DEUX PBRMISS[ONS DE D[X HEURES
PAMPELL'NE, montrant la tahle.
El ce teslival... devant lequel z’un caniche se léchorail les babouines.,. était pour elle el pour loi ?... '
BLAISEMANN.
Yal... yal...
PAMPELÜNE.
Et c’ie jupe que t’as passée... pour me supplanter,... dans le cœur de celle qui m’a juré amour... fidélité... constance !
BLAISEUANN.
Yal... yal... qu’est-ce que vous dites... elle vous affre juré fidélité... gonstance !...
PÂHPELCNE.
Non 1 c'est des allumettes !...
BLAISEMAN.V.
Ce être bas frai...
, PAMPELGNE, menaçant.
C/>roment.. méchant roquet!...
BLÂISEHANN.
Le bayse. .. il être fertueux gomme la Virginie. .. el je être son Baul!...
PAMPELDNE,
Ahi tu être son Paul... tiens? (illui enlève le ballon d’un solidr coup de pied). C’est y son Paul ça?...
BLAISEMANIf, naïvement.
Endrez !...
PAMPELÜNE , se retournant avec surprise. '
Il appelle André?.... alu non! il me goaille.... ah ! lu me goailles !.... lu me goaillesl... (Prenant prè‘s de la cheminée une gi-ande broche). Attends un peu... espèce de marche à pied !...
BLAISEMANN.
Juste ciel i qu’allez-vous faire ?
PAMPELÜNE.
Je vais t’embrocher comme un canard !
BLAISEHANN.
M'embrocher 1.... ll prend un tabouret qu’il lui jette dans les jambes.)
PAMPELÜNE.
Allons, défends ta peau , tiens , une, deux el trois... (ü
perce le tabouret, Blaisemann se défend, en sc sauvant avec un second tabouret.) Ah I lu vas me le payer, monsieur Aglaé i...
BLAISEMANN, (s’emparant d'une broche et d’un grand couvercle de marmite dont il sc fait un bouclier.
N'avance pas, grand brigand , ou je me sers de celte arme... à feu i...
PAMPELDIfE.
Ah I ah !.... il se fait une cuirasse avec le couvercle de la bassine aux confitures 1.... Alors que je suis-t’un Horace.... En avant les Horaces contre les Cuirasses, tiens I... tiens i...
(n le poursuit en tapant sur le bouclier.)
BLAISEMANN, en se défendant et croisant le fer contre celui de Pampelunc.
Au secours !... à la garde i... au feul...
PAMPELÜNE.
Une 1 deux.
BLAISEMANN.
Sapremann 1... (En parant, n fait tomber la broche de Pampelune.) PAMPELUNE.
Ah I le lâche il me désarme I (s’emparant d’une chaise) Mais alors que je lui casse une chaise ae dessus la tête l — (En ce
moment Blaisemann coiffe Pampelune du long et profond panier d’osier aux épluchures ; puis il s’enfuit et disparaît dans le charbonnier.)
PAMPELUNE
Ou’esl-ce qui me fourre sur la tête ?... mon bonnet à poil ?
(Il finit par se débarrasser du panier, mais une grosse carotte lui reste dans la bouche.
Ah ! tu crois que j'avalerai comme ça des carottes ! ousgu'il se cache le fouinard ?.. ah 1 dans la chambre du Chapotm...
(Il y rentre.) — Blaisemann se voyant seul , une minute , sort du charbonnier aves la figure toute noire..
PAMPELUNE , qui revient , aperçoit Blaisemann qui soulève le couverle du charbonnier.
Ah I le voilà le gueusard i...
BLAISEMANN, ahuri et suppliant, avec les mains toutes noires.
Oh 1 pitié ! pitié l juste ciel !....
PAMPELUNE , s’asseyant sur le couvercle du charbonnier que Blaisemann soulève pour sortir, et bondissant , à chaque instant, par soubresauts comiques.
VeilX-tU bien brigand !... (En ce moment, on entend très-distincement fruppov il k porte de k cuisine du fond.) Gbul I... lais-tui !... (Il s'éloigne du charbonnier.)
BLAISEMANiV, en sortant du charbonnier, à mi-voi.x.
Motus ! quelqu'un !...
VICTOIRE, du dehors.
Blaisemann 1... Blaisemannl... la clef n'est pas sur la porte, je vais rentrer par la boutique.
PAMPELÜNE.
Ça doit être la Célestine qui rentre... la perfide 1... Ah ! je te vas lui vider mon sac... elle peut y compter, par exemple!...
BLAISEMANN, qui écoute à k porte aveè anxiété .
Mais non! c'est monsieur et madame Ghapotin... cachonsnous... Ah I dans le grenier à la farine, (il gravit vivement les premières marches de l’échelle.
PAMPELDRE.
Eh bien I et moi.
BLAISEMANN.
Toi, prends le charbonnier...
PAMPELÜNE, l’enlevant de l’échelle, le déposant par terre, et montant dans le grenier à sa place.
Veux-tu bien y retourner, 'mauvais lignard 1...
BLAISEMANN.
Mais il y a peut-être place pour deux...
(Blaisemann le suit adroitement par derrière sur l’échelle, puis enferme vivement Pampelune dans le grenier à farine dont il retire la clef.)
BLAISEMANN.
Gric... crac... en cage, (ll descend vivement de l’échelle, et se met à danser au milieu du théâtre, en chantant un refrain de tyrolienne.)
PAMPELUNE, reparaissant par une petite ouverture ovale pratiquée dans la porte, et qui laisse seule le passage de sa tète.
Ohl la petite bête!...
BLAISEMANN, triomphant.
Ah 1 ah I.»a f
PAMPELUNE
Pourrais-tu me dire pourquoi que t'es une si petite bête que ça