EN ALGERIE ET EN ESPAGNE
part à une excursion artistique en Algérie, et en Espagne, organisée à frais communs par un groupe de jeunes peintres parisiens, Vibert, Louis Leloir et Berne-Bellecour. Il visite Bou- Saïda, Oran, Mascara, Tlemcen, Mansourah, Valence et Madrid ; tout le long de la route, crayonnant et peignant paysages, bêtes et gens, mendiants picaresques drapés noblement dans leurs manteaux troués, ca-
^ante avec simplicité, faisait son entrée dans l'art français.
Un instant, la vie parisienne attire le jeune artiste; il peint « Le moulin de Bagatelle », — qui d'ailleurs est resté longtemps inachevé, — où sont groupés avec goût des types de mondaines, de lorettes, de gandins, de cavaliers et de promeneurs, ([ue les futurs Goncourt étudieront, pour s'informer des élégances de la fin du second Empire, comme le fait aujourd'hui d'un Carie Vernet, d'un Debucourt, etc., tout érudit qui veut s'instruire de la mode et des mœurs du Directoire et du Consulat.
Au printemps de 1870, Détaille prend
FEUILI.K UK CABAET DK VOYAGli (ALGÉRIE I87(l)
r ™ —, valiers arabes aux burnous flottants, - - ■ -
1 musiciens ambulants, muletiers aux
équipages pomponnés, vieilles maisons mauresques à élégants patios de marbres
, et de faïences, porches de blanches
mosquées, murailles branlantes de ksours, diligences à six chevaux lancés à fond de train sur les routes poudreuses, marchés grouillant de pasteurs bibliques et de juives voilées. Les carnets de ce voyage sont intéressants à feuilleter; les croquis et les dessins montrent un sens du pittoresque, des
dons d'observation et de précision exceptionnels, et surtout une
gaieté juvénile charmante, une aimable simplicité.
La guerre de 1870 nier, qui comptait à ce Détaille, Lucien Gros et
On est toujours Alexandre Dumas, ment, est bien le fils il ne lui ressemble dans l'ordre phydans l'ordre intelvéritable entre deux fluence de Meissoet sur mon œuvre, dans la conscience donnait l'exemple n'ai jamais cherché merveilleuses leçons toujours ainsi :
la natiu"e, toujoui's
entraîna la dislocation de l'atelier de Meissomoment quatre élèves : Charles Meissonier, Maurice Courant.
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CROQl IS (ALGÉRIE f.STU)
disait spirituellement Détaille, artistiquede Meissonier ; mais, pas plus qu'il n'y a si que, aussi bien que lectuel, d'analogie générations. « L'innier sur ma carrière m'écrit-il, a consisté artistique dont il me journalier; et, je à me dégager de ses f[ui se résumaient « l'ais comme moi ; la nature » . J'ai tenu