ACTE I
LA BARONNE
Oh! Lucienne, vous n’êtes pas une âme vulgaire, et vous méritez d’être heureuse.
LUCIENNE
Je le serai... Je le suis déjà... J’espère et j’attends. (eu*
*alue la Baronne qui la balte au front, et elle tort.)
LA BA RONNE.
Passez donc cinquante ans à essayer d’être intelligente ! Une enfant de dix-neuf ans vous apprend des choses dont VOUS ne VOUS fussiez même pas douté ! (pendant cette «cène, le talon e-t devenu peu i peu de sert.)
C11AUDRAY, rentrant.
Eh bien ! chère amie, nous voilà seuls, et il n'est que minuit.
la baronne.
Rentrons chez nous le plus vile possible; du silence, du repos, pour cette pauvre princesse.
CHAUDRAY.
Elle est accablée.
Je le crois bien... L’idée de retourner à Pétersbourg et de ne plus pouvoir fuir un mari comme votre ami, monsieur Novratzin ! Firmin, fermez le salon au plus tôt. Laissons madame la princesse chez elle... Pas de bruit, surtout. On rangera demain, (zdenko parait.) Ah! voilà le mougikqui sort de chez elle... Comment se trouve votre maîtresse, Zdenko?... Dort- elle ?
ZDENKO
Elle te dit bonne nuit... elle écrit... elle souffre.
LA BARONNE, à Chaudray, qui regarde det fleuri à la loupe.
Rentrons, monsieur Chaudray, rentrons, (tu sortent par te
salon du fond.)
ZDENKO, sort le premier, puis Firmin ferme les portes, et bai se la lampe. — Demi-nuit graduée quand on éteint lia lampes.