‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 128 sur 168 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ÉDOUARD, l’interrompant.

Ça, c’est un autre ordre d’idées. Je vous ai perdue comme un nigaud ; c’est bien fait, ça m’apprendra... (Avec chaleur.) Mais je ne vous laisserai pas dire que vous ne me plaisiez pas... Ah ! non, certes, je ne vous le laisserai pas dire ! (La regardant:) Je ne suis pas aveugle, vous savez.

HENRIETTE

Vous êtes distrait.

EDOUARD

Est-ce que vous croyez par hasard qu’il y a des yeux plus jolis que les vôtres ?

HENRIETTE

Oh!

ÉDOUARD

Si vous le croyez, détrompez-vous...

Pensez-vous que j’oublie aussi quelle main

fine et ferme vous avez, et que je ne vois pas vos lèvres ?

HENRIETTE, un peu troublée.

Voilà bien des compliments...

ÉDOUARD, près d’elle.

Ce ne sont pas des compliments, ce sont des souvenirs.

HENRIETTE, remarquant que l’obscurité commence à envahir la pièce.

Il me semble qu’on commence à ne plus y voir... Tenez, l’électricité est là-bas...

ÉDOUARD

Je n’ai pas besoin d’y voir pour me rappeler...

HENRIETTE

J’y vais moi-même, alors...

Elle fait un pas en hésitant à cause de l’obscurité et rencontre la main d’Édouard.

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