‹ Dettes de cœur piece en cinq actes, en proseChapitre 126 sur 132 · DF. B IF. R G ES · texte numérisé non relu

DF. B IF. R G ES

Quand épouses-tu la princesse?

HENRI, fermement.

Dans un an, après son deuil.

DE BIERGES, se levant.

Dans un an. (n respire.) Et que feras-tu tout un an? Tu resteras à Côme à regarder le lac?

HENRI

11 est difficile à la princesse Novratzin de reparaître à Paris avant son mariage.

DETTES DE CŒl'R

DE BIERGES.

C'est tout à fait impossible. Mais toi, est-ce que tu vas sacrifier ta position? — Tu en auras besoin de ta position, si tu épouses une femme pauvre. Ce n'est pas un reproche, entends-tu bien? c'est une réflexion. Tu sais, dans tous les cas, que je ne t’abandonnerai point.

HENRI, se levant. Il serre la main de son père.

Eh bien, mon père, je verrai. Nous nous consulterons. (Après un siiençe.) Comment a-t-on pris la chose, à Paris?

DE BIERGES.

A Paris?

HENRI

Nos amis.

DE BIERGES.

Tu ne m'as pas dit de l’annoncer à personne.

HENRI

Excepté à une personne, pourtant.

DE BIERGES.

Mademoiselle Dampmcsnil?

HENRI

Oui.

DE BIERGES.

Oh! celle-là, je ne lui ai rien dit, et ne lui dirai rien!... Non, non, mon cher Henri. Celte enfant a eu confiance en moi, elle a accepté tout ce que je lui ai conté, à ton départ, d’un service que te demandait le ministre, d’une mission

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