SCÈNE VIII LA REINE, LE PRINCE, GARNIER
LE PRINCE
Elle aurait dû ne pas refuser mon pauvre Charles. On ne trouve guère deux fois, établis en un cœur, Tamour et le dévouement.
LA REINE, avec un sourire.
Si VOUS saviez qui elle aime, de longue date! ou plutôt qui je la soupçonne d'aimer! Oh! l'extraordinaire imagination! Votre jeune ami a bien mal fait de perdre confiance.
GARMER
Il est temps que je me relire, madame.
LA REINE
Vous ne voulez pas être mon hôte en ce palais?
GARNIER
C'est déjà trop que Ton m y ait aperçu !
LA REINE
Pourquoi? Vous êtes le père de mon mari.
GARNIER
Père stupide, père qui n'a pas eu la force de garder jusqu'au bout sa ligne de conduite.
LA REINE
Je serais heureuse de vous avoir à Neresheim.
GARNIER
Il est beau, noble à vous, madame, de ne pas me rejeter, mais je suis un vieillard, mes idées sont de Tautre siècle.
LE PRINCE
Reste, père, ne me cause pas le tourment, à mesure que je m'élève, d'être de moins en moins ton fils.
GARNIER
Aie à souffrir, tôt ou lard, et tu verras si je ne l'aime plus.
LA REINE
Restez.
GARNIER, il ne veut pa» pleurer, pleure.
Non... non. (Et il sort très vile.)