‹ Deux patries: drame en cinq tableaux, dont un prologueChapitre 19 sur 45 · SCÈNE VIII LA REINE, LE PRINCE, GARNIER · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII LA REINE, LE PRINCE, GARNIER

LE PRINCE

Elle aurait dû ne pas refuser mon pauvre Charles. On ne trouve guère deux fois, établis en un cœur, Tamour et le dévouement.

LA REINE, avec un sourire.

Si VOUS saviez qui elle aime, de longue date! ou plutôt qui je la soupçonne d'aimer! Oh! l'extraordinaire imagination! Votre jeune ami a bien mal fait de perdre confiance.

GARMER

Il est temps que je me relire, madame.

LA REINE

Vous ne voulez pas être mon hôte en ce palais?

GARNIER

C'est déjà trop que Ton m y ait aperçu !

LA REINE

Pourquoi? Vous êtes le père de mon mari.

GARNIER

Père stupide, père qui n'a pas eu la force de garder jusqu'au bout sa ligne de conduite.

LA REINE

Je serais heureuse de vous avoir à Neresheim.

GARNIER

Il est beau, noble à vous, madame, de ne pas me rejeter, mais je suis un vieillard, mes idées sont de Tautre siècle.

LE PRINCE

Reste, père, ne me cause pas le tourment, à mesure que je m'élève, d'être de moins en moins ton fils.

GARNIER

Aie à souffrir, tôt ou lard, et tu verras si je ne l'aime plus.

LA REINE

Restez.

GARNIER, il ne veut pa» pleurer, pleure.

Non... non. (Et il sort très vile.)

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