur la lerre que d'y faire re'gner Tordre, la paix et le bonheur i* et comment ces resultats peuvent-ils etre attcints autrement qu'en coordonnant les facultes et les forces bumaines dans un grand systeme de travail bumanitaire, capable dc cre'er d'abondantes lichesses , et l'accord universel ?
Les abeilles pre'sentent dans leurs ruches des modelcs d'ordre, de travail combine et d'harmonie. He bien! des les premiers jours dc jtiillct , quand les fleurs deviennent rarcs dans la campagne , on voit les ruches qui ont neglige' de faire des provisions suihsantes , se livrer d'effrayans combats; et quand toutes leurs provisions sont dissipe'es, elles font invasion chez les voisines : a. cette e'poqne encore, les guepes et les frcions, qui vivent sans prevoyance , au jour le jour , et qui j usque-la avaient trouve paturc dans les champs en i espectant les ruches , commenccnt a les alia
flOUT-D iV.lt. REtROSPECTIF. ()
quer eta exercer le brigandage. C'est ici dc rhistoirc naturellc aussi vraic pour les homines que pour les abeilles. Pour que les abeilles vivent en paix et en bonne harmonic, il faut qu'elles (assent du miel, et non pas qu'elles passcnt lcprintemps a e'eouter des sermons ct des radotages dans lesquels on leur dirait de mcpriser les interets materiels et les richesses, de se resigner aux sacrifices. Les plus belles predications dc morale et dc charite se termincraicnt , dans leurs ruches , corarae dans nos socie'le's, par la discorde ct la guerre. — Done le probleme social quil faut rc'soudre doit s'e'noncer ainsi dans toutc sa eeneraHte :
Organiser le travail humanituire sur le globe , de telle sorte que son effet utile soit le plus grand possible ; cesta-dire de telle sorte qu'il ij ait unite d' action, convergence de toutes les forces , et que le mode de travail soit en consonnance avec les penchans natifs de Vhomme, qu'il les developpe, les utilise, les satis fosse, et par consequent les legitime: — dc telle sorte encore que les produits de la si/nergie des efforts humains soient repartis a tons les individus proportionnellement au concours de leur action individuelle dans Taction generale.
A ccs conditions- la , vous aurez des hommes nalurclleincnt disposes a s'unir les uns aux autrcs par toutes les affections puissantcs que Dicu a de'posees dans leurs cccurs , au lieu d'avoir des betes fe'roccs, toujours prctes a se de'vorer, parcc que la pature est insuflisante.
Et puis alors, s'il y a encore des passions radicalemcnt mauvaises dans I'homme, si Dicu a mal fait I'homme, alors, inoralistes anciens, ct pieties anciens, vous sefez en droit de corriger I'ouvragede Dicu, el alors encore, vous aurcz certai nemenl moms de peine qu'aujourd'hui pour obtcnii dc meilleiirs
1U COUl'-b tfclL RETROSPEGTIF.
re'sultats. — Jc ne crois pas que Ton pursse composer avec voiis de meilleure grace.
Apres avoir etabli, an premier volume, les principes rigoureux ct positifs que nous venous de rappcler britvement , nous ayons reconnu que la grande question de l'organisation du travail humanitaire se re'solvait en premier lieu dans cclle de l'organisation de Tatelier e'le'mentaire , dd'alveole, de la Commune.
Nous avons constate, que des deux proce'des contraircs sur lcsquels peut reposer le systemc d'action humaine dans la Commune, l'un, celui de Morcellement , ne produit tjtie de'perdilion de.> forces , frottemens, misere , lutte des interets , choc des passions , desordre general : — tandis que Tautrc, celui d' Association , a puissance de re'unir les forces en faisceau convergent, de les utiliser toutes, de les multiplier les unes par les autres, de cre'cr 1 ordre et les richesses , ct d'ouvrir a rbumanilc les belles routes dc l'avenir.
Organisation. Deuxibnie litre. Optant pour le prineipe d' Association , nous avons de'erit dans le second livrc de la partie organique, le dispositif materiel des Phalanges. Toutes les dispositions industrielles , arcbilectoniques et agricoles expose'es dans ce livre n'ont etc rien autre chose <|ue la corporisation du prineipe d'Associalion, l' expression des convenances prises dans la nature deschoses, et des grandes convenances primordiales donnees par Tessence meme de L'organisme huinain.
Et tnaintenant nous voici arrives en un lieu d'oli nous apercevonsles terres liarmoniennes. Les villages civilises, aux chau nueres mise'rables , aux masures delabre'es, onl disparu ayec lous
COUl'-I) t'ElL RETROSPECT1F. I 1
les aspects revollans et toutes lcs hideurs auxquels le Morcelle raent s'accouplait ; les campagnes sont riches et bien pare'es , les I'halanstercs qui surgissent dans les plaines et les valle'es, aux penchans des montagnes, aux confluens des rivieres, font d'e'le'gantes et nobles demeures a des populations aise'cs, instruites, laborieuses et vivant en joie. Ce sont la des homines, et non plus des brutes a figure humaine : et cela , — d'abord etavant tout, — parce que la miscre a e'te chasse'e du monde , et qu'il nc lui est plus permis de de'gradcr et salir la creature faitc a l'image de Dieu.
Or , ici , moi , qui ai pris pour taehe de condu ire des Civilises dans ce monde inconnu, plus vrai que lc monde reel, je serais bien portc a decrire et a dire : voyez. — Mais chacun nc verrait pas , et beaucoup scprendraienl a repousser les tableaux avec derision, en e'crivant an dos : utopie! reves fantastiques! pure illusion!... car ces tableaux auraient beau etre la consequence logique de principes rigoureusement demontre's , la transition serait trop brusque, et trop grand Tespace entre lcs consequences et lcs principes. Done allons encore pas a pas, raisonnons, prouvons, de'monlrons toujours; plus tard, nous rcgardcrons el nous vcrrons. Ainsi, au lieu de pre'senter an lectcur un panorama harmonien , nous allons d'abord construire logiiiuement et naturellement, les pieces de l'organisation industrielle et sociale d'une Phalange.
Deja nous en connaissons les dispositions materielles. Supposons maintcnant qu'cllcs sont re'alise'es quelque part, que le milieu est cree; quun Phalansterc csthabite par une population de trois a quatre cents families ine'gales; que les capitaux engages dans 1' Association , les terrcs, toutes lcs richesses enfin ont etc representees par des actions dont sont nanlis lcs socie'laires , chacun dans la proportion des avanccs par lui faitcs ; el examiiions comment, dans ce milieu ainsi prepare', nos dix-huil cents ou deux mille socie'laires, d'ages, de sex.es, de forlunes el dc car ac teres diuVrcns, sc disposeraienl a exploiter leur domaine unitaire.
12 COUl'-D GEIL RETHOSPliCTIF.
Si vous voulez etre bien cbausse , vous faites prendre mesurc a voire pied; si vous voulez etrehabille convenablement, vous faites prendre mesure a voire corps; si vous voulez bien dormir, vous faites faire votre lit a votre convcnance : done si voulez que notre population pbalansle'rienne travaille bien et gaiement, il ne faut pas lui imposer une me'tliodc de travail conlrariant et froissant ses pencbans et ses gouts ; il faut an contraire adopter une me'tbode qui se plie et s'adapte en tons points aux exigences de ces gouts et de ces pencbans. Ainsi la loi d organisation des travaux clans la Phalange doit etre conforms Aux