ACTE TROISIEME
de votre justice, aucun des grands de votre cour n'oserait toucher aux biens ni a la femme dun pauVre homme. Mais, voyez comme votre neveu, Timour-Aga, vous craint peu. II s'introduit, en plein jour, dans la maison d'un homme comme moi, pour attenter a l'honneur de sa famille !
Le khan. — (Saisi de colere.) Que dites-vous, vizir? Timour-Aga a eu cette audace! Qu'est-ce a dire ?
Le vizir. — Que je passe pour un ingrat ll , si j'ai dit un mensonge ! Je L'ai vu de mes propres yeux. Je l'avais saisi pour le trainer devant vous; mais, il m'a repousse et il s'est sauve.
Lekhan.— Semed-bey .'sors, et va chercher Timour-Aga. Mais, ne lui dis rien de tout cela. (Semed-bej- s incline et sort.)