‹ Deux ans au Mexique [microforme] (volume 2)Chapitre 14 sur 31 · LAN · texte numérisé non relu

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de la flamme venait lécher et faire mourir

onguement. :

Les rues de la ville qui conduisent au pénitencier portent les traces des terribles assauts que lui donnèrent les troupes du -maréchal Forey, le 29 mars 1863. Elles sont bordées par ces fameux cèdres qui offrirent une résistance si désespérée. Chaque grille, chaque gouttière,

.chaque fissure du pavé était devenue une embrâsure par où sortait une escopette, un, tromblon, un canon de carabine, et.les yeux terrifiés du voyageur ne peuvent s'arrêtet sur un angle € maison, sur une corniche de toit qui ne soit aflée par une grenade, dentelée par une balle, écorchée par un boulet ra ou par un éclat d'obus. :

La ville elle-même est ceinte d'un long ruban de modestes tombes, où généraux, colonels, ofiers subalterneë, et pauvres soldats se sont Moupis, loin de leur belle. France. A peine le Wi suaire de gazon qui les recouvre cache-t-il #bimes de larmes et de sang, où se pose toutalon léger de la gloire et du génie des

En Quitfit Mexico, un de mes amis, M.

Corriston, ffävait chargé d’une lettre pour un compatriote de Montréal, M. Kurkzyn, jeune négociant, faisant d'excellentes affaires à Puebla. Je ne sais api de-nous deux ressentit le plus vif plaisir, en changeant, la cordiale poignée de mains que nous nous donnâmes, Lui, apprenait par ma bouche les nouvelles les plus récentes du pays: politique, changement de ministère, nécrologies, mariages, naissances ; pour lui, tout était du nouveau. Moi, je contais avec un plaisir indicible ; il ge semblait qu'à force de parler de la patrie, la distance diminuait, et l’imagina-

1illement à longue et eil ami.

c lui cette fait recon- Lt À l'étrangarnison à … tre de me :.

n'avait fait nilitaire.

trais-je pu ur qui ré-

un officier re, de se rt de neuf , pour lui ettre à sa .

séjour en r résultat e l'officier désagré-

, On a la ue

28 péchés ‘ lements,” ir le boryon.

ille était ningros, aujoure brave colohel Zava, et uvai tel.

aurait

d'un Hercule. Parti enfant de troupe, le colonel

Jeanningros avait su parvenir, à force d'énergie

et d'intrépidité, jusqu'au grade qu'il occupait,

et céla sans autre protection que les muscles de

| fer de son poignet, sans autre influence que lo rayonnement dait-il les plus beaux états de service d’une ‘ armée où l’on ne les compte plus, et ses vingt- «trois blessures l'avaient fait sarnommer par ses = soldats le père Balafre.

C'était là le petit nom de bonne humeur qu'il recevait lorsqu'il ne les a LE pas trop souvent au clou ;| maïs si par malheur le violon ou le silos (1) pendaient au bout du nez d’un récalcitrant, ce n’était plus que le colonel Carrément.

Par ce sobriquet, le conscrit croyait avoir tiré une éclatante vengeance du père Balafre qui, se

“.‘défiant: de son éloquence et de sa rhétorique,

avait pris le’ parti d'apprendre par cœur cette phrase énergique qu’il adressait invariablement au régiment, dans les jours difficiles : |

—“ Mes enfants ! l'ennemi est devant nous,

‘mais ce sont des asperrrités que nous enfoncerrrons

-.Carrrément ! en avant ! charrrge ! ”

Plus tard, lors de la triste capitulation de .

Metz, ce brave officier général, devenu commandant de la garde impériale, faisait mettre à

: . ‘l'ordre du jour ces lignes simples et héroïques

. (1) Le violon-est tout simplement la salle de police,

mâis le silos est plus sérieux. Il consiste en un trou

‘une vingtaine de pieds de profondeur, sur sept à huit

e largeur. On y descend le condamné et dans ce

/Souterrain, il n’a pour distraction quele bruit des pas

/ du factionnaire veillant sur cette nouvelle fosse de

. Daniel, et qui lui jette ses rations deux fois le jour.

Cette punition n’est en usage ques parmi les corps d'Afrique. V «. )

en

e sa bonne étoile. Aussi, possé- |

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qui resteront pour l'éternel honneur de son ‘nom : ;

—" Nos drapeaux ont été déchirés par mon ordre, les hampes et les

aigles sciées, les mor- Ceaux distribués à mes

deux régiments : les drapeaux de ma brigade n'i A

ront pas à Berlin.” . ses qualités de rude $s0l

, le colonel Jeanning politesse exquise qui est J’

dat et de terrible TOS joignait cette,

« Quenet. Il le mit Î .. pendant mon sel | dépassé Puebla

v% | Parmi ces derniers, se trouvait Je vicomte de / Montessuit, sous-li à épi

dè mettre, en jeu des influences de famille, Toùt por gi q l’épaulette Calmerait peu à peu Tude soif :

d'aventures, lorsque de retour à Puebla, j'appris. - N que M. de. Montéssuit démission p !

direction d’un journal fra Je n’en a

ur de son

S par mon s, les morments ; les . Berlin.”

de terrible nait cette,

des âmes

ciers de la lub, sous land, où r lire les nre son un lans- ISposition bal ayant ne fallait Chargea . de me 4, omte de

Paul de er à la:

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: retiré eu des ire que de soif appris. nèr sa:

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seule- *.

«Ville Présqu'entièrement jonchées de roses eflbuillées. . ..

ment en feuilletant dernièrement une liasse de : journaux, je tombai par hasard sur l’entrefilet

suivant du Courrier de Saint-Hyacinthe :

“ CURIEUSE INVENTION.—M. Paul de Montessuit a exhibé et expliqué hier matin, au No. 161, Broadway, les plans d’un nouveau navire de son invention, auquel il donne le. nom de self-mover ship. Il n'y a; dit-on, d'autre moteur qu'un système basé sur“l'attraction terrestre combinée avec la résistance offerte par la densité de l’eau. Un bâtiment de 300 pieds de longueur, 120 pieds de large, construit d’après ce principe, ne coûterait que $8,000 et pourrait traverser Tecéan avec une vitesse moyeïne de 50 milles à l'heure, soit deux jourset demi” d

MM. Masson, sous - lieutenant au train, Péchoux, vétérinaire au même corps, et Luquet, officier d'administration étaient avec M. de Montessuit lorsqu'il me fut présenté. Ils se firent mes ciceroni à travérs la ville qui serait un véritable bijou de-propreté et d'élégance

méme ailleurs qu’au Mexique.

À peine m'y étais-je promené pendant quelgques heures que je compris biéntôt ‘Pourquoi les naïfs Indiens. l'avaient surnommée la ville

‘sainte. Bien qu’elle soit de la grandeur de Québec, elle renferme cinq églises paroïssiales À ixante-et-un temples et’ chapelles catholiques, n: üf conveuts de moines, onze de religieuses "et

Ce

étatoire en l'honneur. de San Felipe de Nért. Pendant:.ces lofgues promenades sans but où “Chacun de nous oûbliait à qui mieux miggx le Mexique, pour causer de ses souvenirs. @ son cœur, de son pays, une des choses qui â’étonnèrent le plus, fut de voir certaines rues de la

rement e hachées sans pitié p éperons, je songeais à qu'exhalait- ] Mmazie, mour

Sur le Champ du repos, ient souffler dans Elle emporte en passant

Quand au pied de l'autel

En revanc L” tions d’admi

Du moment

tumé,

n pensant à toutes ces pa

qu'un enfant maison, le salon prend un air

ques la brise sereine ‘ombre des nuits,

Cette poussière humaine Qui doit se transformer en fruits,

la douce fiancée

ient courber son front virginal, C’est peut-être du Cœur de sa sœur tré Qu'est fait son bouquet nuptial.

passée

S affluent, de babille, danse

uvres roses tes de mes ces navVrantes strophes Octave Cré-

n soit ainsi, it Viatique, 8 ne connais Charmante lu bon Dieu réation, les l'oreille de doit partir cette pousinvolontai- Lvres roses S de mes 8 Strophes tave Cré-

ssée

disposire usage rie, M.

rties du

ans une inaccouages de les sont ient, de e, danse

à admirer sur le maitrè-autel un * en bois noir, don royal de Charles-Quint.

et se réjouit en l'honneur d ‘—qui vient de déserter la terre pour les cieux.” eut-être aux yeux des créoles, passerai-je Pour avoir le cœur bizarrement confectionné, mais pour moi—et bien des mères se rangeront

de mon avis—Victor Hugo aura raison, tant que dureront les siècles :

u petit ange—sngelito

en von, nos enfants nous sont bien nécessaires, Hélas ! quand on a vu dans sa vie, un matin,

Au milieu des ennuis, des peines, des misères,

Et de l'ombre que fait sur nous notre destin,

Apparaître un enfant, tête chère et sacrée, Petit être joyeux,

Si beau, qu'on 2 cru voir s'ouvrir à son entréo Une porte des cieux ;

Quand on a vu longtemps de cet autre soi-mêmo

Croître la grâce aimablo et la douce raison orsqu'on à reconnu que cet enfant qu’on aime

Fait le jour dans notre âme et dans notre maison,

Que c’est la séule joie ici-bas qui persiste De tout ce qu’on rêva,

Considérez qne c’est une chose bien triste De le voir qui s’en va!

La cathédrale de Puebla, dans le style italin de la fin du XVIIe siècle, est, de l'avis de plüs d’un connaisseur, un des plus purs monuments religieux de l'Amérique. Elle est bâtie pierre brnne, au milieu de la grande plâce, entourée de tous côtés par de gracieux portiques, et parmi les nombreuses merveilles que renferme la basilique, je me suis souvent surpris

superbe crucifix . Le'général marquis

de Gallifet s'est amusé à

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