‹ Deux siècles à l'Opéra (1669-1868): Chronique anecdotique, artistiqueChapitre 21 sur 129 · MADEMOISELLE PETITPAS · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE PETITPAS

classa l'emploi de cantatrice légère ; on écrivit pour elle des airs dits k roulades.

Cette artiste était très-inflammable : un soir, chargée de remplacer mademoiselle Ije Maure dans le rôle de Délie des Fêtes grecques et romaines^ elle se trouva en présence de Jéliotte jouant TibuUe.

Lo contact de ces deux chanteurs fut une explosion. Oubliant tout, le public, l'auteur et le^ personnages qu'il* représentaient, ils q& substituèrent à ces derniers, jouèrent,. Be déclarèrent leur amour pour leur compte parti-: culier, et, quand la minute du baiser que eomporte le dénoûment de Topera fut arrivé, la salle entière applaudit frénétiquement à son ardente longueur.

Mademoiselle Petitpas était ouvertement protégée par: le ministre des finances ; sa fortune était considérable. Elle mourut à trente-troiâ ans, au moment de sa plus» grande vogue, comme femme et comme artiste» daast l'hôtel de Bonnier de La Mosson, trésorier général des États du Languedoc» excommunié par l-évêque de Mont* pelUer pour avoir conduit la chanteuse dans le domaine' de sa juridiction -eeclésiastique. ;

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