Vœuvre de Jehan Foucquet. Paris, 1867, 2 vol. in
ni: un FOUQDET, D
crits, et <%n laissanl toui à fait de côté la question des tableaux, on sait < 1 1 1 " ï 1 n'existe à vrai «lin* qu'une seule série dont la paternité soir formellement donnée à .Iran Fouquel par un témoignage irrécusable. Ce sont les illustrations1 du fameux exemplaire des Antiquités judaïques, traduites d'après Josèphe, de la Bibliothèque nationale, ms. fr. 247. Une autre page, le « Louis XI tenant un chapitre de Tordre de Saint-Michel », que possède aussi la Bibliothèque nationale en tête du ms. fr. 19819, n'est pas authentiquée d'une manière directe; mais elle se rattache à un ensemble de travaux que l'on sait, par des documents d'archives, avoir été confiés à Jean Fouquet. Pour le reste, à commencer par les incomparables feuillets des Heures de maître Etienne Chevalier, dispersés aujourd'hui entre le Musée Gondé à Chantilly, le Louvre, la Bibliothèque nationale et le British Muséum, c'est uniquement d'après les analogies de style et de facture que les biographes de Fouquet se sont crus autorisés à y voir également des créations du maître tourangeau. Méthode d'ailleurs très admissible et sans cesse employée par les érudits dans le domaine de l'histoire de l'art. Comme l'a fort justement dit M. Le Prieur, en ce qui concerne Fouquet, « la preuve absolue n'existe... que pour les onze miniatures
1. Abstraction faite des trois premières images du volume, lesquelles sont plus anciennes de date, remontant jusqu'à l'époque du duc Jean de Berry.
des Antiquités judaïques..., mais la critique même la plus intransigeante ne saurait douter de la légitimité des rapprochements faits par comparaison de manière1. »
Je me suis attaché, depuis bien des années, à cette recherche des miniatures susceptibles d'être restituées à Jean Fouquet pour les mêmes raisons et d'après le même système d'étude critique que les peintures du Livre d'heures d'Etienne Chevalier. Cette grande enquête, poursuivie à travers les collections, publiques ou particulières, de toute l'Europe, s'avance vers sa fin. En attendant que je puisse en donner les résultats complets, je voudrais signaler dès maintenant deux des pages ayant fait l'objet de mes rencontres; et je considère comme un devoir de réserver la primeur de leur publication pour un des recueils de la Société des Antiquaires de France.
Notre Société des Antiquaires, en effet, a joui d'un véritable monopole de fait pour toutes les dernières découvertes relatives aux miniatures de Fouquet. C'est dans son Bulletin que notre si regretté confrère M. Georges Duplessis a donné, en 1881, la première reproduction d'un feuillet des Heures d'Etienne Chevalier, totalement ignoré jusqu'alors, feuillet qu'il venait de retrouver et d'avoir la bonne fortune de pouvoir faire entrer à la Bibliothèque nationale, grâce au généreux