ACTE III, SCÈNE XII. 4S
ALEXANDRE
C’est que votre àme est pure !
CéSAR.
Taisez-vous!... ne dites pas celai... car moi, aussi infortuné... j’ai un meurtre sur la conscience !
ALEXANDRE
Il serait vrai!... ah! jetez-vous dans mes. bras et pleurons ensemble !
CÉSAR
J’en ai besoin !... Encore un peu, s’il vous plaît !
ALEXANDRE
Vous, du moins, vous avez de quoi endormir vos remords !... * Madame Saint-Pomard vous aime !
Allez -vous recommencer vos taquineries?.... Vous savez mieux que personne qu’elle ne peut me souffrir... le billet qu’elle vous a écrit et que vous m’avez envoyé !
ALEXANDRE
Comment ? vous voulez dire le billet que vous avez reçu, et que vous m’avez fait parvenir !
CÉSAR
Le voici !
ALEXANDRE
Le voilà !
CÉSAR
En effet !
ALEXANDRE
C’est ma foi vrai !
CÉSAR
Je comprends !
ALEXANDRE
Je saisis !
CÉSAR
C’est un stratagème de Saint-Pomard.
ALEXANDRE
Qui s’entend avec sa femme !
CÉSAR
Qui a tout dit à son mari !
Qui est adoré de sa moitié.
CÉSAR
Qui se moque de nous !
ALEXANDRE
Nous sommes bafoués !
CÉSAR
Nous le sommes !
ALEXANDRE
Monsieur, la vie a-t-elle pour vous des attraits bien puissants ?