‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 88 sur 168 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, LE HAUTOIS

LE HAUTOIS, apercevant Édouard à sa place, scandalisé.

Oh !

ÉDOUARD, se levant et lui tendant la main.

Bonsoir, Le Hautois... Ça va?

yïM

LE HAUTOIS, se contenant.

Bonsoir, Monsieur.

ÉDOUARD

Je vous ai pris votre place... Je vous demande pardon.

LE HAUTOIS

Du tout... du tout... restez donc.

ÉDOUARD

Je n’en ferai rien.

LE HAUTOIS

Moi non plus.

HENRIETTE

Le Hautois?

LE HAUTOIS

Madame.

HENRIETTE, très naturellement.

Est-ce que la voiture est là? (Le Hautois

ne répondant pas et faisant des mouvements nerveux.) Eli

bien ! qu’est-ce que vous avez?...

LE HAUTOIS, avec éclat.

Vous me traiterez de bourgeois, de réactionnaire, d’homme à préjugés ! vous me

traiterez de ce que vous voudrez ! mais vous , ne m’empêcherez pas de dire que la place de Monsieur n’est pas ici !

HENRIETTE, riant.

Voyons... voyons...

LE HAUTOIS, à Édouard.

Je ne dis pas cela pour vous offenser personnellement.

ÉDOUARD

Mais je crois bien. . . ce cher ami. . .

IL boit.

Mme JOULIN

Allons-nous-en !

JOULIN

Les manteaux.

Il se lève et va un peu vers le fond avec Mme Joulin et Édouard. Édouard prend le manteau de Mme Joulin des mains du chasseur et l’aide à le mettre sur ses épaules. Henriette et Le Hautois restent sur le devant de la scène.

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