‹ Deux Petits SignesChapitre 7 sur 15 · OT OT · texte numérisé non relu

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| renversement. On ne retourne en effet cuie HAUTE supé- rieure qu’ avec une difficulté relative.

Tout au contraire, le tarse inférieur, étroit, je mm. ) il maintient lui” aussi la paupière correspondante en contact. avec le globe, du moins n'oppose-t-il aucun obstacle à son retournement. Sa petite largeur lui permet, de bas-

‘cuter facilement, de rouler autour des ligaments palpébraux

-qui le. terminent à ses. deux extrémités. Pour amener le

renversement presque complet de cette paupière, il suffit de la tirer légèrement en bas, du bout du dougt posé sur

la peau, au niveau du sillon orbito- palpébral inférieur

Toute force extérieure, agiSsant simplement de haut en bas sur le cartilage tarse inférieur a donc pour effet de tendre au retournement de la paupière inférieure, pour conséquence: l’ectropion. RE

Les deux tarses se terminent du côté externe et du côté

interne par. les ligaments palpébraux. L’externe confondu avec le septum orbitale périphérique va prendre insertion

sur le côté externe de la base de l'orbite; l'interne s’unit au

tendon direct de l’orbiculaire pour prendre insertion, audevant du sac 1acrymal, sur la branche montante du maxil- Jaire. d

En arrière du septum orbitale se trouve d’abord: 1° [a couche des fibres lisses (muscles palpébraux supérieurs et inférieurs de Sappey qu'il nous suffira de signaier) et 20 ja couche muqueuse, dernier plan des paupières qui n'est autre que le feuillet palpébral des culs-de-sac conjonctivaux. Nous nous bornerons à rappeler que les papilles, dont le derme de cette conjonctive est hérissé, sont particulièrement nombreuses, qu'elles prolifèrent et s’hypertrophient facilement, notamment au cours des conjonctivites chroniques. HA Les paupières présentent une vascularisation très riche, mais qui reste sans rapports avec les phénomènes, objets de no:re étude. Rappelons que veines et artères sont cons-

tituées par des rameaux fribufaires, les uns de l'artère

et de la veine ophtalmiques, les autres des veines et artères transversale de la $ace et temporale superficielle.

Les Iymphatiques se rendent à deux groupes de ganghons comme l’a montré Fuchs, ceux de la partie externe des paupières vont vers le groupe pré-auriculaire, ceux de ja partie interne, après des anastomoses avec les lymphatiques de la face, se rendent aux ganglions sous-maxillaires du côté correspondant.

Les nerfs sensitifs destinés aux paupières émanent du. nasal externe, des frontaux externe e° interne, du lacrymal et du sous-crhitaire: ce sont, en somme, des filets terminaux du trijumeau. ù |

Après la constitution anatomique des paupières, la disposition des voies lacrymales est une des notions à avoir présentes à l'esprit pour expliquer l’enchaînement des processus patholcgiques aboutissant au renversement de la paupière inférieure. &

L'appareil de sécrétion des larmes est constitué presque uniquement par la glande lacrymale. Elle est située à la partie supéro-externe antérieure du rebord orbitaire. Elle comprend deux parties: l’une profonde ou glande orbitaire, dite portion principale, et l'autre plus superficielle, accessoire où palpébrale.

Les canaux excréteurs de la glande orbitaire, tantôt fusicnnés, tantôt mdépendants au nombre de huit à dix, traversent la glande palpébrale et viennent s'ouvrir à la partie supéro-externe du cul-de-sac conjonctival supérieur. On ne peut pas enlever la glande palpébrale sans détruire en même temps ces canaux. C'est une raison pour expliquer comment l’extirpation de la glande accessoire à un résultat plus marqué sur la diminution de la sécrétion. lacrymale que l’ablation de la partie glandulaire prineipale.

Dans les conditions normales, les larmes après avoir humecté la cornée et la conjonctive s'amassent dans l'augle interne de l'œil, auquel on a donné le nom de lac lacrymal. De là elles passent par deux petits orifices appelés

points lacrymaux, par les conduits lacrymaux, dans le

sac. lacrymal et de là par le canal nasal dans le méat inférieur. SE

Les points lacrymaux sont deux petits pertuis placés au sommet des tubercules lacrymaux, sur le bord libre des paupières. Ils sont très petits ef, à cause d'un tissu conjonctif dur et serré qui les entoure, souvent difficiles à dilater. Le supérieur regarde en bas et un peu ea arrière, l'inférieur en haut et un peu en arrière également de sorte qu'il faut légèrement faire basculer le bord libre en avant pour les explorer à l'état normal. Dans cette disposition, leur orifice plonge constamment dans le jac lacrymal. On se souvient que le muscle de Horner inséré en arrière d'eux et sur linguis, par sa fonicité maintient cette situation.

Le reste des voies lacrymales est lcin d'avoir pour notre sujet l'importance primordiale de la disposition des points lacrymaux. Les deux conduits lacrymaux supérieur et inférieur, contenu dans l'épaisseur des paupières présentent une portion verticale d'environ 2 millimètres, une portion horizcntale de 5 à 7 millimètres; ils fusionnent souvent avant leur entrée dans le sac lacrymal.

Le sac lacrymal, réservoir membraneux, est situé entre les deux portions du tendon de l’orbiculaire, dans l'épaisseur des paupières dans sa plus grande part et.-dans la gouitière lacrymale pour sa partie inférieure.

Le canal nasal prolcnge sans ligne de démarcaiion le sac lacrymal, il chemine dans l'épaisseur de la paroi externe des fosses nasales pour veair s'ouvrir à la partie supérieure du méat inférieur.

En rappelant la structure des paupières, nous n'avons pas, en décrivant les plans superficiels, donné de limite par en bas à la région palpébrale. Elle se continue en eifet, sans aucune ligne de démarcalion avec celle des régions avoisinantes, notamment avec celle de la région génienne. La peau de la région génienne présente cette particularité de donner attache à des faisceaux musculaires peauciers,

les muscles de la face, qui, par leur tonicité, donnent d'expression à la physionomie. On voit lors de la paralysie fa-

® . v 4 L ce £ , ES ciale, tout le groupe musculaire d'un côté frappé d'atonicité, Il est bien connu que les plis de la peau disparaissent du côté Jésé, tandis que les muscles sains du côté opposé en-

trinent vers eux la commissure des lèvres 5 le sillon naso- .

labial.

Ces muscles peauciers jouent donc un rôie d'armalurevis-à-vis dela peau de cette région. Ils sont de plus fréquemment reliés avec l’orbiculaire des paupières.

Les plus importants sont à ce point de vue les deux

zygomatiques. [Is unissent en quelque sorte l’orbiculaire des lèvres à l’orbiculaire des paupières.

L’orbiculaire des lèvres, si nous acceptons la description de Winslow, se distingue en deux parties: le demi-orbiculaire supérieur et le demi-orbiculaire inférieur. L'un et l’autre sont deux muscles aplatis, chamus, à longues fibres. disposées en arc. Toutes prennent leur insertion sur la peau. à sa face profonde, dans la région des commissures. C'est également dans cette région que sinsère le grand Zygomatique, muscle rubanné étendu obliquement de la pommette à Za commissure des lèvres.

L'insertign du grand zygomatique sur l'os malaire a lieu à la face externe de cet os. Rappelons- nous que l’orbiculaire des paupières dépasse laxgement +Sur ses faisceaux périphériques ie rebord orbitaire; une partie de ce muscle sera denc en rapport, à la face externe de los malaire, avec les insertions du grand zygomatique. Ce rapport de contiguité est fréquemment renforcé par des échanges plus ou moins étendus de fibres musculaires, sur lesquelles Malicaster a aittiré depuis longtemps lattention. Quelques faisceaux du muscle orbiculaire naisseut de la face externe ou du bord supérieur de l'os ma: laire, certains faisceaux du zygomatique proviennent directement de l'orbiculaire des paupières. Le grand zygomalique constitue pour une certaine part, une sorte de travée

musculaire unissant ces deux orbiculaires; celui des lèvres.

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