DEUX MEULES BLANCS
LA MARQUISE
Et précepteur du marquis...
MONTDÉSIR
Son précepteur î Voyons ! Pavez-vous bien bourré de grec et de latin?
MOUILLEBEC.
Oh! bourré! n’est pas le mot... On ne peut pas dire qu’il en soit bourré!
MONTDÉSIR
Après ça, je n’y tiens pas...
MOUILLEBEC.
Tant mieux!
MONTDÉSIR
Pourvu qu’il sache parler sa langue...
LA MARQUISE, à part.
Aïe!
MOUILLEBEC, à part.
Guérite!
MONTDÉSIR
Pourvu que je trouve en lui un gai compagnon et un bon vivant!..
MOUILLEBEC.
Oh ! pour ça!., c’est la première fourchette du Morbihan!
Je ne demande pas qu’il ait passé ses examens pour entrer à • l’école Potythecnique...
MOUILLEBHC, vivement.
11 pourrait se présenter. Monsieur!., mais il serait refusé... respectueusement!
MONTDÉSIR
Quant à la santé?..
LA MARQUISE
Oh! excellente!., des joues superbes...
MOUILLEBEC.
Touten chair, Monsieur... tout en chair et en muscles!.. Le pauvre enfant! quand il est arrivé ici à l’âge de huit ans, il n’avait que la peau et les os... un vrai clou ! c’est au point que dans le bain il rouillait son eau!.. Je ne dis pas ça pour le vanter!
MONTbÉSIR.
Parbleu !
LA MARQUISE
11 était si chétif, si délicat ! sa rougeole a duré six mois...
MOUILLEBEC.
Et sa coqueluche, deux ans !
LA MARQUISE
Les médecins conseillèrent l’air de la campagne, la vie ^u soleil... C’est alors que nous abandonnâmes Paris pour venir habiter le château de Boismouchy... que nous n'avons plus