‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 8 sur 168 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Mme BRÉNEUIL

Vous acceptez ?

HENRIETTE

Je suis au regret, chère amie, mais je ne peux pas.

Mme BRÉNEUIL

Où dînez-vous donc , sans indiscrétion ?... Chez les Ménobier ?

HENRIETTE

Ah! non, par exemple !...

Mme BRÉNEUIL

Pourquoi « par exemple » ?

HENRIETTE

C’est une façon de parler.

Mrae BRÉNEU1L

Marguerite a un grand dîner... Vous pourriez en être, ça n’aurait rien d’extraordinaire.

HENRIETTE

En effet. . . mais je n’en suis pas.

Mrae BRÉNEUIL

Vous dînez chez vous, alors?...

^ HENRIETTE

Je ne sais pas du tout.

Mmc BRÉNEUIL

Bon ! bon ! vous ne voulez pas me dire où vous dînez. Je n’insiste pas.

HENRIETTE

Je ne vous le dis pas, parce que je n'en sais rien... Je vous assure, je n’en sais

rien... Je ne sais même pas si je dînerai, ainsi !...

Mrae BRÉNEUIL

Vous êtes souffrante ?

HENRIETTE

Je vous expliquerai ça un de ces jours... Vous devez sentir que j’ai quelque chose, n'est-ce pas? Vous êtes trop fine pour ne pas le sentir.

Mme BRENEUIL

Mais je m’en étais bien aperçue... pardi! Vous me le raconterez?

HENRIETTE

Je vous le promets.

Mme BRÉNEUIL

Ce n’est pas un ennui, j’espère ?

HENRIETTE

Vous le saurez bientôt.

Mme BRÉNEUIL

Je suis très impatiente, je ne vous le cache pas... Je suppose que $’il vous arrivait un ennui, un ennui grave surtout, vous n'hésiteriez pas à me le confier.

HENRIETTE

A qui voulez-vous que je le confie, si ce n’est à vous ?

Mme BRÉNEUIL

A bientôt alors. C’est tout ce que j’avais à vous dire..? Oui, c’est tout.

HENRIETTE

A bientôt.

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