‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 33 sur 168 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ESTELLE

Aucun, Monsieur. D’ailleurs, moi Je n’en voudrais pas d’une réconciliation. La conduite de mon mari m’a absolument dégoûtée.

ÉDOUARD

Il vous a trompée ?... Il a trompé une gentille petite femme comme vous. . . C’est odieux, ma parole !...

ESTELLE

Me tromper !... Ah ! oui ! il ne s’est pas contenté de ça, Monsieur.., Il a quitté la maison .

ÉDOUARD

Il a abandonné le domicile conjugal?

ESTELLE

Avec une nommée Lucie Pinchard... la caissière du Café de Bretagne et du Lan-

guedoc, près de la gare du Nord... Il est parti un beau soir, sans me prévenir, vous pensez, et en me laissant le magasin sur les bras. Ou'est-ce que vous voulez que je fasse d’un magasin de reliure?... Elle est gaie, ma situation, comme vous voyez... D’abord, je ne sais pas si vous êtes de mon avis, je trouve qu’en ce moment-ci, les hommes se conduisent avec les femmes d’une façon ignoble.

ÉDOUARD

C'est une honte.

ESTELLE

Après ça, ça a peut-être toujours été la même chose.

ÉDOUARD

Y a-t-il longtemps que vous étiez mariée?

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