‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 130 sur 168 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ÉDOUARD

Mais non, je ne l’aime plus! Je ne l’ai jamais aimée ! Il n’y a que toi qui existes.

HENRIETTE

Et l’autre?

ÉDOUARD

Quelle autre ?

HENRIETTE

Celle de la rue Vignon.

ÉDOUARD

Rue Vignon...

HENRIETTE

5i bis , rue Vignon. Qu’est-ce qu’elle est devenue, celle-là?

ÉDOUARD

Mais je n’en sais rien ! C’était une de ces

femmes qu’on prend on ne sait pourquoi, parce qu’elles s’offrent à nous et pour n’avoir pas l’air d’un imbécile.

HENRIETTE, se levant brusquement.

Ça, par exemple, c’est admirable ! ... Gomment ! c’est pour n’avoir pas l’air d’un imbécile que tu me trompais, que tu...

ÉDOUARD

Mais non... tu ne comprends pas.

HENRIETTE

Mais si, je comprends ; je comprends que tant qu’il y aura des femmes qui se laisseront prendre, tu les prendras. Jamais tu ne voudrais avoir l’air d’un imbécile !

ÉDOUARD

Voyons, ne parlons plus de ça. C’est passé ! c’est passé!

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