KL^BER
Astarbé ! que dis-tu ? Dieu ! regarde ! l'espace Est brûlant!
ASTAftBé.
Je voudrais un sorbet à la glace !
KLéBBR.
N*entends-tu pas venir le simoun destructeur ?
ASTABBÉ.
Je voudrais une rose à mettre sur mon cœur.
Kléber s'efForce de gagner l'ombre de la grande pyramide ; mais la trombe de paille hachée atteint le cheval, l'emporte et laisse à pied le mort et les vivants.
Kléber, au désespoir, appelle son armée. Il énumère ses exploits , ce qui est toujours agréable pour un militaire, et ne s'arrête qu'à un bruit de chevaux : il en conclut que ce sont ses braves dromadaires qui l'ont entendu , et il fait un mouvement de joie; mais il reconnaît presque aussitôt le Soudan et sa cavalerie. On le somme
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de se rendre; il refuse et va périr avec sa femme, lorsque le Nil , qui est arrivé à son quantième du mois , déborde à propos et noie les gardes du tyran 1
Kléber saisit Astarbé évanouie, monte avec elle au haut de la grande pyramide, et, près de disparaître dans les caveaux funèbres, s'écrie :
Enfin je Tai sauvée.
ASTABBé, reprenant ses sens.
Ah ! mon père ! mon père !
S'il est perdu , je veux mourir !
KLéBBB, avec un cri de joie.
0 sort prospère !
Voyez , Moïse , là , nous l'apporte en nageant.
ASTABBÂ, tombant à genoux avec une exaltation pieuse. Ah ! je veux croire au Dieu qui fit le caïman !
Tableau final composé de la pyramide, de Kléber, d' Astarbé et du crocodile. Musique douce , imitant une inondation ; la toile se baisse.