‹ Dettes de cœur piece en cinq actes, en proseChapitre 22 sur 132 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

WURGEN.

Le prince est-il prévenu ?

LA COMTESSE

Oui.

WURGEN.

J’espère encore que ce jeune homme ne viendra pas.

F1RMIN, annonçant.

Monsieur Henri de Cierges! (cainu-, qui. allait passer dam i 0

deuxième salon, s’arrête tout & onp à ce nom et redescend lentement vers un groupe.)

LA COMTESSE, à WDrgen.

Voyez-vous ! elle a tressailli !

LA BARONNE, ramenant Lucienne.

Le voici ! Il faudra bien qu’il me salue. Arrangez-vous un coin par ici.

LUCIENNE

A cette table. (La Comtesse et Würgen sont rentrés dans le second salon.) CALISTE, à deux dames qui l’ont entourée.

D ms huit jours on me remet les clefs de mon hôtel ; je serai installée dans quinze. Il me reste donc toute la saison pour retenir près de moi mes amis dans mon paradis terrestre. Il n’est pas de nuit que je ne m'éveille en sursaut de la joie d’être propriétaire et bourgeoise de Paris. (Elle vient

s'csieoir à gauche.)

DETTES DE COEUIt

Il EMU, à Chaudray.

Oui, monsieur, voilà une grande nouvelle qui fait battre tous les cœurs français. Je ne croyais pas vous en apporter la primeur.

LA BARONNE, à Lucienne.

Vous tournez le dos, vous ne le verrez pas.

LUCIENNE

J'ai le miroir de mon évantail.

HENRI , laluanl.

Madame la baronne...

LA BARONNE

Bonsoir, Henri ; vous sentez le frais.

HENRI

Il fait si beau, madame, le ciel est si bleu, le pavé si blanc, que je suis venu du ministère, à pied, respirant de toutes mes forces. Vous avez ce soir un salon ravissant.

LA BARONNE

N’est-ce pas !... beaucoup de jeunes visages?

DE B1ERGES, do loin, dans le deuxième talon de jeu.

On engage l’action .

CHAUDRAY, au General.

te général ne veut pas me croire. Tenez, demandez à monsieur de Bierges. Est-ce vrai ?

HENRI

Oui, mon général, — c'est officiel. J étais cliez le minis-

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