ACTE IV
WURGEN.
Elle n'en a donc pas?
HENRI
Il faut croire, puisque je vous le demande. On dirait que vous hésitez.
WURGEN.
11 est possible.
Monsieur, quand on a Irahi si lâchement une femme, quand on l’a déshonorée, dépouillée, si l’on n’est pas un bourreau, on lui laisse au moins la vie.
WURGEN.
Pas de grands mots, pas de provocations, c’est inutile. Je vois bien ce que vous cherchez depuis ce matin; mais je vous assure, monsieur, que je ne sui3 pas homme à retarder mon départ , ni à compromettre mes épaulettes de général en me battant pour de pareilles misères. Les duels sont défendus ici.
HENRI
Et moi je vous assure que unis commencerez par me payer vos mensonges et la trahison de votre odieuse sœur. Vous ne partirez pas avant, et vous ne partirez pas après!
WURGEN.
Vous ne savez pas à quoi je songe? Je vais appeler et vous faire conduire au foit.
HENRI
Et moi, j’ai une idée bien meilleure. Si vous ne me signez
DETTES DE CŒUR
pas à l’instant le sauf -conduit qu’il me faut, je vous fais sauter la cervelle.
WURGEN.
C’est maladroit. On viendra au bruit, et vous serez étranglé infailliblement.
HENRI
C’est tout ce que je demande; mais la princesse sera sauvée.
WURGEN.
Non! insensé que vous êtes, car on trouvera dans mes dépêches l’ordre qui m’est arrivé ce matin de l’arrêter, et l’envoyer à Pétersbourg, où elle doit passer en jugement.
HENRI, époiiTioté.
Monsieur! ah! monsieur, (c.iut* p*»u.) Pas un mot devant elle !