Nica-Khanoum. — Nica : « femme, sexe feminin
4. Le titre de khan designait specialement le souverain chez les Tartares. En Turquie, aujourd'hui encore, il ne s'applique qu'au sultan ; mais, en Perse, les gouverneurs de province et d'auircs grands personnages prennent le titre de khan, qu'ils mettenl a la suite de leur nom.
5. Peri-Khanoum. — Peri : a ange, genie » et proprement genie aile du sexe feminin, du pehlevi pairik, zend : pairika.
6. Hadji : « pelerin ». Tout musulman Joit faire dans sa vie au moins un voyage a la Mecque; au retour de ce peleiinage, il ajoute a son nom le
6 NOTES SUR LES NOMS J)ES rERSONNAGES
titre de hadji. Les Persans s'acquittent assez peu de ce devoir religieux : ils se contentent generalement de faire un pelerinage a Kerbela, au tornbeau de l'imam Hossein oil a Nedjef, au tombeau d'Ali, ou encore a celui de l'imam Ali-Ben-Mouca, a Mechhed. On peut lire dans le Journal asiatique (mai-juin t885), un curieux article sur les pelerins de Kerbela. par le D r Saad, medecin a Haneguin, siation sanitaire sur la frontiere turcopersane.
7. Heyder : lion. — C'est un des surnoms du khalife Ali, et par consequent, un nom recherche des Persans.
8. Le mot persan mehler, a eu une fortune assez bizarre. Apres avoir designe un chef, un homme d'une condition eleve'e, (mot a mot tres grand) et notamment un chambellan du souverain, ce mot ne signifie plus aujourd'hui que « palefrenier, valet d'e'curie ».
q. Autre exemple des vicissitudes de certains mots. Khadje (en turc khodja), signifiait specialeinent « vieillard, doyen, professeur ». En persan moderne, khadje designe un eunuque.
io. Ichik-agaci : « chef de la porte, chambellan », c'est le grand-maftre des ceremonies.
ti. Ferrach, mot a mot : celui qui elend les tapis ». Les ferrachs sont en Perse des especes de valets de chambre; mais, leurs fonctions sont assez etendues. Nous les verrons, a I'acte troisieme, charge's de vei Her a l'execution des sententences du khan. Souvent, ce mot se traduit assez bien par huissier.