‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 63 sur 168 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ÉDOUARD

Comme la femme légitime d’un autre.

Au fond, tu es un égoïste... Si tu m’aimes, c’est que tu ne peux pas faire autrement. Tu n’as aucun mérite...

ÉDOUARD

Moi... je suis. .. égoïste ?

ESTELLE

Oui... oui... Tu ne cherches que ton plaisir... Il faut se méfier rudement de toi ! Tiens! tu es un type dans le genre de mon mari, en plus chic, avec plus d’instruction, mais c'est exactement la même chose.

ÉDOUARD

Merci... Qu’est-ce qu’il devient donc, ton mari ?

ESTELLE

Mon mari ? Il a épousé sa maîtresse ; c'est du propre... Et tu ne l'as jamais revue ?

ÉDOUARD

Je ne le connais pas.

ESTELLE

Je ne te parle pas de lui, je te parle de ta femme.

ÉDOUARD

Je ne l’ai pas revue depuis le divorce.

ESTELLE

Oh! je sais bien pourquoi tu ne veux jamais m’emmener au restaurant, ni au théâtre... c’est pour qu’elle ne nous rencontre pas ensemble!...

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