CTE III
HENRI
Allons, parle, mon père, parle.
HENRI
Mon père vous aime tendrement, mademoiselle; il connaît tous les sentiments que vous m’avez inspirés, et il veut vous supplier de devenir sa fille.
LUCIENNE, arec laisiuement.
Ah!
LA BARONNE
11 a compris !
CHAUDRAY, «tupcfait.
Allons donc!
LA BARONNE, qui voit chanceler Lucienne,
Eh bien, chère enfant?
DE B1ERCES.
Je tremble.
LUCIENNE, i de Biergei.
C’est bien là, monsieur, ce que vous me demandez !
DE B1ERGES.
Oh ! du plus profond de mon cœur, mademoiselle.
LUCIENNE, elle voit entrer sa mère, elle va la chercher cl l'amène, appuie une main sur son épaule, et d’une voix tremblante :
Chère mère, monsieur de Bierges nous fait l’honneur de me demander pour son fils. Il assure qu’on m’aime et que je serai heureuse. Consens-tu ?
L’AMIRALE, elle semble un moment s’épanouir et comprendre. Avec une tendresse solennelle, regardant Henri.
Oui, ma fille. (De Bierges lui baise fa main et va reprendre Lucienne dans ses bras.)
DE BIERGES.
Ma fille !
LA BARONNE
Enfin 1
CHAUDRAY.
Comment ? Cela s’est fait comme cela tout seul?
LA BARONNE
Oh ! mon Dieu, oui... tout seul.
ROSE
Le curieux a été loin.
HENRI, à son père.
Tu ne douteras plus maintenant, je tiens à quelque chose. Tu es sûr que je te reviendrai.
DE BIERGES.
Je suis tranquille, je suis heureux.
HENRI
Et je partirai?...