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ISSCAUX.
Caux
Font retentir les bois de leurs plaintes funébres,
Un rapide canot glisse dans les ténèbres :
Les avirons légers dans l'eau plongent sans bruit
Le chef des Indiens lui-même le conduit.
‘n silence bientot il accoste un navire,
Cinq sauvages guerriers dont le cœur ne respire
Que le meurtre secret, le Carnage et le sang,
Montent sur le vaisseau précédés par un Blanc,
—* Ici," dit ce dernier d'une voix basse et morne,
Et tenant à la main leur casse-tôte enorme.
Les cinq guerriers, muets, avancent un pau un.
Du clapotis des eaux le murmure importun
Fait passer par moment un frisson dans leur ame.
Sur la barque tout dort ; et leurs Yeux pleins de flamme
Cherchent dans la noirceur les marins endormis.
—"" Lei,” reprend le guide, # ici, guerriers amis.” Puis ouvrant une porte, au fond de la cabine Qu'une clarté douteuse en tremblant illumine, Iles fait avancer avec précaution.
Les sauvages, pourtant, pleins d'indignation. Out trop tardé déjà de consommer leurs crimes : Ils demandent au guide où dorment les victimes : — Les voilà!" repond-ilen élevant la voix.
Et cinq haches sur lui se lévent à la fois :
—"{ Tu mourras le premier pour prix de tes outrage:. Hurlent dans leur courroux les farouches sauvages, + Tu nous livres aux tiens! ah traitre, tu mourras !? En effet sur le pont ils entendaient des pus.
Mais ils n'ont point le temps de massacrer leur guide.
Au milieu d'eux s'élance une foule intrépide :
Cartier est le premier ! Sa voix et ses regards Remplissent de terreur les assassins hagards,
Ils n'osent se défendre, Alors on les enchaine.
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