‹ Dettes de cœur piece en cinq actes, en proseChapitre 94 sur 132 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

» Le déshonneur pour moi; je ne parle ni de la ruine, ni » de la chute, voilà ce qui m’attend ; m’abandonnerez-vous?» (a îui-nêoce.) Pauvre femme !

HENRI

Oh !

DE B1E RGE S , continuant à tire.

a Le comte de Würgon est à Boehnia, sur la frontière de » Pologne. Appréciez, voyez, agissez! » Que feras-tu?

HENRI

Ce qu’elle demande.

DE BIERGES.

Tu iras trouver cet homme, tu risqueras ta vie?

HENRI

Je ne risquerai rien, mon père; ce Wiirgen comprendra.

DE BIERGES.

Tu n'iras pas !

HENRI

Je laisserais sans défense une femme qui est malheureuse et menacée? tu ne penses pas ce que tu dis, mon père. C’est impossible !

DE BIERGES.

J’ai failli perdre une fois mon fils, je saurai le conserver maintenant. Je n'ai que toi, moi, je veux te garder, je ne m'occupe pas du reste.

Pas même de ma conscience et de mon honneur!

DETTES DE CŒUR

DE BIERGES.

C’est vrai; oui, les pères doivent laisser tuer leurs enfants pour l’honneur des misérables femmes. Eh bien, soit! j’irai avec toi!

HENRI

Oh ! mais où est ton courage, où est ta raison ?

DE BIERGES.

Je n’ai plus que de l’épouvante et du désespoir. Ne me réponds plus 1... je n’écouterai pas.

HENRI

Voilà comment tu me payes de maconüance. J’aurais dû me consulter seul et agir en homme.

Page 1