‹ Deucalion et Pyrrha operacomique en un acteChapitre 9 sur 24 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

Du reste, tel que tu nie vois.

Avec ces traits charmants, cette noble stature,

Et cette jambe fine, et ce nez, et ces yeux,

11 est clair pour moi que les dieux,

Après m’avoir fait de leur mieux,

Ont voulu m’épargner en pareille aventure,

Pour servir de modèle à la race future !

Oui-dà !

ARLEQUIN

Le ciel, sans doute, en lit autant pour toi;

D’où je conclus...

cou ALINE.

Quoi donc ?

ARLEQUIN

Rien... Approche et dis-moi. .

CORAUNE.

Parle.

ARLEQUIN

Il s'agit de vivre.

CORAI.INE.

Eh bien ?

Que sais-tu faire?

Je sais danser, chanter, broder, parler et plaire !

ARLEQUIN

Et puis?

Voilà tout !...

ARLEQUIN

Ce n’est guère!...

.Ne sais-tu pas un peu de cuisine?

Fi donc !

ARLEQUIN

Cela ne gâterait pourtant rien à l’affaire !

J'en demande humblement pardon Aux princesses, mais on néglige Leur éducation. 11 faut en revenir A ma caisse...

Ta caisse?

ARLEQUIN

Eh ! oui, ma caisse ! Suis-je

Un voleur?

CORALINE, riant.

Non.

ARLEQUIN, retournant la caisse.

Elle doit contenir Quelque chose de bon.

C’est possible !

ARLEQUIN

Ouvrons vite!

(il ouvre la caisse.)

O ciel ! qu’est-ce que tout ceci ?

(il lire de la caisse un jambon, un |>Até, une bouteille, des gobelets, etc.

Vois, un en-cas complet!

En effet !

ARLEQUIN

Je t’invite.

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