LS GO
récipients, petites mares, écoulement des eaux. En plus de la quinine préventive et de la moustiquaire, la protection mécanique des locaux habités sera assurée par des treillis métalliques aux ouvertures et le calfatage rigoureux des moindres fissures. L'hygiène, la bonne nourriture, la propreté corporelle, la relève après un certain temps de. présence seront assurés. On-fournira aux médecins des corps de troupes la possibilité de dépister, soigner, stériliser même sur place les hommes atteints, d'éviter que ceux-ci, paludéens latents ou déclarés, soient une source d'infection pour leurs camarades. Des laboratoires par groupes d'unités fourniront ‘tous les examens et renseignements nécessaires. Des compagnies sanitaires de médecins, d'infirmiers, de travailleurs, suivant l'avance des troupes, recueilleront le plus de renseignements possibles, sur le sol, les moustiques, les larves, les lieux de procréation plus éloignés des camps et assureront la destruction ou le pétrolage de ces derniers ainsi que les divers travaux antilarvaires. Elles pratiqueront de même la recherche de l'index splénique indigène par la palpation desrates de 40 à 50enfants de2à 10ans et l’'amendement de ce réservoir de virus par la quininisation et l'organisation d’un assainissement municipal avec le concours des pouvoirs locaux et des indigènes.
Un bureau du personnel rendra possible l'exécution du programme, par une éducation appropriée, théorique et pratique des médecins; par des livres, cours techniques, stages dans les hôpitaux et laboratoires, exposition de protection modèle de camps et tranchées; du commandement et des divers services qui, seuls, peuvent en assurer la réalisation pratique par des conférences, films, tableaux; on insistera particulièrement sur l'hygiène des camps et la nécessité d'éviter aux hommes tout surmenage inutile, la construction hygiénique des divers terrassements ; des hommes dont par le choix de moniteurs on s’assurera la collaboration, par films, affiches, cartes, causeries, humoristiques mais aussi instructives.
Has Per
Les rapatriés sont dirigés sur un hôpital spécial où ils sont stérilisés, puis de là sur une section de paludéens pour prévenir les rechutes, achever le traitement et assurer leur réadaptation à la vie militaire. Une fois sensibilisés ils restent, grâce au carnet de paludéen dont ils sont tous pourvus, sous la surveillance et le contrôle médical.
Dans les départements, sous la direction des comités d’hygiène, des équipes de récolteurs recherchent les anophèles, des équipes sanitaires détruisent les gites à moustiques et s'assurent que les habitants appliquent les notions qu'une ‘éducation populaire antipaludique s'efforce de leur inculquer.
Vu, bon à imprimer :
Le Président de la Thèse, | Vu : Le Doyen, G. FERRÉ. SIGALAS.
Vu et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 6 Novembre 1919.
Le Recteur de l’Académie,
= R. THAMIN.
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