ACTE PREMIER
pie requete que je vous ai fait appeler :
c'est la ce que j'avais a vous dire.
Aga-Hacan. (Stupe fait. J — Mais, madame, pourquoi ne me permettez-vous pas d'etre votre esclave? Quelle est done la faute que j'ai commise?
Sekine-Khanoum. — Vous n'avez commisaucune faute, et il vaut mieux vous parler clairement. J'ai appris que vous avez fait demander ma main a ma tante; mais, c'est en vain qu'elle a consenti a vous l'accorder. Je vo.us le dis, mon cher, je ne suis pas la personne qu'il vous faut pour cette affaire : renoncez done a ce projet. Ne prononcez plus mon nom a l'avenir, et ne reparlez plus de cela.
Aga-Hacan. — Pourquoi done , madame? Donnez-m'en la raison, et que je comprenne pourquoi je ne suis pas digne de vous offrir mes services?
Sekine-Khanoum. — La raison je la garde pour moi. Ce que j'ai settlement a vous dire, c'est de me laisser tranquille.
Aga-Hacan. — Mais, enfin, madame,
quelle faute ai-je commise, pour que vous me repoussicz?
Skkink-Khanoum. — Vous n'avez cornmis aucune faute, mon frere. Mais, je suis aujourd'hui la maitresse de mes actions, et je ne desire pas devenir votre femme **. Je ne vous aime pas, et on ne peut contraindre un coeur a aimer malgre lui.
Aga-Hacan. — C.es paroles vous feront beaucoup de tort, madatne : ne parlez pas ainsi.
SkkiniVKhanoum. — Je comprends ce que vous voulez dire. Faites contre moi tout ce que vous pourrez. Epargnez-moi ou ne m'epargnez pas, peu m'importe, miserable!
Aga-Hacan. — Ah! vous vous en repentirez plus tard ! Refle'chissez encore un peu, et voyez ce que vous avez a me dire.
Sekine-Khanoum. — J'ai re'flechi a tout, et il ne me reste pas une seule reflexion a faire. Allez ! et faites com me vous voudrez. II n'v a person ne de plus vil que vous!
WM